Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La RDC fête son indépendance mais toujours pas de calendrier pour les élections

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat à l'aéroport d'Istanbul : 41 victimes, la Turquie pointe du doigt le groupe EI

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La sixième extinction : comment sauver les espèces ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Salia Sanou chorégraphie son désir d'horizons

En savoir plus

TECH 24

Viva Tech : Paris se rêve en capitale de l'innovation

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La Camargue dans le sillage de ses gardiens

En savoir plus

FOCUS

À Taïwan, la démocratie se conjugue au féminin

En savoir plus

MODE

Les collections masculines 2017 tentent d’égayer un monde traumatisé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Boris Johnson "exécuté par le Brexit"

En savoir plus

Sports

Une Star Ac' du ballon rond bientôt sur les écrans en Afrique ?

Texte par Emmanuel VERSACE

Dernière modification : 05/02/2011

Une émission de téléréalité sur le football s’apprête à prendre d’assaut l'Afrique. Le but du jeu pour les participants : décrocher une place dans un centre de formation européen. Certains doutent des réelles intentions des concepteurs.

Un jeu de téléréalité dont le thème est le football débarque en Afrique en version XXL. Quarante-quatre joueurs de football, âgés de 16 à 18 ans, issus de dix pays africains ont 12 semaines pour faire partie de l’équipe gagnante. Les onze heureux élus, à l'issue de l'émission, auront droit à un stage de formation dans des clubs français (l’Olympique de Marseille, l’Olympique lyonnais et du FC Sochaux) assorti d’un chèque de 10 000 euros.

A l’instar des émissions de téléréalité classiques du type Star Academy (ou Fame Academy, pour sa version anglophone), African Football Dream Team (AFDT) filmera les participants en 24h/24h et 7 jours sur 7. Et chaque semaine lors d’une émission diffusée en prime time dans 22 pays et sur les chaînes de la diaspora africaine, un jury formé de stars du ballon rond désignera les malheureux perdants qui quitteront le complexe sportif de Malabo en Guinée-Equatoriale où est tournée l'émission.

Si le projet doit encore recevoir l’aval de la Confédération africaine de football (CAF), les fédérations de football des pays représentés y ont déjà pris part. "Seuls les licenciés pourront y participer. Heureusement ! Car si en Guinée-Equatoriale nous n'avons reçu que 400 demandes, au Cameroun, c’est dix fois plus. Et c’est la même chose en Côte d’Ivoire et au Sénégal," se réjouit la productrice en charge du projet, Mathilde Lafarge de la maison de production Onyx Consulting.

Didier Drogba (Chelsea/ Côte d'ivoire), parrain de l'AFDT



"Le résultat du désengagement des fédérations africaines"

Le projet s’annonce pharaonique mais on n'en connaît pas encore les hypothétiques retombées économiques. "Impossible de parler chiffres," coupe Mathilde Lafarge avant de préciser que les participants seront rémunérés à hauteur de 25 000 CFA (environ 30 euros, NDLR) par semaine et de promettre une exposition médiatique exceptionnelle aux joueurs. "Après, ce sera à eux de forcer leur destin."

Au-delà des strasses et des paillettes du petit écran, Maryse Éwanjé-Épée, auteur de "Négriers du foot" (éditions du Rocher) reproche aux concepteurs de l’émission d’utiliser pour leur compte l’incrédulité des jeunes. "Une fois de plus, on abuse de l’hypermarchandisation du football. En pipolisant ce sport, on est en train de perdre les valeurs du foot," s’inquiète-t-elle. "Si ce programme existe, c’est seulement parce qu’il y a un désengagement total des fédérations africaines à former correctement leurs jeunes." Pour l’écrivaine, il ne fait aucun doute qu'AFDT récoltera un franc succès dans "des pays où le foot est une religion", mais elle émet des réserves quant au but réel de cette émission. "Je doute sérieusement que ce programme soit fait pour aider les jeunes Africains. Le danger c’est qu’ils y croient vraiment et qu’ils en sortent déçus."

Première publication : 04/02/2011

  • PRÉSIDENTIELLE IVOIRIENNE

    Les Éléphants au service de la démocratie

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)