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Moyen-orient

Le pouvoir et l'opposition parviennent à un premier consensus

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/02/2011

Les participants au dialogue entre le régime égyptien et l'opposition, dont les Frères musulmans de Mohammed Badie (photo), ont décidé de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution d'ici la première semaine de mars.

AFP - Les participants au dialogue entre le régime égyptien et l'opposition, dont les Frères musulmans, ont convenu dimanche de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution d'ici la première semaine de mars, selon le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi.

Il y a eu "consensus" sur "la formation d'un comité qui comptera le pouvoir judiciaire et un certain nombre de personnalités politiques, pour étudier et proposer des amendements constitutionnels et les amendements législatifs requis (...) avant la première semaine de mars", a annoncé M. Radi.

LES FRèRES MUSULMANS, AUX PREMIèRES LOGES SUR LES BARRICADES

Les Frères musulmans ont pris part à ces discussions, de même que certains des groupes ayant participé aux manifestations depuis le 25 janvier pour obtenir le départ du président Hosni Moubarak.

C'est la première fois en un demi-siècle que le pouvoir et les Frères musulmans, officiellement interdits, discutent publiquement.

D'après M. Radi, les participants à la séance de dimanche se sont mis d'accord sur "une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution".

Leur communiqué, lu par M. Radi, propose l'ouverture d'un bureau destiné à recevoir les plaintes concernant les prisonniers politiques, la levée des restrictions imposées aux médias et le rejet de "toute ingérence étrangère dans les affaires égyptiennes".

Le texte appelle aussi à la levée de l'état d'urgence, "selon la situation sécuritaire".

Ces discussions interviennent après des concessions du gouvernement visant à apaiser les manifestants. Mais plusieurs des groupes impliqués dans le mouvement de contestation ont refusé de participer au dialogue tant que le président Moubarak n'aurait pas démissionné.

Le chef de l'Etat a annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandant lors de la présidentielle prévue en septembre, mais ne semble pas avoir l'intention de démissionner.
 


 

Première publication : 06/02/2011

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