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FRANCE

François Fillon juge "excessive" la fronde des magistrats

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/02/2011

Le Premier ministre est venu confirmer la position du président de la République qui avait critiqué "dysfonctionnements" dans l'affaire Laetitia. La colère des magistrats provoquée par ces propos est "excessive", estime-t-il.

AFP - Le Premier ministre François Fillon a qualifié de "réaction excessive" le mouvement de protestation des magistrats à la suite des propos de Nicolas Sarkozy sur l'affaire du meurtre de Laetitia, et les a appelés "à la responsabilité", lundi après une réunion à Matignon.

"Les magistrats de l'ensemble du pays (...) ont décidé un mouvement de protestation de plusieurs jours conduisant à la suspension du cours de la justice au-delà des urgences. Leur réaction est excessive. Je crains qu'elle ne puisse pas être comprise des Français", a déclaré le Premier ministre.

Il s'exprimait à Matignon après s'être entretenu pendant une heure avec les ministres de la Justice, Michel Mercier, et de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

"Les Français nous observent avec espérance mais aussi avec inquiétude et anxiété parce que la violence les traumatise. Ils ne peuvent pas comprendre et ils ne peuvent pas accepter de voir leurs institutions se diviser", a-t-il dit.

Revenant sur le "crime atroce" de Pornic (Loire-Atlantique), le chef du gouvernement a rappelé que "le principal suspect (...) était connu de la justice et des forces de l'ordre. Il avait passé de longues années en détention et, à sa sortie, il était prévu qu'il soit suivi par un service de probation".

"Il ne l'a pas été, c'est un dysfonctionnement", a-t-il proclamé.

Jeudi dernier, le président de la République avait affirmé que des "dysfonctionnements graves" des services de police et de justice avaient permis la remise en liberté sans suivi de Tony Meilhon, principal suspect du meurtre de Laetitia Perrais à Pornic, promettant des sanctions.

Ces propos ont suscité un tollé immédiat chez les magistrats.

Des reports d'audience ont été décidés dans une quinzaine de tribunaux, avant une mobilisation nationale jeudi. Des centaines de magistrats se sont rassemblés en outre lundi dans toute la France pour exprimer leur colère.

François Fillon a défendu les prises de position du chef de l'Etat.

"Ce crime a bouleversé les Français et je veux dire qu'il était du devoir du président de s'en faire l'écho avec coeur", a souligné le Premier ministre.

 

Première publication : 07/02/2011

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