07 février 2011 - 11H04  

Une TVA sociale, piste parmi "d'autres" pour Laurence Parisot
La présidente du Medef Laurence Parisot a déclaré lundi sur France Inter que la création d'une "TVA sociale" était une option qui n'avait "pas forcément" sa préférence, car ce serait "une augmentation de la TVA", plaidant plutôt pour des réformes de gestion de la protection sociale.
La présidente du Medef Laurence Parisot a déclaré lundi sur France Inter que la création d'une "TVA sociale" était une option qui n'avait "pas forcément" sa préférence, car ce serait "une augmentation de la TVA", plaidant plutôt pour des réformes de gestion de la protection sociale.

AFP - La présidente du Medef Laurence Parisot a déclaré lundi sur France Inter que la création d'une "TVA sociale" était une option qui n'avait "pas forcément" sa préférence, car ce serait "une augmentation de la TVA", plaidant plutôt pour des réformes de gestion de la protection sociale.

"La TVA sociale est une piste de réflexion, ce n'est pas forcément celle que nous (le Medef, ndlr) préconisons d'emblée", a affirmé Mme Parisot, en faisant valoir que l'instauration d'une telle mesure "serait une augmentation de la TVA".

Selon la dirigeante patronale, on peut "réfléchir sur cette piste-là, mais il y en a d'autres".

Elle a estimé que ce débat "renvoie à une question que nous, Medef, souhaitons voir au coeur de l'élection présidentielle: le financement de la protection sociale".

Pour Mme Parisot, "des réformes de structures, de certaines branches de la sécurité sociale, de leurs modes de gestion par exemple, pourraient aider aussi à résoudre ce problème" de financement.

Elle s'est prononcée pour "une optimisation de gestion (de) notre système de protection sociale". S'agissant par exemple des hôpitaux, elle a préconisé "des partenariats public-privé", jugeant que dans les cliniques privées, "un certain nombre de dépenses sont bien mieux gérées". Selon elle, "on gagnerait considérablement" à instaurer de tels partenariats.

Mme Parisot a jugé que "les salaires ont été beaucoup amputés ces dernières années par une augmentation des cotisations sociales" pour financer la protection sociale.

Selon elle, cela explique en partie la faible progression (+ 0,3%) des salaires l'an dernier.

Interrogée sur ce chiffre, la présidente du Medef a laissé entendre qu'il ne fallait pas "raisonner uniquement" sur l'année écoulée car la dernière période a été marquée par "des moments de forte progression et des moments de grand ralentissement".

"Mais il est tout à fait vrai que la progression du pouvoir d'achat des Français est assez faible" et qu'il y a "une stagnation du pouvoir d'achat dans certaines catégories", a-t-elle admis.

La cause principale, a estimé Mme Parisot, est que "la croissance est beaucoup trop faible depuis un très grand nombre d'années" car "nous manquons d'une politique économique suffisamment forte pour stimuler le développement de nos entreprises".

La responsable patronale s'est déclarée plutôt hostile à l'idée d'un salaire maximum, notamment pour les chefs d'entreprise, défendue entre autres par le PS, se demandant, dans cette hypothèse, "combien de temps les plus grands talents français resteront dans notre pays".

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