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Afrique

L'ex-président libérien Charles Taylor boycotte son procès

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/02/2011

Alors que le procès de l'ex-président libérien Charles Taylor est entré dans sa dernière phase ce mardi, l'accusé, qui comparaît notamment pour crimes contre l'Humanité en Sierra Leone, a décidé de boycotter le réquisitoire de l'accusation.

AFP - La procureur Brenda Hollis a dénoncé mardi la "cupidité" de Charles Taylor, responsable, selon elle, d'"atrocités" alors que l'ex-ancien président du Liberia a décidé à la mi-journée de ne plus assister au réquisitoire devant le TSSL, près de La Haye.

"Toutes ces atrocités pour assouvir la cupidité et la soif de pouvoir de Charles Taylor", a regretté la procureur, en détaillant les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité dont Charles Taylor répond devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone à Leidschendam.

"le procureur a appelé 94 témoins"

La procureur avait entamé son réquisitoire en l'absence de l'avocat de la défense, Courtenay Griffiths. Celui-ci avait quitté la salle d'audience pour protester contre le refus des juges d'accepter le document final reprenant les arguments de la défense, déposé avec vingt jours de retard.

Après une pause à la mi-journée, l'accusé n'est pas revenu dans le box. "Il a dit qu'il était très affecté et avait besoin de repos", a expliqué une responsable du tribunal, Claire Carlton-Hanciles. La présidente a décidé de poursuivre l'audience malgré l'absence de M. Taylor.

L'ancien président du Liberia, âgé de 62 ans, est accusé d'avoir fourni armes et munitions en échange de diamants aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) durant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2001), qui avait fait 120.000 morts.

"Charles Taylor porte la plus grande responsabilité dans les crimes horribles commis contre la population de Sierra Leone à travers la campagne de terreur dont elle a été la cible", a affirmé la procureur.

"Il a dirigé, instauré, alimenté et soutenu la campagne de terreur", a soutenu Mme Hollis, "pour contrôler de force la population et le territoire de Sierra Leone (...) et pour piller les ressources, en particulier les diamants".

Charles Taylor, un "manipulateur charismatique, intelligent", selon l'accusation, avait assisté seul, mardi matin, à la première partie du réquisitoire.

Son avocat Courtenay Griffiths a annoncé qu'il ne prononcerait pas sa plaidoirie tant que l'appel qu'il a interjeté contre la décision des juges de rejeter son document final n'aurait pas été examiné.

"Nous ne pensons pas qu'il soit approprié pour nous de participer" au réquisitoire, a-t-il dit aux juges : "il est de notre devoir de nous retirer".

La présidente a ordonné la poursuite de l'audience, soulignant que le procès avait déjà enregistré "beaucoup trop de retards".

Le procès de Charles Taylor, premier chef d'Etat africain poursuivi par la justice internationale, s'était ouvert en janvier 2008 aux Pays-Bas, où il a été délocalisé pour des raisons de sécurité. Le jugement est attendu mi-2011.

L'ancien président du Liberia aurait offert plusieurs diamants du RUF au mannequin britannique Naomi Campbell après un dîner en Afrique du Sud organisé en 1997 par Nelson Mandela, selon l'ancien agent du top model.

Charles Taylor nie avoir reçu des diamants du RUF et plaide non coupable de onze chefs d'accusation --pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre--, notamment meurtres, viols et enrôlement d'enfants soldats.

Première publication : 08/02/2011

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