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AFP - Jean-Christophe Rufin, écrivain et ex-ambassadeur de France à Dakar, a confirmé jeudi son intérêt pour la direction de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), jugeant le climat "vraiment délétère" au sein de la direction de l'AEF qui comprend notamment France 24.
"Ca m'intéresse, car c'est un sujet passionnant", a-t-il expliqué sur France Inter tout en refusant de se déclarer officiellement candidat car "pour l'instant, il y a une direction qui existe, même si elle est dans un état difficile".
"A tous ceux qui m'ont parlé de cette éventualité (de prendre la tête de l'AEF, NDLR), je réponds: +Réglez d'abord le problème des gens en place, puis après on verra+", a-t-il poursuivi, insistant: "Il y a très sincèrement un vrai problème de gouvernance (...) Quand ils seront partis, il y a aura un vide, et à ce moment-là, il y aura des candidats".
Pour Jean-Christophe Rufin le climat entre le patron Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, directrice générale déléguée, est "vraiment délétère". "Il faut qu'il y ait une solution rapide. L'outil est magnifique (...). En ce moment, il y a une paralysie au sommet, ça ne peut plus durer".
L'AEF coiffe France 24, RFI et la part française de TV5 Monde. Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent sont en conflit ouvert depuis plusieurs mois. France 24 est de surcroît affaiblie par une affaire d'espionnage interne tandis qu'une bonne partie des salariés de RFI sont violemment opposés à un projet de fusion avec France 24.
"Je ne crois pas avoir véritablement la faveur des politiques. Ils vont sans doute préférer des gens plus dociles (...) Je ne pense pas que ma candidature sera forcément très consensuelle", a estimé Jean-Christophe Rufin, expliquant qu'il y avait "une bagarre extraordinaire" entre toutes les chaînes d'informations internationales dans laquelle "la France a des atouts".






