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Amériques

La justice mexicaine rejette le recours en cassation de Florence Cassez

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/02/2011

Le pourvoi en cassation déposé par Florence Cassez, détenue depuis cinq ans au Mexique, a été rejeté par les trois magistrats chargés de son dossier. Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement, la Française a toujours clamé son innocence.

AFP - Un tribunal mexicain composé de trois magistrats a rejeté jeudi le recours en cassation de Florence Cassez, la Française condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour enlèvements et incarcérée depuis plus de cinq ans.

"La justice de l'Union ne remet pas en cause la sentence définitive du tribunal d'appel contre Florence Cassez", aujourd'hui âgée de 36 ans, selon le jugement rendu public devant la quarantaine de journalistes présents.

Les trois magistrats de la Cour de cassation ont pris leur décision après moins de deux heures de réunion.

La Française, qui a toujours clamé son innocence, n'a plus de recours devant la justice mexicaine, mais elle peut encore saisir des organismes internationaux, a indiqué le second conseiller de l'ambassade de France à Mexico, Florian Blazy.

"Nous devons faire réviser ce jugement. Il existe d'autres recours internationaux", a dit le diplomate français. Les hypothèses envisagées par l'ambassade dès avant le jugement étaient celles de la Cour interaméricaine des Droits de l'Homme ou la Cour internationale de Justice de la Haye.

"Je ne sais pas comment est Florence, mais je peux l'imaginer", a commenté M. Blazy.

Florence Cassez, arrêtée en décembre 2005 au cours d'un simulacre d'interpellation organisé pour la télévision, avait été condamnée à 96 ans de prison en première instance, une peine ramenée en appel à 60 ans de prison en mars 2009.

L'arrestation de Florence Cassez, en compagnie de son ex-compagnon Israel Vallarta, avait fait l'objet d'une retransmission télévisée présentée à l'aube du 9 décembre 2005 comme un reportage en direct dans un "rancho", une maison de campagne aux abords de Mexico.

La Française avait clamé avoir été arrêtée la veille et mise au secret en attendant l'aube. La police avait ensuite reconnu avoir procédé à une "reconstitution".

Pour les défenseurs de la jeune femme, le recours en cassation ("amparo") déposé en août 2010 visait à démontrer que toute l'accusation "repose sur du sable", sur "des preuves falsifiées", selon les termes de l'avocat français de Florence Cassez, Frank Berton.

Au commencement de l'affaire, l'opinion mexicaine s'était unanimement montrée hostile à Florence Cassez et le verdict médiatique était sans appel contre la "Française diabolique".

Mais, en cinq ans, l'activité des avocats et des enquêtes de presse approfondies, notamment de la part de journalistes français sur place, sur un dossier de plus de 10.000 pages, avaient semé le doute dans des cercles de plus en plus larges au Mexique.

En novembre 2010, la Française avait reçu deux soutiens notables : celui de l'Eglise catholique du Mexique et celui d'un ex-Procureur général fédéral, l'équivalent du ministre de la Justice, qui ont affirmé croire en son innocence.

L'Eglise avait conclu à une "violation absolue" des droits de Florence Cassez et à son "absolue innocence".

L'ancien ministre Ignacio Morales Lechuga a estimé pour sa part que la procédure "n'a pas respecté les règles du droit pénal mexicain, a violé les droits de la condamnée" et "a abouti à laisser en liberté les coupables véritables du crime".

L'affaire Cassez est également devenue une pomme de discorde diplomatique entre la France et le Mexique, en particulier depuis la visite de Nicolas Sarkozy au Mexique en mars 2009.

Trois mois après, en juin 2009, le président mexicain Felipe Calderon avait personnellement exclu, dans une allocution radio-télévisée, la solution préconisée par le président français d'un transfert de Florence Cassez en France.

Cette décision de la Cour de cassation mexicaine intervient alors que vient d'être lancée officiellement, il y a quelques jours, l'année du Mexique en France.

Première publication : 10/02/2011

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