12 février 2011 - 17H16  

2012: le rassemblement de la gauche indispensable à la victoire, selon Delanoë
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé samedi que le rassemblement de la gauche était la "condition sine qua non de la victoire" en 2012, sans évoquer la question de sa propre candidature aux primaires.
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé samedi que le rassemblement de la gauche était la "condition sine qua non de la victoire" en 2012, sans évoquer la question de sa propre candidature aux primaires.

AFP - Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé samedi que le rassemblement de la gauche était la "condition sine qua non de la victoire" en 2012, sans évoquer la question de sa propre candidature aux primaires.

Après avoir réuni ses amis dans un amphithéâtre de l'université Paris 5, M. Delanoë a affirmé à la presse: "Si nous ne faisons pas tout ce qui dépend de nous pour gagner (2012), nous serons coupables".

Lui-même a assuré n'avoir "pas besoin de perspective de poste". "J'ai de l'ambition et j'ai envie d'apporter tout ce que je peux pour que les Français aient plus de confiance en eux, qu'ils sentent que leur pays se redresse", a-t-il dit.

M. Delanoë, l'une des personnalités préférées des Français, n'a pas répondu à un militant, qui sous les applaudissements lui a demandé: "Bertrand veux-tu être notre candidat à la présidence de la République?".

Devant une salle quasi pleine, au coté notamment d'Elisabeth Guigou, Harlem Désir ou Anne Hidalgo, M. Delanoë a affirmé: "l'esprit de rassemblement sera un enjeu très important". Il a aussi pointé le "danger de l'individualisme (...) chez certaines personnalités, mais aussi chez certains partis de gauche".

"La gauche est historiquement divisée, a-t-il dit, rappelant que François Mitterrand "a mis quelques décennies à la rassembler", "parfois avec abnégation", face à des "partenaires qui insultaient" le PS.

Le rassemblement de la gauche, n'est "pas quelque chose pour faire joli", mais "la condition sine qua non de la victoire", un "devoir politique et moral".

"Je voudrais voir tous les leaders de la gauche dire : oui nous avons des différences (...) mais nous le disons aux Français (...) nous avons décidé de relever les manches ensemble, nous prenons tous ensemble nos responsabilités pour gouverner ensemble", a-t-il lancé, très applaudi.

"Si certains pensent que l'élection de 2012 va se gagner sur le meilleur programme marketing, (la gauche) est déjà perdue", a-t-il encore dit.

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