Dernière modification : 15/02/2011 

- France - Grèves - Justice


Les magistrats appellent à reprendre les audiences

Les magistrats appellent à reprendre les audiences

Les magistrats reprennent les audiences après qu'un rapport d'inspection les a blanchis dans l'affaire du meurtrier présumé de Laetitia. Ils étaient en grève à la suite de déclarations controversées de Nicolas Sarkozy à leur encontre.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Les syndicats de magistrats ont appelé lundi soir à reprendre normalement les audiences, après la publication de rapports d'inspection ayant révélé des "carences" dans le suivi pénitentiaire du meurtrier présumé de Laetitia Perrais, mais pas de faute des juges.

"Les magistrats sont blanchis (...) Nous appelons à ne pas continuer à renvoyer les audiences non urgentes", a déclaré à l'AFP Virginie Duval, secrétaire générale de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

"Nous allons proposer aux collègues de terminer les renvois d'audiences, par souci du justiciable", a indiqué de son côté Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), après une réunion de l'intersyndicale des professionnels de la justice.

"Mais le mouvement continue sous d'autres formes", a-t-elle ajouté, les deux syndicats affirmant leur "solidarité" avec les services pénitentiaires mis en cause par les enquêtes internes. Il s'agira notamment de "faire remonter à la Chancellerie" toute information sur "l'état de délabrement de la justice", a ajouté la présidente du SM.

Des renvois d'audiences non urgentes avaient été décidés il y a une semaine dans la plupart des tribunaux français pour protester contre la mise en cause dans l'affaire Laetitia des services de police et de justice par Nicolas Sarkozy.

Le président avait promis que les "fautes" et "dysfonctionnements" ayant permis la remise en liberté sans suivi du meurtrier présumé de la jeune fille, Tony Meilhon, un délinquant multirécidiviste, seraient "sanctionnés".

Les juges avaient été choqués d'être mis d'emblée en accusation, alors qu'ils déplorent depuis des années un manque de moyens qui les empêche de mener à bien leurs missions.

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a reçu lundi après-midi pendant trois heures les syndicats de magistrats et des services pénitentiaires, pour leur communiquer les résultats des enquêtes administratives.

Il a ensuite lu une déclaration constatant que Tony Meilhon "n'avait pas été suivi après sa libération", bien que son dossier ait été transmis au Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP).

Le ministre a évoqué des "carences manifestes au niveau de l'organisation des services et dans la circulation de l'information entre les différents acteurs", "des choix inadaptés sur l'affectation des moyens", des "charges de travail lourdes"...

Les inspecteurs ont aussi souligné que les conclusions d'un audit mené sur le SPIP de Nantes transmises en septembre dernier à la direction interrégionale des services pénitentiaires n'avaient pas été prises en compte.

Concernant "les suites à donner sur le plan d'éventuelles sanctions", M. Mercier a dit qu'il prendrait ses "responsabilités" et ferait part "dans les prochaines heures de (ses) conclusions".

La CGT-pénitentiaire a néanmoins exprimé le soulagement des travailleurs sociaux du service d'insertion et de probation (SPIP) de Loire-Atlantique, qui s'estiment blanchis eux aussi, à leur échelon, tout en jugeant possibles des sanctions dans "l'encadrement intermédiaire".

Deux autres inspections, menées dans la police et la gendarmerie, ont été menées. Selon une source policière, l'IGPN ("police des polices") n'a relevé ni "dysfonctionnement" ni "faute grave" des policiers.

Tony Meilhon a quant à lui été brièvement hospitalisé après avoir ingéré des produits d'entretien, un geste qualifié de "nouvelle provocation" par les proches de Laetitia Perrais.

Commentaires (2)

les magistrats au travail et les justiciable combattent.

Nos concitoyens ne supportent plus, les victimes bafouées et oubliées dans leurs droits par la Justice Française. Il en va de la sauvegarde de notre justice et de la République qui s’en trouve gravement en danger.
Nous avons été emmenés par la confiance envers nos Avocats, à entériner une série de décisions, tant sur le plan des conseils qui nous ont été donnés dans le cadre de la gestion de nos entreprises, que dans la vente de celle-ci et en ce qui concerne, ensuite, notre défense, qui se sont révélées par la suite sous-tendues par la forfaiture et la malversation commise à notre encontre. Nos défenseurs et des Magistrats qui régulièrement depuis des années, dans le cadre de nos 3 affaires, par les manquements à leurs obligations professionnelles, les entraves, les manques d’impartialité, les dénis de justice, utilisent des manœuvres frauduleuses, à l’évidence sciemment organisées, pour couvrir les graves fautes professionnelles, relevant du pénal et du civil, commises par un cabinet d’avocats et qui ont pour conséquences de conduire criminellement 3 victimes, à la ruine et/ou quasi ruine. 16 années de combat, la justice passera de gré ou de force, ici. Une réforme profonde et urgente de la Justice s’impose, avant que tout ne bascule dans l’irréparable.

les magistrats reprennent les audiences

Nos concitoyens ne supportent plus, les victimes bafouées et oubliées dans leurs droits par la Justice Française. Il en va de la sauvegarde de notre justice et de la République qui s’en trouve gravement en danger.
Nous avons été emmenés par la confiance envers nos Avocats, à entériner une série de décisions, tant sur le plan des conseils qui nous ont été donnés dans le cadre de la gestion de nos entreprises, que dans la vente de celle-ci et en ce qui concerne, ensuite, notre défense, qui se sont révélées par la suite sous-tendues par la forfaiture et la malversation commise à notre encontre. Nos défenseurs et des Magistrats qui régulièrement depuis des années, dans le cadre de nos 3 affaires, par les manquements à leurs obligations professionnelles, les entraves, les manques d’impartialité, les dénis de justice, utilisent des manœuvres frauduleuses, à l’évidence sciemment organisées, pour couvrir les graves fautes professionnelles, relevant du pénal et du civil, commises par un cabinet d’avocats et qui ont pour conséquences de conduire criminellement 3 victimes, à la ruine et/ou quasi ruine. Une réforme profonde et urgente de la Justice s’impose, avant que tout ne bascule dans l’irréparable.

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