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L'Année du Mexique, victime collatérale de l'affaire Cassez
Au lendemain d'une nouvelle demande de transfèrement en France de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique, les autorités mexicaines ont annoncé leur retrait de l'organisation de l'Année du Mexique en France.
L’affaire Florence Cassez n’en finit pas de faire des remous diplomatiques. Lundi soir, le gouvernement mexicain a annoncé son retrait de l’organisation de l’Année du Mexique en France lancée le 3 février après la décision du président Nicolas Sarkozy de dédier cet événement à Florence Cassez, la Française condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements.
Cette jeune femme arrêtée en 2005, condamnée pour enlèvement, séquestration, délinquance organisée, et qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, est à l’origine d’une grave crise diplomatique franco-mexicaine.
Ému par le sort de la jeune femme, le président français avait dernièrement émis le souhait de commencer chaque manifestation de l’Année du Mexique par un rappel de la situation de la prisonnière. Une récupération politique qui a fait sortir le Mexique de ses gonds et envenimé un peu plus des relations déjà fortement dégradées entre les deux pays après le rejet par la justice mexicaine jeudi dernier, du pourvoi en cassation de la jeune Française.
Pour le moment, aucun lieu public d’accueil des manifestations culturelles n’a souhaité répondre aux questions de France24.com et réagir à l’annonce mexicaine. Seul le musée d’art moderne de Paris, qui doit organiser une exposition d'artistes mexicains en juin prochain, a daigné déclarer, visiblement mal à l’aise, "que les événements étaient encore prématurés pour en parler".
Réaction "incompréhensible"
"La nouvelle a pris tout le monde par surprise ici", explique pour sa part Laurence Cuvillier, correspondante de FRANCE 24 à Mexico. "Elle fait déjà les gros titres sur tous les sites d’information", ajoute-t-elle.
Carlos de Icaza, l’ambassadeur du Mexique a toutefois essayé de tempérer la crise diplomatique en déclarant ce mardi que son pays ne boycotterait pas l’événement si les autorités françaises renonçaient à lier la manifestation à l'affaire Florence Cassez.
Contacté par FRANCE 24, Franck Berton, l’avocat de Florence Cassez s’est dit "abasourdi" par une décision "incompréhensible" et a dénoncé l’amalgame fait entre affaires culturelles et affaires d'état. "Florence est devenue un otage politique et je suis très inquiet pour elle", confie-t-il.
Une incompréhension qui laisse également Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, interdit. Interrogé sur France Info mardi matin, il a estimé que l'annonce du retrait mexicain était "une façon de prendre la culture en otage".
De son côté, Gauthier Rybinsky, le spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 tente d'apporter une explication au comportement mexicain. "Il faut bien se rendre compte que l’affaire Cassez est un symbole très important pour un pays qui compte entre 3000 et 4000 enlèvements par an. C’est un fléau colossal qui gangrène le Mexique. Le cas Cassez est donc extrêmement sensible et loin d’être terminé".



























Commentaires (10)
affaire cassez
pour moi que fesait elle au mexique?et la video n,est pas une preuve en democratie,ci le mexique est un peuple honnete dont je doute elle doit etres liberer sans condition guy
affaire cassez
pour moi que fesait elle au mexique?et la video n,est pas une preuve en democratie,ci le mexique est un peuple honnete dont je doute elle doit etres liberer sans condition guy
seulement pour info.
le Méxique se trouve où? hein? où? en Amérique.... hein? CENTRAL???!!!! NO!!! c'est en Amérique du Nord. Un peu d'attention à la carte du monde monsieur le journaliste d'Europe de l'Est.
Sinon, l'otage de la culture c'est bien Sarkozy qui l'a fait en mélangeant un affaire de justice avec une manifestation culturelle.
Florence Cassez
je suis scandalisée par la décision de Nicolas Sarkosy, au Mexique les rapts sont une véritable plaie et cette charmante demoiselle a participé à plusieurs rapts, elle vivait avec le chef de bande dans un ranch ou étaient séquestrés les victimes, plusieurs l'ont reconnues, elle prétend ne s'être aperçu de rien, elle devait croire être à la tête d'une maison d'hôte ! c'est vrai que l'arrestation a été "rejouée"c'est un problème de police, la justice mexicaine est indépendante, les peines au Mexique comme au États Unis s'additionnent et elle répondait de plusieurs chefs d'accusation et c'est étonnant, mais cela ne change rien à l'horreur des actes commis par cette charmante jeune fille, moi je pense à ma petite fille vivant à Mexico
Florence Cassez Coupable!
Elle est coupable!!!
Florence Cassez Coupable!
Contrairement à plusieurs medias , je ne crois pas à l'innocence de cette jeune femme.
Elle a vecu avec un malfaiteur avec qui elle entretenait une liaison amoureuse ; je n'arrive pas à croire qu'elle n'était pas au courant des activités maléfiques de son compagnon.
De plus , des victimes ont témoigné affirmant qu'elles reconnaissaient l'accent francais de cette dame lors de leur sequestration.
Revoluton tunisienne
Ce qui ce passe en Tunisie,Égypte aura constitué une leçon de taille pour quelques dirigeants africains particulièrement oppresseurs...
les revolutions africaines
Ce qui se passe en Tunisie,en Égypte,même si ça n'a pas beaucoup de chance pour atteindre certains États très oppresseurs,mais ça aura été une leçon au dirigeant qui croient diriger des bétails.
Florence Cassez
On ne pouvait quand même pas fêter l'année du Mexique comme si de rien n'etait. Quan aux media dans leur majorité, je sais bien qu'ils avaient des choses plus importantes à traiter. Maintenant, ils se réveillent... contre la seule personne qui essaye de faire quelque chose. Belle leçon qu'ils nous donnent là!
FLORENCE CASSEZ
Qu'on se taise.. la France veut encore montrer qu'elle fait mieux que tout le monde en contestant le jugement de l'état souverain qu'est le Mexique. S'il y a des zones d'ombres en ce qui concerne le jugement, il y en a autant quant à la culpabilité de cette demoiselle. Il ne suffit pas de clamer son innoncence pour l'être.
Ce n'est pas au Président d'un état de dicter à un autre ses décisions judiciaires, tout ceci aurait dû se régler au sein de l'ambassade de France au Mexique, s'il n'y avait pas eu tout ce tapage médiatique et cette prise de position politique, F. Cassez serait peut-être déjà en France.
La France a cru que le chantage, si efficace chez elle, pouvait marcher dans d'autres pays, elle s'est trompée et c'est bien dommage.
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