Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

L'espoir suscité par Hillary Clinton chez les femmes aux Etats-Unis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Pourquoi l'appli Telegram utilisée par les terroristes échappe toujours à la surveillance ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Obama : le discours qui fait mouche

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début du "sommet de la réconciliation" entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire

En savoir plus

FOCUS

En Inde, des femmes se mobilisent contre l'alcool

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Communication digitale : de l'influence à la propagande

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Gad Elmaleh, le roi de l’humour, vit son rêve américain

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Hillary Clinton, candidate mal aimée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

JO : les Brésiliens sceptiques, à 8 jours du coup d'envoi

En savoir plus

Amériques

Le gouvernement victime d'une cyberattaque, la Chine pointée du doigt

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/02/2011

Plusieurs systèmes informatiques du ministère des Finances et du Trésor canadiens ont été, en janvier, la cible de cyberattaques. Ottawa affirme que les serveurs des assaillants se trouvent en Chine.

AFP - Le gouvernement canadien a été victime en janvier d'une cyberattaque majeure en provenance de Chine durant laquelle des pirates ont réussi à prendre le contrôle de systèmes clés du ministère des Finances et du Conseil du Trésor, ont rapporté mercredi soir des médias locaux.

Contacté par l'AFP, le Secrétariat du Conseil du Trésor a reconnu "une tentative non autorisée d'accéder à son réseau". Suite à cette intrusion, "l'acccès à internet des employés a été restreint pour le moment", a dit un porte-parole du Secrétariat, Jay Denney.

Les pirates informatiques, dont les serveurs ont été localisés en Chine, ont réussi à prendre possession d'ordinateurs de hauts fonctionnaires canadiens de ces deux administrations stratégiques, indique la télévision publique CBC, qui cite des sources "haut-placées" au sein du gouvernement conservateur.

Ces sources ont souligné qu'il était impossible de déterminer si les auteurs de cette attaque étaient chinois ou si, d'une autre nationalité, ils avaient simplement utilisé des serveurs basés dans le pays communiste.

Mais selon la chaîne privée CTV, il s'agit de pirates employés par le gouvernement chinois. "L'espionnage en provenance de Chine est devenu un problème majeur pour le Canada", a dit à CTV un fonctionnaire "haut placé" qui a conservé l'anonymat.

"Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS, services-secrets) a conseillé aux responsables du gouvernement de ne pas nommer la Chine comme étant le pays d'où l'attaque a été lancée, ou même de parler de cette situation", écrit cette télévision privée sur son site web.

M. Denney a pour sa part refusé de confirmer l'origine chinoise de l'opération, expliquant ne pas vouloir divulguer de "détails sur des incidents liés à la sécurité" du Canada.

Le but des pirates lors de cette attaque était de mettre la main sur les mots de passe des systèmes afin "de débloquer toutes les bases de données du gouvernement", souligne CBC.

D'autres ministères auraient pu être également affectés, note la télévision publique sur son site internet.

Les services-secrets canadiens ont été mobilisés afin de déterminer le volume d'informations dérobées et l'identité des auteurs de cette cyberattaque, présentée par CBC comme "sans précédente".

Le porte-parole du Secrétariat du Conseil du Trésor, Jay Denney, a insisté qu'"il n'y a aucune indication que des données privées de Canadiens aient été compromises lors de cette tentative d'intrusion".

Ces révélations ne font que s'ajouter aux nombreux soupçons pesant déjà sur la Chine et le piratage informatique.

La semaine dernière encore, la société de sécurité informatique McAfee rapportaient que plusieurs grands groupes pétroliers internationaux sont victimes depuis plus d'un an de pirates informatiques chinois qui cherchent à voler des informations confidentielles.

Et l'an dernier une commission du Congrès américain avait accusé Pékin de piloter des attaques "massives" contre les systèmes informatiques des Etats-Unis.

En janvier 2010, c'était Google qui se disait victime d'attaques originaires de Chine qui visaient notamment des comptes Google appartenant à des militants des droits de l'Homme.

Les autorités chinoises avaient nié toute implication. Mais selon des câbles diplomatiques révélés depuis lors par WikiLeaks, des diplomates américains en poste à Pékin ont mis en cause de très hauts responsables chinois dans les cyberattaques visant le géant d'internet.

Première publication : 17/02/2011

  • NUCLÉAIRE IRANIEN

    Un ex-haut gradé de Tsahal confirme l'origine israélienne du logiciel malveillant Stuxnet

    En savoir plus

  • INTERNET

    Un vaste réseau de cyberespionnage dans l’industrie énergétique mis au jour

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉNNE

    Des cybercriminels s'attaquent au système de transactions des quotas de CO2

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)