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Economie

Google et Apple se battent pour obtenir les faveurs des journaux

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 17/02/2011

Les deux géants des nouvelles technologies ont lancé à un jour d’intervalle leurs services de souscription universelle à des abonnements de presse. Un nouveau champ de bataille où Google veut faire jouer l’argument du prix contre son grand rival.

Draguer les journaux et tous ceux qui proposent un service à abonnement : tel est le nouveau champ de bataille entre Google et Apple. L’inventeur de l’iPhone/iPad/iPod a dégainé en premier. Mardi, il a présenté son modèle de souscription sur iTunes pour les abonnements. Mercredi, c’était au tour de Google de rentrer dans la danse avec sa propre offre baptisée OnePass.

Les deux services tentent d’occuper le même créneau. Il s’agit de permettre aux utilisateurs de tablettes tactiles de gérer tous leurs abonnements à des magazines et autres depuis un seul endroit. La grande différence ? Apple prélève 30% du montant de chaque abonnement, tandis que Google se contente de 10%.

Perfide, Eric Schmidt, qui est encore PDG de Google - jusqu’en avril -, a déclaré mercredi au Wall Street Journal qu’il voulait que "les éditeurs gagnent le plus d’argent possible". Il affirme que les 10% que Google prélève "couvre à peu près les coûts d’exploitation" de son OnePass.

Google le cannibale de l'info : un allié crédible ? 

Une manière de dire qu’Apple fait plus que son beurre sur le dos de la presse avec sa nouvelle offre. Certains ont d’ailleurs commencé à critiquer les conditions financières imposées par la marque à la pomme. "Qu’ils aillent se faire voir avec leur nouveau service de souscription", s’est ainsi énervé sur le site consacré aux nouveaux médias PaidContent Richard Jones, le PDG de Last.fm, un service de musique en ligne qui propose des abonnements. Il estime que payer 30% à Apple ne permet pas à des services de musique ou de vidéo de faire assez de bénéfices pour continuer leurs activités.

Mais c’est sans compter sur la puissance de feu d’Apple dans le secteur des tablettes tactiles. Avec son iPad, le groupe possède aux États-Unis plus 60% des parts de marchés. Ces plateformes sont perçues par certains comme une solution à la crise de la presse. Le patron du groupe médiatique News Corp Rupert Murdoch a ainsi lancé, Daily, le premier magazine 100 % pour l’iPad. Difficile donc d’ignorer l’iPad pour un éditeur.

Et puis, Google n’a pas toujours eu bonne presse auprès des journaux. Le géant de l’Internet a longtemps été accusé de cannibaliser le contenu avec ses services comme Google News. La défiance entre les deux mondes avait atteint un sommet en novembre 2009. Rupert Murdoch avait alors menacé d’empêcher Google d’indexer ses journaux. Un projet que le magnat de la presse n’avait finalement pas mené à bien.

Reste maintenant à savoir si les éditeurs vont se laisser séduire par l’offre de Google ou s’ils vont estimer que leur soit-disant nouveau meilleur ami se contente d’essayer de les utiliser dans sa lutte contre Apple.

Crédit photo : g_vondervall/Flicrk 

Première publication : 17/02/2011

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