18 février 2011 - 16H49  

Cour des comptes: Thibault (CGT) aimerait qu'elle se penche sur le salaire des employeurs
Le leader de la CGT, Bernard Thibault, a regretté vendredi à Marseille que la Cour des comptes ne se penche pas sur les revenus des employeurs, au lendemain de la publication d'un rapport de l'institution pointant du doigt les salariés du port.
Le leader de la CGT, Bernard Thibault, a regretté vendredi à Marseille que la Cour des comptes ne se penche pas sur les revenus des employeurs, au lendemain de la publication d'un rapport de l'institution pointant du doigt les salariés du port.

AFP - Le leader de la CGT, Bernard Thibault, a regretté vendredi à Marseille que la Cour des comptes ne se penche pas sur les revenus des employeurs, au lendemain de la publication d'un rapport de l'institution pointant du doigt les salariés du port.

"J'aimerais bien qu'il rentre dans le champ de contrôle de la Cour des comptes l'examen du salaire des employeurs, mais malheureusement cela semble hors du contrôle public", a déclaré M. Thibault lors d'une conférence de presse tenue dans l'enceinte du port.

"C'est en France que les patrons sont le mieux rémunérés d'Europe et là, je ne vois pas d'indignation par rapport à certaines catégories qu'on voudrait mettre à l'index", a-t-il ajouté. "Les privilégiés sont systématiquement recherchés du côté des salariés et le seul fait d'avoir un CDI va bientôt être présenté comme un privilège".

Le secrétaire du syndicat CGT du Grand port maritime de Marseille (GPMM) et des personnels détachés dans le cadre de la réforme portuaire, Pascal Galeoté, a quant à lui assuré qu'il pouvait faire la "démonstration inverse" à celle de la Cour en matière d'absentéisme et d'effectifs.

Quant aux salaires, "quel nombre d'incompétents ont dû passer par la direction du port pour laisser des personnes travailler 15 heures par semaine pour 6.000 euros par mois", a ironisé son homologue de la réparation navale, Patrick Castello.

La Cour des comptes a notamment pointé du doigt les conducteurs de grues et portiques qui n'effectuent, selon elle, que 12 heures de travail hebdomadaire effectif dans les bassins Est de Marseille, pour une rémunération de 3.500 à 4.500 euros nets, gonflée par des "gratifications illégales" accordées par les entreprises de manutention.

Cette conférence de presse est intervenue après une assemblée de militants CGT de différents secteurs d'activité des Bouches-du-Rhône, qui a réuni environ 500 personnes dans un hangar du port, selon la CGT.

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