Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Venise au Moyen-Âge : un redoutable guerrier économique

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Migrants climatiques : les réfugiés du siècle

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Love and Loss" : le beau retour de Tina Arena

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Crise grecque : un référendum sous haute tension

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Maroc : la robe de la discorde

En savoir plus

ICI L'EUROPE

"L’Europe doit effacer cette dette que les Grecs sont dans l’incapacité de rembourser"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme : que peut faire l’Union européenne pour traiter les racines du mal ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Référendum en Grèce : le saut dans l'inconnu

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Référendum en Grèce : "Respectez le 'non' du peuple grec"

En savoir plus

Afrique

Des heurts avec la police au cours d'une manifestation contre le régime

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/02/2011

Plusieurs milliers de personnes, notamment des étudiants, se sont rassemblés vendredi à Djibouti. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui dénonçaient le régime du président Guelleh.

AFP - De violents affrontements se sont déroulés vendredi soir à Djibouti à l'issue d'une manifestation sans précédent de l'opposition qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dénonçant le régime du président Ismaël Omar Guelleh.

Les violences ont débuté à la nuit tombée autour du stade Gouled, où étaient rassemblés depuis l'après-midi plusieurs milliers de personnes à l'appel de la principale coalition de l'opposition, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD).

Les forces de l'ordre tiraient des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui répondaient par des jets de pierre et harcelaient les forces de l'ordre par petits groupes.

De nombreuses détonations pouvaient être entendues dans ce secteur de la capitale, où des voitures étaient en flammes et les policiers, matraque en main, tentaient d'interpeller les émeutiers.

Dans la soirée, toute la capitale djiboutienne était quadrillée par les forces de l'ordre, qui occupaient notamment la place près du stade Gouled, où ne restaient que quelques groupes isolés de manifestants. Les violences ont progressivement diminué pour cesser vers 22H00 (19H00).

Vendredi soir, la radio et la télévision publiques n'avaient fait aucune mention de la manifestation du jour ou des incidents en cours.

Le rassemblement s'est déroulée dans le calme toute la journée et a rassemblé plusieurs milliers de personnes faisant sans cesse référence aux révolutions tunisienne et égyptienne.

"IOG (Ismaël Omar Guelleh) dehors!", proclamaient les banderoles des manifestants, composée essentiellement de jeunes et d'étudiants, entre les discours successifs des responsables de l'UAD appelant au "soulèvement populaire pacifique" pour faire tomber le régime.

En fin d'après-midi, les protestataires ont annoncé leur intention de poursuivre leur sit-in jusqu'à la chute du régime, précipitant l'intervention des forces de l'ordre.

Un tel rassemblement de l'opposition est extrêmement rare à Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique, où le président sortant brigue un troisième mandat à l'élection présidentielle prévue le 8 avril prochain.

Des manifestations de lycéens et d'étudiants avaient eu lieu les 5 et 6 février à Djibouti, à l'origine pour protester contre un problème de notation à de récents examens des étudiants en droit.

Les manifestants s'étaient alors violemment opposés aux forces de l'ordre, leur rassemblement tournant au fil des heures en une contestation plus globale du régime.

Les autorités avaient procédé dans les jours suivant à plusieurs arrestations de militants de l'opposition mais également de défenseurs des droits de l'homme, dont certains ont été inculpés depuis lors de "participation à un mouvement insurrectionnel".

Ancien directeur de cabinet du premier président djiboutien Hassan Gouled Haptidon (1977-1999), Omar Guelleh lui avait succédé en 1999 à la tête du pays.

Il été le seul candidat à la présidentielle de 2005, l'opposition ayant appelé au boycott. En avril 2010, le parlement a voté une réforme constitutionnelle lui permettant de se représenter pour un troisième mandat.

Ancienne colonie française, Djibouti compte moins de 900.000 habitants et est majoritairement peuplé d'Afar et d'Issas. Les pouvoirs sont répartis entre ces groupes par la Constitution.

Petit Etat bénéficiant d'une position stratégique hors pair à l'entrée de la mer Rouge, le long d'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, Djibouti abrite la principale base militaire française à l'étranger, une importante base militaire américaine, et depuis 2010 une base japonaise.

Le pays est devenu la pièce maîtresse de la lutte antiterroriste dans la Corne de l'Afrique depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
 

Première publication : 18/02/2011

  • SUR LES OBSERVATEURS

    Les étudiants de Djibouti se révoltent contre leurs mauvaises notes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)