Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Manuel Valls fait disparâitre ses tweets...

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Barack Obama, en costume clair et sans stratégie

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Laurent Fabius sur France 24 : le ministre s'exprime sur la diplomatie française

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Emmanuel Macron, nouvel homme fort de Bercy

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

La preuve par l'image de "l'invasion" russe en Ukraine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

  • Nouvelle peine de prison à vie pour le guide suprême des Frères musulmans

    En savoir plus

  • Au Lesotho, l’armée dément avoir mené un coup d’État

    En savoir plus

  • Golan : les combats continuent entre les jihadistes et les casques bleus

    En savoir plus

  • Un cargo ukrainien s'écrase dans le sud de l'Algérie

    En savoir plus

  • Taubira "assume les conséquences" de sa présence chez les frondeurs du PS

    En savoir plus

  • Ukraine : l'UE se réunit à Bruxelles pour répondre à la Russie

    En savoir plus

  • Les États-Unis appellent à une coalition mondiale contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Grande Guerre : l'exode oublié des Belges en France

    En savoir plus

  • Affaire Tapie : le FMI renouvelle sa confiance à Christine Lagarde

    En savoir plus

  • Un premier cas d'Ebola détecté au Sénégal

    En savoir plus

  • Laurent Fabius sur France 24 : "Il faut être ferme face à la Russie"

    En savoir plus

  • Ukraine : des femmes de soldats russes sans nouvelles de leurs maris

    En savoir plus

  • Un enfant britannique atteint d'une tumeur est recherché en France

    En savoir plus

  • Le nombre de réfugiés syriens atteint le chiffre record de trois millions

    En savoir plus

Economie

Facebook, nouvel ami des autorités égyptiennes et tunisiennes

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 18/02/2011

Objet de toutes les censures sous les règnes de Moubarak et Ben Ali, Facebook est devenu l'outil de communication privilégié des nouveaux pouvoir en place au Caire et à Tunis. Rupture avec les anciens régimes ou rideau de fumée numérique ?

Utiliser plutôt que censurer. Tel est, semble-t-il, la nouvelle approche que les autorités militaires en charge de la transition en Égypte ont décidé d'adopter à l'égard des réseaux sociaux. Jeudi, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a ouvert sa propre page Facebook sur laquelle tous les Égyptiens sont invités à s'exprimer. Volonté de se démarquer du régime précédent ou simple coup de communication ?

"Nous demandons aux enfants d’Égypte de poser ici leurs questions et nous leur donnerons une réponse dans les 48 heures", peut-on lire sur la nouvelle page. Les internautes égyptiens, et plus généralement arabophones, ont sauté sur l’occasion. En une nuit, près de 4 000 commentaires ont été postés.

Outre les messages de félicitations adressés aux nouveaux hommes forts du Caire, les principales demandes concernent la libération des prisonniers et la préservation des acquis de la révolution. D'autres se risquent même à faire des propositions pour le moins  originales, tel cet internaute qui propose son candidat au poste de ministre de l’Économie car, dit-il, c'est "un vrai nationaliste et un bon expert en économie".

Dans son premier message sur Facebook, l'armée demande aux Égyptiens de leur poser des questions.


Ce geste d’ouverture 2.0 de l’armée intervient alors qu’Amnesty International a rendu public, jeudi, un rapport accusant les nouvelles autorités du Caire de toujours faire usage de la force à l'encontre des prisonniers. L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme assure même avoir la preuve que, le week-end dernier, deux détenus ont trouvé la mort à la suite de maltraitances.

Année lumière numérique

Qu'il s'agisse de l'Égypte ou de la Tunisie, la communication via les réseaux sociaux est devenue incontournable pour les nouveaux dépositaires du pouvoir.

À Tunis, les nouveaux ministres ont monté les uns après les autres leur page Facebook. Premier à avoir franchi le pas, le 8 février, le ministère de l’Industrie et de la Technologie compte actuellement plus de 15 000 "fans" sur sa page.

Mais le membre du gouvernement le plus populaire sur le réseau social est, ironie du sort,  le nouveau ministre de l’Intérieur, qui a réussi à mobiliser plus de 115 000 "fans" en moins d’une semaine. À l'instar de ses collègues, l'homme ne publie pourtant que des communiqués officiels. Ce vendredi, les services du Premier ministre ont inauguré, quant à eux,  leur compte Twitter.

Les exemples égyptiens et tunisiens sont en tout cas à des années lumières numériques de la situation que connaissent les autres États arabes en butte à des mouvements de contestation. La Libye, le Yémen et l’Algérie n’ont aucune – ou presque – présence officiel sur Facebook ou Twitter. Seul le Bahreïn semble tirer son épingle du jeu.

Le ministère de l’Intérieur et le ministre des Affaires étrangères, Khalid al-Khalifa, disposent d'un compte sur le réseau de microblogging. Si, sur son fil, le chef de la diplomatie bahreïnie évoque les manifestations qui agitent son pays, c'est pour mieux les distinguer des révolutions tunisienne et égyptienne.

Plus pragmatique, le ministère de l’Intérieur fait un point régulier sur l'état du trafic dans la capitale Manama, où les manifestations perturbent la circulation sur certains axes.

Première publication : 18/02/2011

  • INTERNET

    "L'homme derrière Omar Souleimane", nouveau héros de l'après-révolution égyptienne

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    La longue nuit des internautes égyptiens

    En savoir plus

  • TUNISIE

    La Toile, caisse de résonnance de l'exaltation suscitée par la révolution tunisienne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)