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Economie

Paris espère arracher un accord sur la mesure des déséquilibres économiques

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/02/2011

Réunis en France, les ministres des Finances du G20 ont repris leurs travaux pour tenter de s'accorder sur une liste d'indicateurs destinés à mesurer les déséquilibres économiques mondiaux. Les tractations se sont jusqu'ici révélées infructueuses.

AFP - Les ministres des Finances du G20 ont repris leurs travaux samedi matin à Paris après une nuit de tractations infructueuses, les principaux pays riches et émergents n'étant toujours pas parvenus à un accord sur la manière de mesurer les déséquilibres économiques mondiaux.

"Il n'y a toujours pas de consensus, mais ça évolue", a déclaré à l'AFP une source diplomatique du G20, juste avant le début de la seconde journée de cette première réunion sous présidence française.

Les négociateurs des pays qui représentent ensemble 85% de la richesse mondiale poursuivaient les discussions autour du communiqué final, et devaient soumettre plusieurs options aux ministres afin qu'ils tranchent, a-t-elle ajouté.

La France veut arracher avant la fin de la réunion samedi après-midi un accord sur une liste d'indicateurs censés mesurer les déséquilibres économiques, accusés d'avoir nourri la crise mondiale mais aussi la "guerre des monnaies" qui a fait rage à l'automne entre les puissances.

Mais plusieurs pays émergents, dont la Chine et le Brésil, s'opposent à certaines des mesures envisagées.

Quatre séries d'indicateurs sont en débat : deux pour mesurer les déséquilibres internes d'un pays (déficit et dette publique d'une part, épargne privée de l'autre) et deux pour les déséquilibres externes (solde de la balance des transactions courantes et/ou de la balance commerciale, et réserves de change et taux de change effectifs réels).

A la fin de la première soirée de travaux vendredi, la Chine était hostile à la mesure des transactions courantes, lui préférant la balance commerciale, ainsi qu'aux indicateurs relatifs aux changes, car elle accumule d'énormes réserves et sa monnaie, le yuan, n'est pas convertible et est accusé de toutes parts d'être artificiellement sous-évalué.

Le Brésil et la Russie ont aussi affiché leur opposition à la prise en compte des réserves de change.

Les négociateurs pourraient formuler des propositions de compromis à soumettre aux grands argentiers de la planète, selon une source du G20.

Ces indicateurs doivent servir de thermomètre pour établir un diagnostic partagé de la situation des différents pays du G20. Ils serviront de base pour faire, dans la seconde moitié de l'année, des recommandations de politique économique aux pays qui présentent des excédents ou des déficits excessifs.

 

Première publication : 19/02/2011

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