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Culture

La mémoire artistique de la révolution égyptienne trouve refuge sur le web

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 23/02/2011

Plusieurs sites égyptiens ont décidé de sauver toutes les œuvres, des photos aux billets de blogs, qui ont marqué le mouvement qui a mis fin au règne d’Hosni Moubarak. Une manière de commencer à construire la mémoire collective de cette révolution.

La mémoire de la révolution en Égypte est en train de se construire. Et elle passe notamment par l’art et l’Internet. Depuis la démission d’Hosni Moubarak, le 11 février, plusieurs sites ont entamé un fastidieux travail d’archivage de photos, images, vidéos et autres formes d’expression artistique liées à la "révolution du 25 janvier". Des initiatives qui reposent essentiellement sur les suggestions faites par les internautes. Et elles affluent, surtout sur les enfants chéris de cette révolution : les réseaux sociaux.

L’un des projets qui semblent le plus sérieux a démarré dimanche dernier sur Facebook. Il s’appelle "I am Tahrir" et entend créer la première exposition virtuelle de l’héritage artistique de la révolution égyptienne. L’administrateur de cette page du célèbre réseau social qui compte actuellement près de 1000 "fans" explique qu’il espère "non seulement documenter la révolution égyptienne, mais à terme devenir un relai pour l’art révolutionnaire de tous les pays".

Traces

Les internautes ont commencé à alimenter cette nouvelle plateforme artistique en ligne avec leurs propres réalisations, mais aussi celles qui leur semblent symboliques du soulèvement populaire en Égypte. Une trentaine de caricatures, photos chocs ou marquantes, chants, poèmes mais aussi vidéos ornent déjà le mur de cette page Facebook. Autant de témoignages retraçant l’évolution du sentiment de la rue au fil des 18 jours ayant mis fin au régime d’Hosni Moubarak. On y perçoit la colère contre l’ex-président, l’espoir montant lors des derniers jours de manifestation et la détermination des Égyptiens.

Les fondateurs de "I am Tahrir" assurent disposer déjà d’un certain nombre de documents. Une fois cette pêche aux documents finalisée, toutes ces œuvres seront exposées sur un autre site en forme de galerie d’art virtuelle également baptisée "I am Tahrir". Les promoteurs de ce projet n’ont pas indiqué quand cette première cyber-exposition sera finalisée.

Il faut dire que la masse de documents disponibles sur la Toile est impressionnante. Un

autre projet en ligne a de quoi donner le vertige. "I am Jan25", un nom choisi en référence au jour de la première manifestation contre le régime de l’ancien raïs, a choisi d’afficher sans tri, ni mise en forme, toutes les images et vidéos relatives à la révolution égyptienne dénichées sur le Web. Le site recense à l’heure actuelle plus de 4000 images et plus de 3000 vidéos. On y trouve de tout, l’essentiel étant, semble-t-il, de garder une trace.

Première publication : 23/02/2011

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