Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à la condamnation d'Oscar Pistorius

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Brésil : à la conquête de l'électorat populaire

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le duo Pouyanné-Desmaret aux manettes de Total

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'EI : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak, mais à quel prix ?

En savoir plus

DÉBAT

Migrants illégaux : l'impasse à Calais, dans le nord de la France

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile mexicaine réclame la démission du président

En savoir plus

FOCUS

Mines d'uranium en Inde : les populations sacrifiées de Jadugoda

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Nouveaux jardins d'idées

En savoir plus

Afrique

Violents combats à Abidjan dans un quartier favorable à Alassane Ouattara

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/02/2011

Les forces pro-Gbagbo, fidèle au président sortant ivoirien, ont reconnu mercredi que les combats observés la veille avaient fait trois morts dans leurs rangs. Ils affirment également avoir tué sept membres d'un "groupe lourdement armé".

AFP - La Côte d'Ivoire a replongé dans la violence avec des combats meurtriers mardi à Abidjan, alors que les efforts diplomatiques n'esquissent aucune issue à la crise entre le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

La vie et l'économie au quotidien à Abidjan

Mercredi matin, un calme précaire régnait dans le quartier pro-Ouattara d'Abobo (nord), symbole de la crise née du scrutin de novembre et théâtre de scènes de guerre la veille.

Les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales au régime Gbagbo, avaient déployé deux blindés sur le rond-point central et barraient l'accès à certains secteurs, tandis que de nombreuses rues étaient désertes et des commerces fermés, a constaté une journaliste de l'AFP.

Dans le secteur baptisé "PK18", plusieurs dizaines d'habitants, femmes et enfants surtout, longeaient les routes pour fuir le quartier, par crainte d'une reprise des violences.

"Depuis hier (mardi), les assaillants ont pris le coin, ils ont tué des +corps habillés+ (hommes en uniforme). Je quitte la zone", a déclaré à l'AFP une dame, baluchon sur la tête.

Mardi en fin de journée, des FDS et des hommes armés non identifiés se sont livrés à des "combats à l'arme lourde", ont rapporté des habitants.

Selon une source sécuritaire, le Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), une unité d'élite, a perdu une dizaine d'éléments dans ces très violents combats après une embuscade, les occupants de quatre de ses véhicules ayant été "tous tués".

Des témoins ont fait état d'un bilan encore plus lourd côté Cecos, et de plusieurs victimes civiles. Le corps d'un civil tué par balles gisait dans une mare de sang dans la matinée près d'une station-service.

Un haut responsable du Cecos a cependant assuré mercredi matin à l'AFP que cette unité avait perdu seulement trois hommes, déploré "sept blessés par balles" en son sein et tué "sept assaillants".

Le gouvernement Gbagbo accuse les "rebelles" d'opérer dans ce quartier où, avant les combats de mardi, au moins une dizaine de FDS avaient été tués depuis janvier.

Le camp Ouattara, allié à l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôlant le nord ivoirien depuis 2002, récuse son implication dans ces actions, où la presse locale voit l'oeuvre d'un "commando invisible".

Un pays, deux présidents
Inspirés par les exemples égyptien et tunisien, les partisans de M. Ouattara ont fait monter la pression la semaine dernière en appelant à une "révolution" pour chasser le sortant.

Depuis samedi, au moins une dizaine de manifestants pro-Ouattara ont été tués par les FDS qui ont dispersé la foule en tirant à balles réelles, selon des sources concordantes, à Abobo mais aussi dans les quartiers de Koumassi et Treichville (sud).

Les violences post-électorales ont fait depuis mi-décembre plus de 300 morts selon l'ONU.

Ce regain de tension survient alors que l'Union africaine déploie de nouveaux efforts pour une issue à la crise, pour l'heure introuvable.

Lundi et mardi, quatre présidents africains d'un panel désigné par l'UA ont rencontré Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Objectif: arriver d'ici au 28 février à des solutions "contraignantes".

Les membres de ce groupe, présidé par Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), ont commencé mardi soir à quitter le pays et se retrouveront à Nouakchott "dans les prochains jours".

L'UA privilégie un règlement pacifique, mais l'ex-médiateur Raila Odinga, Premier ministre kényan, a jugé que si les sanctions économiques n'aboutissent pas à "un changement de régime, alors bien sûr la force sera utilisée".

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en a brandi la menace pour déloger M. Gbagbo du palais présidentiel.

Première publication : 23/02/2011

  • CÔTE D'IVOIRE

    Six manifestants anti-Gbagbo tués lors d'un rassemblement à Abidjan

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    L'Union africaine propose un partage du pouvoir ou de nouvelles élections

    En savoir plus

  • Côte d’Ivoire : de la crise politique à la crise économique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)