Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

États-Unis, Cuba: "Somos todos americanos"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Eau argentée" : la guerre en Syrie au cinéma

En savoir plus

FOCUS

Grands lacs : LRA, une guérilla affaiblie mais toujours menaçante

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sanctions occidentales : "La Russie sortira renforcée", assure Lavrov

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Libye au cœur des discussions du Forum de Dakar

En savoir plus

SUR LE NET

Australie : la Toile solidaire de la commmunauté musulmane

En savoir plus

Afrique

L'état d'urgence a été levé

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/02/2011

Adopté en Conseil des ministres mardi, le décret abrogeant l'état d'urgence en vigueur en Algérie depuis le mois de février 1992 a été publié au Journal officiel.

Qu'est-ce que l'état d'urgence ?

Un État peut décréter l'état d'urgence en cas de péril imminent sur la nation. Certaines libertés fondamentales peuvent alors être restreintes : un couvre-feu peut interdire la circulation à certains lieux et à certaines heures, l'armée peut se voir attribuer des pouvoirs étendus, les médias peuvent être contrôlés, des perquisitions autorisées... 

AFP - L'état d'urgence en vigueur en Algérie depuis 19 ans a été levé, selon un décret publié jeudi au Journal Officiel.

"Le président de la République....promulgue l'ordonnance dont la teneur suit: Article 1: Est abrogé le décret législatif numéro 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l'état d'urgence instauré par décret présidentiel numéro 92-44 du 9 février 1992", lit-on dans le JO en ligne à la date du 23 février mais mis en ligne jeudi.

Promulgué en 1992 pour lutter contre la guérilla islamiste, il avait été prorogé un an plus tard.

Le décret, promis par le président Abdelaziz Bouteflika début février, avait été adopté en conseil des ministres mardi dernier et son application avait été alors annoncée comme "imminente".

Le gouvernement avait également pris lors de la même réunion des mesures en faveur de l'emploi et du logement alors que le pays a connu au début de l'année des émeutes contre la vie chère qui se sont soldées par un bilan de cinq morts et plus de 800 blessés.

Le gouvernement avait toutefois précisé que, malgré la levée prochaine de l'état d'urgence, l'armée resterait en charge de la lutte anti-terroriste. Elle reste en première ligne dans la lutte contre les groupes armés islamistes qui continuent leurs attaques, comme récemment au Sahara où ils ont kidnappé une touriste italienne.

L'état d'urgence avait donné aux militaires des pouvoirs de police et s'est traduit par une restriction des libertés politiques qui a notamment empêché les partis de se déployer deux ans après la reconnaissance du pluralisme politique en 1989.

Les autorités algériennes avaient instauré cette mesure pour contrer la guérilla islamiste déclenchée après l'annulation des résultats des élections législatives de décembre 1991 que le Front Islamique du Salut (FIS, dissous) était en passe de remporter.

L'Algérie s'était alors enfoncée dans une guerre civile qui a fait jusqu'à 200.000 morts, selon les sources officielles.

La levée de l'état d'urgence était une revendication de l'opposition, notamment la Coordination nationale pour la Démocratie et le changement (CNCD) - qui s'est scindée en deux mardi - qui avait organisé deux manifestations pour pour obtenir un "changement du système".

La levée de l'état d'urgence intervient à deux jours d'une nouvelle marche de l'opposition prévue samedi à Alger, et qui reste interdite, comme les deux précédentes.

 

Première publication : 24/02/2011

  • ALGÉRIE

    La levée de l'état d'urgence, un symbole fort mais sans impact réel

    En savoir plus

  • ALGÉRIE

    Le pouvoir disperse une nouvelle manifestation de l'opposition

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)