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FRANCE

Airbus et Air France convoqués devant les tribunaux

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/02/2011

Convoqués par la justice le 17 mars en tant que personnes morales, Airbus et Air France risquent une mise en examen pour "homicides involontaires" dans le crash du vol AF 447 qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009 avec 228 personnes à son bord.

AFP - Airbus et Air France sont convoqués le 17 mars par la justice en vue de leur probable mise en examen pour "homicides involontaires" dans l'enquête sur l'accident le 1er juin 2009 du vol Rio-Paris qui avait causé la mort de 228 personnes au large du Brésil.

Les juges ont fait cette annonce aux familles des victimes et leurs avocats, réunis jeudi après-midi au Palais de justice de Paris pour un point sur l'enquête, moins d'un mois avant le lancement d'une nouvelle phase de recherche des boîtes noires de l'appareil.

Selon plusieurs participants à la réunion, Air France et Airbus devraient être mis en examen le 17 mars en tant que personnes morales pour "homicides involontaires".

"Il n'y a rien de nouveau dans le dossier qui explique pourquoi la juge d'instruction envisage cette mise en examen d'ores et déjà alors qu'il n'y a pas de rapports d'experts judicaires et qu'une nouvelle phase de recherches en mer va démarrer le 20 mars", a réagi auprès de l'AFP Me Fernand Garnault, avocat d'Air France.

"Nous ne doutons pas un seul instant que le juge se fonde sur des éléments très sérieux", a commenté devant la presse un des avocats des victimes, Me Alain Jakubowicz. "On espère un débat contradictoire et des explications de la part de +mastodontes+", Airbus et Air France, a ajouté l'avocat.

Pour Me Olivier Morice, un autre avocat des parties civiles, "c'est un véritable tournant" car "si les juges prennent cette décision, ça démontre que les éléments en leur possession sont sérieux. C'est une avancée".

Les experts auraient notamment jugé "trop tardive et inefficace" la réaction d'Air France à de premières alertes sur la fiabilité des sondes Pitot, qui servent à mesurer la vitesse de l'avion, selon une source proche du dossier.

Aucune mise en examen n'a encore été prononcée dans l'enquête, jusqu'ici suspendue à l'éventuelle découverte des boîtes noires de l'Airbus A330 qui s'est abîmé le 1er juin 2009 dans l'Océan atlantique. Jusqu'à présent, seuls 3% de l'avion et une cinquantaine de corps ont été repêchés dans les jours qui ont suivi la catastrophe aérienne.

De nouvelles opérations de recherche en mer de l'épave de l'Airbus vont être lancées vers le 20 mars sur une nouvelle zone de 10.000 km2. Il s'agira de la quatrième phase de recherche de l'appareil accidenté et de ses boîtes noires, qui pourrait s'étaler jusqu'en juillet, en trois étapes de 36 jours chacune.

En l'état des recherches et des données techniques recueillies, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé des investigations techniques, estime que la défaillance des sondes de vitesse Pitot est un des éléments expliquant l'accident, mais ne peut être à lui seul à l'origine de la catastrophe.

"Ces probables mises en examen d'Airbus et Air France ne sont pas une fin en soi mais elles permettront d'engager un débat contradictoire", a expliqué un des dirigeants de l'association de victimes Entraide et Solidarité AF447, Jean-Baptiste Audousset.

Me Morice a toutefois évoqué un "certain nombre d'obstacles" rencontrés, selon lui, par les enquêteurs. "Les juges qui ont lancé une commission rogatoire rencontrent des obstacles procéduraux", a-t-il dit, en désignant "les organismes" responsables "en Allemagne des règles de l'aviation et qui veulent faire jouer des immunités européennes".

Émission "Focus" du 17/12/2009 sur l'affaire du vol Rio-Paris

Première publication : 24/02/2011

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