Dernière modification : 24/02/2011 

- Extradition - Julian Assange - Justice - WikiLeaks


La justice britannique autorise l'extradition de Julian Assange

La justice britannique a autorisé l'extradition de Julian Assange vers la Suède. Le fondateur de WikiLeaks, que la justice suédoise veut interroger dans une affaire de "violences sexuelles", va faire appel de cette décision.

Par Lizzie TREU (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Julian Assange a essuyé jeudi un revers quand un tribunal londonien a validé le mandat d'extradition émis à son encontre par la Suède pour une affaire de viol, une décision contre laquelle le fondateur de WikiLeaks fera appel.

"Je dois ordonner l'extradition de M. Assange vers la Suède", a déclaré le juge Howard Riddle en balayant les arguments de la défense selon lesquels l'Australien de 39 ans serait victime d'une machination et d'un "abus de droit" de la part de la justice suédoise qui a émis un mandat d'arrêt européen contre lui.

Par Bénédicte PAVIOT, correspondante de FRANCE 24 à Londres

L'Australien de 39 ans --qui dément les accusations d'agression sexuelle et de viol portées par deux Suédoises-- n'a pas cillé à l'énoncé de la décision.

Peu après, il a attribué ses déboires judiciaires "au mandat européen" qui permet "après avoir coché des cases sur un document de deux pages" d'extrader un individu n'ayant fait l'objet d'aucune inculpation.

Ce mandat instauré en 2004 vise à autoriser l'extradition rapide de suspects dans l'espace judiciaire de l'Union européenne, pour une série de 32 infractions graves.

Le juge Riddle a estimé irrecevable l'argument selon lequel la qualification suédoise de viol ne saurait s'appliquer au Royaume-Uni. Julian Assange "a délibérément eu une relation sexuelle (avec l'une des deux Suédoises) profitant de manière malhonnête du fait qu'étant plongée dans le sommeil, elle se trouvait désarmée". "Dans ce pays, cela équivaut à un viol", a-t-il tranché.

Le juge n'a pas davantage retenu l'argument de la défense selon lequel M. Assange ne pourrait pas bénéficier d'un "procès équitable" en Suède au prétexte que les affaires à caractère sexuel se traitent généralement à huis-clos dans ce pays.

Il a estimé sans fondement l'argument selon lequel Julian Assange pourrait être extradé ultérieurement de Suède vers les Etats-Unis, avec le risque de se retrouver emprisonné sur la base américaine de Guantanamo, voire condamné à mort.

"L'affaire de viol est une affaire entre la Grande-Bretagne et la Suède. Malgré les affirmations contraires, les Etats-Unis ne sont pas impliqués", a confirmé peu après sur Twitter Philip Crowley, porte-parole du département d'état.

L'un des avcocats de M. Assange, Mark Stephens, a précisé que l'appel de son client serait déposé sous huitaine devant la Haute Cour de justice de Londres.

Depuis Stockholm, le défenseur des deux jeunes Suédoises a déploré le nouveau retard qu'engendrera ce recours. "J'ai dit à mes clientes que j'espérais que cela sera terminé avant l'été", a déclaré Claes Borgström à l'agence suédoise TT.

M. Assange s'était rendu à la police britannique le 7 décembre et avait passé neuf jours en détention avant d'être libéré sous caution.

Il est depuis assigné à résidence dans le manoir d'un partisan à 200 km de Londres. Le tribunal a confirmé jeudi les conditions de sa libération conditionnelle, port d'un bracelet électronique et couvre-feu compris.

Une vingtaine de personnes ont protesté jeudi devant l'enceinte du tribunal de Belmarsh, affirmant que le fondateur de WikiLeaks était victime d'une "machination". Selon eux, ses démêlés judiciaires visent en fait à sanctionner la diffusion par WikiLeaks de câbles diplomatiques confidentiels américains, au grand dam de Washington et de nombreuses capitales.

Certains avaient revêtu une combinaison orange évoquant la tenue des prisonniers de la base américaine de Guantanamo.

 

Commentaires (6)

Rien à voir avec Wikileaks

Cette affaire n'a rien à voir avec WikiLeaks. Merci de ne pas mélanger les choses. C'est seulement l'affaire d'Assange à titre personnel, WikiLeaks continuera à vivre sans lui, et ce n'est pas le procès de WikiLeaks qui a bien d'autres supporters, et alliés prêts à prendre la relève (et déjà en fonction pour assurer la continuité du projet).
Même si Assange est condamné en Suède, rien du tout ne justifie l'extradition ensuite vers les USA, ni la moindre condamanation contre WikiLeaks à cause des agissements ou de la défense personnele d'Assange qui, espérons-le, ne se retranchera pas derrière l'organisation WikiLeaks wui a autre chose à faire que de le défendre personnellement (et qui en l'occurence, ferait mieux de prendre des mesures pour éviter toute intervention d'Assange concernant sa propre affaire suédoise).

D'ailleurs WikiLeaks a aussi des soutiens en Suède. tout ce que peut faire la justice suédoise c'est prononcer contre lui une sanction civile l'empêchant de continuer à exercer la direction d'une organisation, le temps de sa peine. L'organisation doit se tenir prête et Assange devrait le comprendre qu'il ne doit rien faire qui puisse nuire à la préservation de WikiLeaks : il devrait de lui-même déjà démissionner de ses fonctions de représentation, le temps de son procès, et s'il n'est pas condamné, alors se représenter au bureau de l'organisation dont il n'est pas obligé par ailleurs d'arrêter son adhésion ou son soutien.

Ceci dit, il faut faire attention aux tentatives de récupération ou d'assimilation faites par le gouvernement américain. La séparation s'impose pour le moment, il est hors de question que l'organisation puisse souffrir de conséquences matérielles ou financières : les noms de domaines et contrats d'abonnement aux services d'hébergement, ou les titulaires des boites postales ou numéros de téléphone devraient déjà être transférés vers d'autres membres de confiance de l'organisation qui assumeront l'intérim.

Merci donc à France 24 d'éviter de titrer à tord "WikiLeaks: extradition d'Assange" en associant les deux. Retirez toute référence à Wikileaks dans la classification de ce sujet.

la magouille judiciaire

Ceci montre comment il y a encore à faire contre la justice des puissants. Le monde n'est pas encore libéré.

rien n est joue encore,

rien n est joue encore,

C I A VS Julian Assange

comme le 11 septembre.........C I A vs les autres......enfin ceux qui sont contre leur idées.....leur pensées voir unique.... 1984 (le film) est pour quand ? made in usa

Assange dérange

Pour des telles accusations (harcèlement sexuel etc) concernant ces faits ni prouvés, ni vérifiés, personne ne se fait extrader. Que les Anglais nous aident: combien d'extraditions y a-t'il eu vers un autre pays? Sauf Assange, bien sûr, car il dérange USA et ses alliés. Si tout était si "propre" dans notre monde géopolitique, les révélations de Wikileaks ne seraient un danger (!?) pour personne. Service rendu au CIA? Je ne serais pas surpris qu'il soit "liquidé" oneway-ticket vers les USA, bien sûr. Il y a encore de la place à Guantanamo...

OOOh ! que c'est mignon tout ça ...

Sa photo me suffit:
- Cet homme n'a absolument pas le regard d'un pervers !
Suivez son regard...il est innocent, et on veut..., souiller sa crédibilité intellectuelle,rien de plus.
(Paroles d'un grand voyant médium ,grand initié dans la science
physiognomonique internationale ).

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