- César - Cinéma français
Le cinéma français délivre ses récompenses
La 36e cérémonie des César se déroule ce vendredi au Théâtre du Châtelet, à Paris. Suivez l'évènement en direct et retrouvez-en le palmarès sur notre Twitter...
Avec 11 nominations à la 36e cérémonie des César, le film de Xavier Beauvois "Des Hommes et des Dieux" recueille par avance les honneurs de la profession qui marque une nouvelle fois sa distance avec le box-office en ignorant "Les Petits Mouchoirs" de Guillaume Canet ou "Camping 2" de Fabien Onteniente.
Au terme d'une année faste pour le cinéma hexagonal (plus de 206 millions d'entrées en salles, dont 35% pour les films français), les nominations consacrent pourtant la plupart des beaux succès de 2010, de "Potiche" à "Tournée", de "L'Arnacœur" à "The Ghost Writer", de Roman Polanski.
L'Académie des César accompagne le triomphe inattendu du film de Xavier Beauvois (plus de 3 millions de spectateurs), déjà couronné par le Grand Prix du jury à Cannes, "Des Hommes et des Dieux", qui conte le destin des moines de Tibéhirine, enlevés puis assassinés en 1996 en Algérie, est cité dans dix catégories.
Il est ainsi proposé aux César du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original, meilleurs son, photo, montage, meilleurs costumes, décors, meilleur acteur pour Lambert Wilson et deux fois pour le meilleur acteur dans un second rôle avec Michael Lonsdale et Olivier Rabourdin.
Les nommés dans les principales catégories :
Meilleur film
"L'Arnacœur" de Pascal Chaumeil ; "Le Nom des gens" de Michel Leclerc ; "The Ghost Writer" de Roman Polanski ; "Tournée" de Mathieu Amalric ; "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois ; "Gainsbourg, vie héroïque" de Joann Sfar ; "Mammuth" de Benoît Delépine et Gustave Kervern.
Meilleur acteur
Gérard Depardieu pour "Mammuth" ; Romain Duris pour "L'Arnacœur" ; Éric Elmosnino pour "Gainsbourg, vie héroïque" ; Jacques Gamblin pour "Le Nom des gens" ; Lambert Wilson pour "Des Hommes et des Dieux"
Meilleure actrice
Isabelle Carré pour "Les Émotifs anonymes" ; Catherine Deneuve pour "Potiche" ; Sarah Forestier pour "Le Nom des gens" ; Charlotte Gainsbourg pour "L'Arbre" ; Kristin Scott-Thomas pour "Elle s'appelait Sarah"
Meilleur réalisateur
Mathieu Amalric pour "Tournée" ; Olivier Assayas pour "Carlos" ; Xavier Beauvois pour "Des Hommes et des Dieux" ; Bertrand Blier pour "Le Bruit des glaçons" ; Roman Polanski pour "The Ghost Writer"
Meilleur film étranger
"Inception" de Christopher Nolan ; "The Social Network" de David Fincher ; "Invictus" de Clint Eastwood ; "Bright Star" de Jane Campion ; "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan ; "Dans ses yeux" de Juan Jose Campanella ; "Illégal" d' Olivier Masset Depasse.
Meilleur premier film
"Simon Werner a disparu" de Fabrice Gobert ; "L'Arnacœur" de Pascal Chaumeil ; "Gainsbourg, vie héroïque" de Joann Sfar ; "Tout ce qui brille" de Géraldine Nakache
"Tête de Turc" de Pascal Elbé
Un César d'honneur sera décerné par l'Académie au réalisateur américain Quentin Tarantino, lors de la cérémonie le 25 février qui sera retransmise en clair en direct à 21h00 sur la chaîne Canal +.


























Commentaires (2)
pour un guerrier(ex) la vie du cinéma
c'est une masturbation mentale,psycho-sentimentale qui arrive bien tard.On ne croit jamais que la mort nous fréquente en permanence .Que ceux qui n'ont aucun souhait avant de mourir lisent le nouveau testament et l'Apoc .Ce sera leur purge.
Des Hommes et des Dieux
Honneurs de la profession peut-être mais qu'en pense le public? Pour l'avoir vu à Tanger au Maroc, je ne comprends pas.Si j'ai aimé le traitement de l'image et le jeu de certains acteurs, je l'ai trouvé beaucoup trop long et pas toujours pertinent sur le fond. Par ailleurs X. Beauvois était présent mais ivre semble-t-il et du coup il s'est laissé aller à ses penchants. Après cette "leçon" sur le courage et la tolérance de 2h à l'écran, il s'est avéré intolérant ne laissant pas les gens s'exprimer ou poser leurs questions. Et puis dire "j'ai tourné au Maroc et j'étais entouré de marocains, ça s'est bien passé..." a paru assez douteux, il pouvait difficilement être entouré d'australiens et de quoi avait-il peur, d'être égorgé? Le dire au Maroc devant 350 personnes a vidé la salle plus vite que prévu. Donc loin des salons parisiens les avis ne sont pas forcément les mêmes et l'impression demeure que là on cherche à se donner collectivement bonne conscience.
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