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Economie

Le premier moteur de recherche chinois dans le collimateur de Washington

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/03/2011

Pour les services du représentant américain au Commerce, Baidu, le moteur de recherche numéro un en Chine, est devenu l'une des principales plaques tournantes des biens piratés. Également dans le viseur de Washington : le site suédois The Pirate Bay.

AFP - Le moteur de recherche chinois Baidu et le site suédois de téléchargement Pirate Bay ont été cités lundi par les autorités américaines parmi les principales plaques tournantes de la contrefaçon et de biens piratés.

Selon les services du représentant américain au Commerce (USTR), ces deux sites internet, parmi d'autres, et une vingtaine de quartiers commerciaux comme le Marché de la Soie de Pékin et le marché Pantip de Bangkok, sont des centres "notoires" de vente de bien copiés ou piratés, qu'il s'agisse de programmes informatiques ou de produits industriels, voire de programmes télévisés sur le sport.

Le premier rapport intitulé "Examen des marchés notoires" de l'USTR n'évoque pas de menace précise contre ces rendez-vous commerciaux, mais mentionne que les forces de l'ordre s'y intéressent.

"Les Etats-Unis appellent les autorités responsables à identifier les efforts pour combattre le piratage et la contrefaçon sur ces marchés et d'autres similaires", y lit-on.

La Chine vient en tête des pays mentionnés dans ce rapport. Baidu est accusé en particulier de permettre un système de lien conduisant les internautes vers des contenus piratés plutôt que vers des sites légitimes.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de Baidu, qui a considérablement renforcé sa domination du marché en Chine depuis un bras de fer entre Google et les autorités chinoises, s'est refusé à tout commentaire.

Les efforts du site chinois de commerce en ligne Taobao pour limiter la contrefaçon ont en revanche été reconnus par l'USTR, qui note toutefois qu'"il lui reste beaucoup à faire pour résoudre ces problèmes".

Un porte-parole du groupe Alibaba, propriétaire de Taobao, a promis qu'il "continuerait à travailler en étroite coopération avec les propriétaires de marques et d'autres pour encore améliorer le niveau de confiance et d'intégrité des sites marchands".

Pour ce qui est des sites de téléchargement, le rapport de l'USTR dénonce, outre Pirate Bay, le canadien IsoHunt, le russe Rutracker, l'ukrainien Demenoid, entre autres.

Pour ce qui est du commerce non virtuel, le rapport mentionne des marchés de Mexico , Buenos Aires, New Delhi, Kiev, Jakarta, Hong Kong et Manille, ainsi que Ciudad del Este, au Paraguay, et les régions limitrophes en Argentine et au Brésil.

Première publication : 01/03/2011

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