Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

8ème Jeux de la Francophonie: quelque 4000 athlètes réunis à Abidjan

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Claude Rich, un comédien unique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

50 Cent, rencontre avec un rappeur hors norme

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le bistrot, une tradition française qui se perd

En savoir plus

FOCUS

Irak : à Mossoul, le long chemin de la reconstruction

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le mépris de Donald Trump envers l'État de droit"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La BCE poursuit sa politique monétaire accommodante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Macron : la fin de l'état de grâce ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Football : la Coupe d'Afrique des nations fait sa révolution

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le point sur l'actualité politico-sociétale du contient américain : Canada, Etats-Unis, Amérique Latine... Et aussi, le regard décalé d’un chroniqueur de la rédaction. Le mercredi, à 17h45.

Dernière modification : 04/03/2011

Argentine : les voleurs de bébés de la dictature

L’Argentine rouvre la page douloureuse des années de la dictature. Huit militaires sont accusés d’avoir enlevé des centaines de nouveaux-nés à leurs familles au début des années 1980. A Cuba, Raul Castro modernise le modèle socialiste. Enfin, retour sur le contrat du siècle pour Boeing.

Argentine : un nouveau procès pour Videla

Par Antoine Raux

Jorge Videla, 85 ans, a déjà été reconnu coupable de dizaines de crimes, d’enlèvements, de disparitions et de tortures commis sur des opposants. Mais il avait été amnistié après avoir été condamné à la prison à perpétuité en 1985. Le dictateur avait été de nouveau placé en détention en 1998 pour "vol de bébés", ces enfants de victimes du régime nés en détention sous la dictature argentine (1976-1983). Mais de nouveau Videla bénéficiait d'une amnistie prononcée par l'ex-président Carlos Menen. La Cour suprême d’Argentine a ensuite déclaré imprescriptibles les crimes contre l’humanité. Cette décision judiciaire a permis la réouverture des poursuites. Cette fois Videla et 7 autres hauts responsables militaires de l'époque sont accusés du vol de 34 bébés "dans le cadre d'un plan systématique d'appropriation de mineurs"

Lors des conflits sociaux à Buenos Aires, il est très courant de croiser Victoria Moyano. C'est une fille de disparus durant la dictature qui a décidé de reprendre le flambeau de la lutte menée par ses parents, deux des militants syndicaux assassinés pour leurs idées. Militante de gauche, formée dans les marches dites "Juicio et Castigo" - Procès et Châtiment à tous les répresseurs -, elle ne semble pourtant pas soulagée par le nouveau procès de Jorge Videla, le principal artisan de la dictature.

"À la naissance, on nous a vendu comme des mascottes... Et aujourd'hui je vais avoir 33 ans et je ne sais toujours rien de mes parents. On ne sait pas grand chose non plus des 30 000 disparus de la dictature, ni de 400 autres enfants qui, comme moi, ont été volés à leur famille", explique-t-elle.

Pacte de silence

Victoria avait 9 ans lorsqu’elle a compris que ses parents n’étaient pas les siens. Mais plus dur a été d'apprendre que sa mère biologique avait accouché dans un centre de détention clandestin et qu'elle n’a pu tenir sa fille que quelques heures dans ses bras avant d’être emmenée et assassinée. "Ils m'ont volé mes origines. Qui étaient mes parents ? D'où est-ce que je viens vraiment ? J'ai toujours vécu dans le doute et dans le mensonge. En te volant ton identité, ils te volent ton histoire mais aussi ton présent. Car tout ce que je savais de moi était complètement faux !", témoigne Victoria en consultant l'énorme dossier de son adoption.

Ce sont au moins 500 bébés qui sont nés dans les mêmes conditions et seulement une petite centaine a aujourd'hui retrouvé son identité. C'est pourquoi Victoria dénonce un plan systématique, une chaîne de collaboration pour s'approprier les enfants des opposants politiques. Avec d'autres militants des droits de l'homme, elle travaille pour réunir des preuves et pour que soient jugés tous les responsables : militaires, juges, fonctionnaires... mais aussi multinationales.

"Durant la dictature, le constructeur automobile Mercedes a fourni le matériel pour les salles d'accouchement du camp de détention de Campo de Mayo. Ford avait son propre centre de détention. Et pourtant aucune de ces entreprises n'est ici poursuivie. Je crois qu'en enquêtant la justice pourrait obtenir de précieuses informations sur les militants ou leurs enfants disparus", explique la jeune fille.

Le jour de la première audience, la mobilisation espérée n'est pas au rendez-vous. Les précédents procès n'ont apporté aucun indice sur les corps de disparus. Aucune piste sur d'autres enfants volés à la naissance. Le fameux pacte de silence des militaires n'a jamais été rompu.
"Aujourd'hui la lutte continue, on va les mettre en prison. Malheureusement, dans le box ils ne sont que quelques uns", déplore Victoria avant d'affronter le regard de Videla. Ce vieux monsieur de 85 ans n'a jamais montré aucun remords et revendique encore et toujours la répression.

COMMENTAIRE(S)

Les archives

19/07/2017 Télévision

À Washington, l'expérience "Game of Thrones" autour d'un cocktail

C'est l'une des série télévisées les plus populaires de l'histoire : "Games of Thrones" a fait son retour dimanche pour une septième et avant-dernière saison, pour le plus grand...

En savoir plus

12/07/2017 Salvador

Salvador : le calvaire d'une jeune fille accusée d'avortement

Trente ans : c'est la peine prononcée au Salvador contre Evelyn Beatriz Hernández Cruz. Cette jeune fille de 19 ans vient d’être jugée coupable d'homicide pour avoir accouché...

En savoir plus

06/07/2017 Venezuela

Venezuela : s'exiler pour fuir la crise

Au Venezuela, le bras de fer entre le président de la République Nicolas Maduro et l'opposition ne connaît aucun répit et les manifestations sont quotidiennes. Devant l'ampleur...

En savoir plus

28/06/2017 Brésil

Brésil : Rosie, le robot anti-corruption

Accusé par le plus haut représentant du ministère public brésilien de "corruption passive", Michel Temer s'est expliqué mardi à la télévision. Le président brésilien a nié toute...

En savoir plus

22/06/2017 Uber

Gloire et décadence de Travis Kalanick, patron d'Uber

Depuis huit ans, Uber a bouleverse le secteur des véhicules avec chauffeurs, autrefois non concurrencé. L'entreprise a connu son lot de polémiques. Dernier coup de théâtre : son...

En savoir plus