Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FACE À FACE

Loi asile et immigration : un texte qui divise la majorité présidentielle

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"D'Alep à la Ghouta, l'histoire se répète"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le Venezuela a lancé le "petro", sa cryptomonnaie officielle

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et en même temps j'expulse"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Zimbabwe : Morgan Tsvangirai inhumé dans son village natal

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Afrin : une guerre sans images

En savoir plus

LE DÉBAT

Offensive turque sur Afrin en Syrie : un nouveau rapport de force entre Damas et Ankara ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Gabriel Attal : "Les propos de Laurent Wauquiez sont indignes et pas au niveau du chef d'un grand parti d'opposition"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Guillaume Larrivé : "On voit que la meute est en marche aux ordres de l'Élysée"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le point sur l'actualité politico-sociétale du contient américain : Canada, Etats-Unis, Amérique Latine... Et aussi, le regard décalé d’un chroniqueur de la rédaction. Le mercredi, à 17h45.

Dernière modification : 04/03/2011

Argentine : les voleurs de bébés de la dictature

L’Argentine rouvre la page douloureuse des années de la dictature. Huit militaires sont accusés d’avoir enlevé des centaines de nouveaux-nés à leurs familles au début des années 1980. A Cuba, Raul Castro modernise le modèle socialiste. Enfin, retour sur le contrat du siècle pour Boeing.

Argentine : un nouveau procès pour Videla

Par Antoine Raux

Jorge Videla, 85 ans, a déjà été reconnu coupable de dizaines de crimes, d’enlèvements, de disparitions et de tortures commis sur des opposants. Mais il avait été amnistié après avoir été condamné à la prison à perpétuité en 1985. Le dictateur avait été de nouveau placé en détention en 1998 pour "vol de bébés", ces enfants de victimes du régime nés en détention sous la dictature argentine (1976-1983). Mais de nouveau Videla bénéficiait d'une amnistie prononcée par l'ex-président Carlos Menen. La Cour suprême d’Argentine a ensuite déclaré imprescriptibles les crimes contre l’humanité. Cette décision judiciaire a permis la réouverture des poursuites. Cette fois Videla et 7 autres hauts responsables militaires de l'époque sont accusés du vol de 34 bébés "dans le cadre d'un plan systématique d'appropriation de mineurs"

Lors des conflits sociaux à Buenos Aires, il est très courant de croiser Victoria Moyano. C'est une fille de disparus durant la dictature qui a décidé de reprendre le flambeau de la lutte menée par ses parents, deux des militants syndicaux assassinés pour leurs idées. Militante de gauche, formée dans les marches dites "Juicio et Castigo" - Procès et Châtiment à tous les répresseurs -, elle ne semble pourtant pas soulagée par le nouveau procès de Jorge Videla, le principal artisan de la dictature.

"À la naissance, on nous a vendu comme des mascottes... Et aujourd'hui je vais avoir 33 ans et je ne sais toujours rien de mes parents. On ne sait pas grand chose non plus des 30 000 disparus de la dictature, ni de 400 autres enfants qui, comme moi, ont été volés à leur famille", explique-t-elle.

Pacte de silence

Victoria avait 9 ans lorsqu’elle a compris que ses parents n’étaient pas les siens. Mais plus dur a été d'apprendre que sa mère biologique avait accouché dans un centre de détention clandestin et qu'elle n’a pu tenir sa fille que quelques heures dans ses bras avant d’être emmenée et assassinée. "Ils m'ont volé mes origines. Qui étaient mes parents ? D'où est-ce que je viens vraiment ? J'ai toujours vécu dans le doute et dans le mensonge. En te volant ton identité, ils te volent ton histoire mais aussi ton présent. Car tout ce que je savais de moi était complètement faux !", témoigne Victoria en consultant l'énorme dossier de son adoption.

Ce sont au moins 500 bébés qui sont nés dans les mêmes conditions et seulement une petite centaine a aujourd'hui retrouvé son identité. C'est pourquoi Victoria dénonce un plan systématique, une chaîne de collaboration pour s'approprier les enfants des opposants politiques. Avec d'autres militants des droits de l'homme, elle travaille pour réunir des preuves et pour que soient jugés tous les responsables : militaires, juges, fonctionnaires... mais aussi multinationales.

"Durant la dictature, le constructeur automobile Mercedes a fourni le matériel pour les salles d'accouchement du camp de détention de Campo de Mayo. Ford avait son propre centre de détention. Et pourtant aucune de ces entreprises n'est ici poursuivie. Je crois qu'en enquêtant la justice pourrait obtenir de précieuses informations sur les militants ou leurs enfants disparus", explique la jeune fille.

Le jour de la première audience, la mobilisation espérée n'est pas au rendez-vous. Les précédents procès n'ont apporté aucun indice sur les corps de disparus. Aucune piste sur d'autres enfants volés à la naissance. Le fameux pacte de silence des militaires n'a jamais été rompu.
"Aujourd'hui la lutte continue, on va les mettre en prison. Malheureusement, dans le box ils ne sont que quelques uns", déplore Victoria avant d'affronter le regard de Videla. Ce vieux monsieur de 85 ans n'a jamais montré aucun remords et revendique encore et toujours la répression.

COMMENTAIRE(S)

Les archives

14/02/2018 Mexique

Mexique : TIC, l'opérateur qui change la vie des ruraux

Au Mexique, plus d'une dizaine de millions de personnes ne possèdent pas de smartphone ou encore d'un réseau mobile. Cela signifie pour certains de parcourir plusieurs kilomètres...

En savoir plus

07/02/2018 Costa Rica

Durcissement de la politique migratoire aux États-Unis : l'angoisse des sans-papiers

Cette semaine, nous prenons la direction les États-Unis, où depuis l'élection de Donald Trump, les arrestations de sans-papiers ont nettement augmenté. Certains immigrés illégaux...

En savoir plus

31/01/2018 Donald Trump

Crise au Venezuela : le Brésil face à la vague de refugiés

Direction le Brésil cette semaine, où les réfugiés en provenance du Venezuela sont sans cesse plus nombreux. Ils fuient la profonde crise politique et économique dans lequel le...

En savoir plus

17/01/2018 Twitter

Un an de présidence Trump : retour sur 365 jours de tweets

Depuis son investiture le 20 janvier 2017, Donald Trump a posté en moyenne sept messages par jour sur son compte Twitter. Il y a communiqué la plupart de ses décisions, parfois...

En savoir plus

11/01/2018 Golden Globes

Oprah Winfrey : présentatrice, productrice... future présidente ?

La vedette de télévision américaine Oprah Winfrey a reçu un prix pour l'ensemble de sa carrière lors de la cérémonie des Golden Globes dimanche à Hollywood. C'est la quatrième...

En savoir plus