Dernière modification : 05/03/2011 

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Ambiance de plomb pour le dernier défilé de Galliano chez Dior

Poursuivi pour injures raciales, John Galliano était le grand absent de son dernier défilé Dior, dont il a été le directeur artistique durant 15 ans. Avant le show, le PDG de la maison a dénoncé les propos "intolérables" du styliste britannique.

Par France 2 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Peu importe la richesse des velours ou la légèreté des volants, le dernier défilé de John Galliano pour Dior s'est déroulé vendredi dans une atmosphère alourdie par l'absence du couturier britannique, écarté de la maison et poursuivi pour injures racistes.

Le PDG de Dior dénonce des propos "intolérables"

Fait rarissime, le PDG de la maison Sidney Toledano est arrivé sur scène juste avant le spectacle, pour dénoncer les propos "intolérables" de M. Galliano, une "épreuve" particulièrement "douloureuse" à vivre pour la maison de luxe dont les valeurs restent "intactes", a-t-il assuré.

"Chacun chez Dior, qui s'est donné corps et âme à son travail, est stupéfait et attristé par ces paroles inqualifiables", a-t-il ajouté, rendant hommage aux ateliers qui, le "coeur serré", ont fait aboutir cette collection pour l'hiver prochain. Il a aussi rappelé que la soeur de Christian Dior avait été déportée à Buchenwald.

M. Galliano était le directeur artistique de la maison depuis quinze ans.

Poursuivi par trois plaignants évoquant deux incidents distincts, il apparaît aussi dans une vidéo circulant sur Internet, attablé ivre dans un café et déclarant son admiration pour Hitler dans un flot de grossièretés.

Le top model russe Natalia Vodianova, sans doute la seule vraie célébrité à avoir assisté au défilé qui se voulait sobre, a estimé qu'il ne fallait pas retenir du couturier "que le scandale".

"John est sous l'influence d'une maladie contre laquelle il se trouve impuissant, l'alcool fait faire des choses monstrueuses aux gens", a-t-elle déclaré aux caméras, alors que plusieurs mannequins sortaient en larmes des coulisses, interdites exceptionnellement à la presse.

La très influente directrice artistique du Vogue américain, Grace Coddington, interrogée par l'AFP, a laissé entendre son admiration pour le créateur: "Mes impressions? De très beaux vêtements, tout simplement. On verra bien ce que (la marque) arrivera à sortir la prochaine fois".

Un jeune homme très fashionista, jambes nues perchées sur d'interminables talons, attendait les spectateurs devant la sortie du musée Rodin avec un bouquet de mimosas et une affiche proclamant "The king is gone" (le roi est parti).

A contrario, une poignée de manifestants trentenaires avaient été écartés par la police avant le défilé. Titubant et vociférant comme des ivrognes, ils scandaient: "Bernard Arnault, viens nous servir à boire!"

Le milliardaire, propriétaire de la marque, ne s'est pas montré dans la salle.

C'est le mannequin fétiche de Dior, l'Américaine Karlie Kloss, qui a ouvert le défilé. Pas d'attitude provocante cette fois : sous sa cape, elle avait les mains posées sur les hanches, pour dévoiler la petite veste en cuir en dessous, son visage mangé par un large chapeau.

Les modèles, qui jouent généralement les aguicheuses impertinentes avec les photographes, marchaient le visage fermé, sans trahir la moindre émotion. Leur maquillage, assez marqué, était moins fantaisiste.

Côté vêtements, tous les codes de la maison, son "ADN" comme on aime dire dans le milieu de la mode, étaient bien présents. "Mais il manque l'âme", a souligné un habitué.

Tailles marquées et robes du soir façon nuisette. Toutefois les couleurs se faisaient rares : beaucoup de pastels pour les robes courtes, sauf un bustier en velours rouge profond prolongé d'organza, ou cette robe aubergine à volants, intercalant quelques touches amusantes de fourrure.

Au final, moment redouté car c'est là qu'apparaissait Galliano dans des effets toujours spectaculaires, une bonne quarantaine d'ouvriers et d'ouvrières des ateliers sont arrivés sur scène, en blouse blanche. Une page se tourne.

Commentaires (9)

Il y a différences

Qu'est ce que ses propos racistes ou non ont à voir avec son travail ou son contrat de travail? Il n'est pas encore condamné, non? Combien de politiciens français (même de la majorité UMPiste) ont été condamnés pour des propos racistes (envers les arabes ou l'islam) sans pour autant avoir dû quitter leurs fonctions? C'est qu'en France il y a racisme et racisme, apparemment...

Galliano

Que Monsieur Galliano ait du génie, soit un artiste de grand talent , un fabriquant de rêve, je n'en doute pas. Mais, même dans un pays démocratique, la liberté d'expression ne passe pas, ne doit pas passer par des injures à caractères racistes.
Parmi les riches clientes qui ont permis à Monsieur Galliano, via la maison Dior, d'avoir un compte en banque confortable, n'y a-t-il jamais eu des personnes de confession israélites ?

@ menzui

non mais vous dites n'importe quoi !!!!! il a signé un contrat avec Dior .... il travaille pour eux, il n'est pas indépendant ... ce sont les créations de Dior avant tout !

@ anonyme de 20h31 : pfffffff vous feriez mieux d'en dire moins ....

DIOR

Je ne peux que regarder les belles robes ! Je n'ai jamais été fan de Monsieur Galliano, mais DIOR ému demande de ne pas bouder la collection ? Surtout les royalties!!! On a bien d'autres causes à défendre, la mienne c'est les restos et des gens ONT FAIM !!! JC

A leur place

Il a donc fallu que Galliano se découvre pour que ceux et celles qui traduisent dans la réalité les croquis du couturier apparaissent en fin de défilé aux yeux du public: quel symbole!

A leur place

Il a donc fallu que Galliano se découvre pour que ceux et celles qui traduisent dans la réalité les croquis du couturier apparaissent en fin de défilé aux yeux du public: quel symbole!

ouuuuu

c'est quoi cette France on a même pas droit de dire se qu'on pense vive la démocratie!

ouuuuu

c'est quoi cette France on a même pas droit de dire se qu'on pense vive la démocratie!

si on veut effacer galiano,

si on veut effacer galiano, on ne doit ni porter ses creations, ni les presenter,,, c´est contraire aux droits d´auteurs,,,,,

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