Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Des émeutes éclatent au Gabon après l'annonce de la victoire de justesse d'Ali Bongo

En savoir plus

LE DÉBAT

Brésil : Clap de fin pour Dilma Rousseff (2ème partie)

En savoir plus

LE DÉBAT

Brésil : Clap de fin pour Dilma Rousseff (1ère partie)

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Offensive turque en Syrie : le casse-tête de Washington

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Venise, ses gondoles, ses canaux et... son cinéma !

En savoir plus

FOCUS

Crise des migrants : la rue, point de passage obligé pour les demandeurs d'asile à Paris?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Attentat de Gaziantep : la communauté kurde de Turquie à nouveau meurtrie

En savoir plus

FACE À FACE

La démission de Macron, un nouveau coup dur pour Hollande

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et à la fin, Macron tua le père"

En savoir plus

Une enquête sur les dessous de la guerre économique et de l’hyper concurrence. Le dimanche à 23h15.

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Dernière modification : 09/03/2011

Protectionnisme : La Chine en fait-elle trop ?

Chaque jour les hommes s'échangent des milliards de dollars de marchandises. Même si la crise financière de 2008 a ralenti ce commerce, une autre menace est elle bien réelle : il s'agit du protectionnisme. Le journal de l'Intelligence Economique d'Ali Laïdi a enquêté sur la Chine, un pays souvent critiqué pour sa pratique du protectionnisme à outrance.

En 2010, deux rapports émanant d'une part de la Chambre Américaine de Commerce en Chine et d'autre part de la Chambre de Commerce et d'Industrie Européenne en Chine, ont ouvertement critiqué les mesures protectionnistes de l'Empire du Milieu. Cette tendance à surprotéger et favoriser les acteurs nationaux n'en finit plus d'inquiéter les partenaires économiques de Pékin.

"Les entreprises européennes veulent investir et apporter leur technologie en Chine. Mais pour cela, elles doivent pouvoir lutter à armes égales avec leurs concurrents" explique Jacques de Boisséson, président de la Chambre Européenne de Commerce en Chine.

En effet, les entreprises étrangères sont trop souvent sujet à des réglementations trop strictes ainsi qu'à une administration chinoise pointilleuse. Les conditions d'implantations dissuasives imposées par la Chine attisent les griefs des experts. Pour Jacques de Boisséson "La chine ne respecte pas complètement les engagements qu'elle a pris lors de son adhésion à l'OMC."

Christian Murck est le président de la Chambre Américaine de Commerce en Chine. Il est aussi l'auteur d’un rapport très critique envers Pékin dans lequel il tient les autorités publiques chinoises pour responsables. Christian Murk leur reproche de développer leurs champions nationaux en protégeant leur marché intérieur et ce, au détriment des entreprises étrangères.
Christian Murck cite comme exemple la difficulté pour les entreprises étrangères d'obtenir les licences nécessaires dans le domaine des télécommunications.

Cependant à Bruxelles, le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht, estime que le protectionnisme ne menace pas le commerce mondial.

"Dans la plupart des cas, le protectionnisme n'est pas mal intentionné. Il y a naturellement une forte pression sur les politiciens pour prendre de telles mesures, pour protéger par exemple, les emplois". Mais selon lui, "l'histoire nous enseigne que le protectionnisme n'a pas les résultats que ceux qui l'introduisent voudraient obtenir".

D'autres pays, comme la Russie, sont également pointés du doigt par la Commission Européenne. Selon elle, "Moscou abuserait du patriotisme économique".

Dans ces conditions, une question se pose aux Européens : faut-il apporter une aide aux multinationales européennes afin qu’elles puissent lutter à armes égales ?

Pour Karel de Gucht, "une multinationale qui fonctionne bien ne l'est pas sur la base du soutien de son gouvernement". Selon lui , l’entreprises doit avoir une bonne organisation, un bon financement et un produit de qualité. "L'idée que la qualité d'une multinationale est caractérisée par le soutien national est erronée", conclut-il.

A Bruxelles, officiellement, la guerre économique n’existe pas.

Par Victoire MEYNIAL , Margaux DUQUESNE , Joris Zylberman , Ali LAIDI

COMMENTAIRE(S)

Les archives

20/04/2016 economie

Les Fintech bousculent le monde de la finance

Les Fintech débarquent ! Ces start-up spécialisées dans les produits financiers viennent concurrencer les acteurs traditionnels, essentiellement les banques et les assurances....

En savoir plus

21/01/2016 évasion fiscale

Evasion fiscale : les stratégies de certaines multinationales

Payer moins d'impôts en exploitant les failles du droit fiscal international. McDonald's, Starbucks, Facebook, Google ou encore Amazon le font. Ces multinationales sont dans le...

En savoir plus

02/08/2015 Yoga

Le yoga, nouvelle arme d'influence

"Intelligence économique" se penche sur la manière dont le Premier ministre indien utilise le yoga comme outil d’influence et de pouvoir.

En savoir plus

19/07/2015 economie

Fab Lab : retour à l'âge du "faire"

Attention, la révolution Fab Lab débarque ! Fab Lab pour laboratoire de fabrication. Dans ces lieux, chacun est invité à fabriquer ce qui lui passe par la tête...

En savoir plus

05/07/2015 Histoire

Venise au Moyen-Âge : un redoutable guerrier économique

Avant d'être prise d'assaut chaque année par des millions de touristes qui admirent sa splendeur, la Cité des Doges était réputée pour semer la terreur commerciale dans toute la...

En savoir plus