Dernière modification : 06/03/2011 

- Abdelaziz Bouteflika - Algérie - Manifestations


L'opposition bloquée par des contre-manifestants

Une nouvelle manifestation de l'opposition a été dispersée samedi dans les rues d'Alger, la capitale. Des policiers et des militants favorables au pouvoir ont bloqué le cortège qui demandait le changement, bravant l'interdit de manifestation.

Par Kamel Zait / Lise BARCELLINI / Olivier FARRY (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le rendez-vous de l'opposition samedi à Alger en trois endroits pour marcher en faveur d'un changement du système a une nouvelle fois tourné court, les manifestants se retrouvant bloqués par la police et des militants agressifs favorables au pouvoir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Syndiquer le contenuREPORTERS - Mars 2011

Une tendance de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) avait fixé ce rendez-vous à Alger pour 11h00 (10H00 GMT), bravant l'interdit de manifestation dans la capitale. Mais les quelques dizaines de contestataires se sont retrouvés rapidement ceinturés par la police tandis que des contre-manifestants occupaient le terrain.

Aux cris de "Bouteflika n'est pas Moubarak", l'ex-président égyptien chassé par la foule le 18 février, quelques dizaines de jeunes arborant des portraits du président Abdelaziz Bouteflika ont pourchassé et molesté des manifestants dans l'un des trois sites, la place du 1er juillet dans le quartier d'El Madania.

Les contre-manifestants s'en sont ensuite pris au chef du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, 19 députés sur 389 au parlement) Said Sadi, membre de la CNCD tout juste arrivé sur les lieux mais contraint de repartir face à une cinquantaine de jeunes déterminés "à le lyncher", selon un témoin.

M. Sadi a tout de même eu le temps de crier: "Nous continuerons à marcher quelles que soient les mesures prises par le régime pour nous en empêcher".

Les marches de samedi sont la cinquième tentative depuis le 22 janvier.

Face à eux, la police dotée d'un dispositif léger s'est rapidement renforcée avec des éléments casqués munis de matraques et gaz lacrymogènes pour boucler le secteur et finalement disperser la foule.

Syndiquer le contenuMONDE ARABE

Le dirigeant de l'opposition a affirmé à l'AFP par téléphone que ses agresseurs lui avaient "donné un coup de couteau, mais ce n'est pas grave".

Interrogée, la police déclarait à l'AFP n'avoir reçu aucune plainte.

Dans le quartier de Hussein Dey, face au tribunal, une dizaine de manifestants arrivés une heure avant la marche, parmi lesquels deux députés du RCD et Me Ali Yahia Abdennour, président d'honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH), âgé de 90 ans, ont été ceinturés par les forces de l'ordre.

A l'ouest d'Alger, à Ain Benian, des barrières avaient été érigées samedi matin pour bloquer l'accès aux piétons tandis que des véhicules blindés et un gros contingent de policiers casqués surveillaient les alentours, sans qu'il ne se passe quoi que ce soit, selon des témoins.

M. Sadi a accusé les autorités d'avoir interdit les marches ailleurs qu'à Alger alors que ces dernières ont toujours affirmé que l'interdiction s'appliquait à la seule capitale. Selon lui, une interdiction de marche a été décrétée pour samedi à Batna (430 km au sud-est d'Alger).

A Oran, la grande ville de l'Ouest, une marche prévue à partir de la place du 1er novembre, été interdite, selon la CNCD. Elle a fait état d'une centaine d'interpellations, dont son représentant local Kaddour Chouicha et une dizaine de journalistes, selon l'un d'entre eux. Ils ont ensuite été relâchés.

La CNCD, créée le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début de l'année qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, s'est scindée le mois dernier entre partisans de marches dans les rues et la société civile et des syndicats autonomes plus favorables à un travail de fond.

"L'Histoire s'accélère et va bouleverser tous les pays arabes. C'est juste une question de temps pour l'Algérie. Si on nous laissait marcher, le peuple marcherait avec nous", a affirmé aux journalistes Me. Ali Yahia.
 

Syndiquer le contenuLe monde arabe en ébullition
Commentaires (3)

l'algérie

le peuple algérien est assez mûr pour décider de son avenir il n'a pas besoin de suivre une opposition qui ne le représente pas qui ne représente qu'elle même au moins notre président nous l'avons choisi ou du moins a été choisi par une majorité tandis que sadi!!!!! qu'il se rappelle combien de personnes ont voté pour lui en dehors bien sûr des membres de sa famille .On peut voir un changement légitime demandé par un peuple(pour une vie honorable )en Égypte (un pays en toute crise)mène à quoi et ce changement pour le changement imposé par une opposition en Libye(pays riche en pétrole cible de l'Europe et usa) aboutit à quoi

pour une algérie libre et laique

Au début des années 80, c'était Sadi et ses compagnons qui avaient initié la première ligue des droits de l'homme en Algérie. Ces militants de la liberté ont payé chèrement cet acquis au prix d'un long séjour dans le bagne de Tazoult. Les opportunistes qui les critiquaient alors en jouissent aujourd'hui pleinement et surtout gratuitement. Ils attendent tous de Sadi et de ses compagnons qu'ils arrachent des pans de liberté au pouvoir en place pour s'en accaparaient demain.
Pour une Algérie libre, moderne, démocratique et laique.

vive l'algerie

vous me faite crire de quelle opposition en parle ici,ce saadi c le 1ier en algerie qui a detourner la democratie en appelant l'arme a intervenir pour annuler des election

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