Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

Economie

L'agence Moody's met la pression sur la zone euro en baissant la note grecque

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/03/2011

Moody's, l'une des trois grandes agences de notation, a baissé la note souveraine de la Grèce en la classant dans les pays dits "à risque". Athènes déplore cette décision, à quatre jours d'une réunion européenne sur l'eurozone.

AFP - A quelques jours d'un sommet européen crucial pour l'avenir de l'euro, l'agence de notation financière Moody's a fait pression sur les gouvernements de la zone euro en abaissant lundi un peu plus la notation souveraine de la Grèce, dont le gouvernement a vivement réagi.

Moody's Investors Service, une des trois grandes agences de notation dans le monde, a annoncé qu'elle abaissait de trois crans la note souveraine de la Grèce, à B1 contre Ba1 auparavant, et prévenu qu'elle pourrait encore l'abaisser, en raison de difficultés économiques persistantes dans le pays et du risque de restructuration de la dette après 2013.

Cette note fait entrer la Grèce dans la catégorie des pays dits à risque.

Elle est attribuée à des émetteurs ne présentant qu'une "faible sécurité de remboursement sur le long terme".

L'agence a indiqué qu'elle doutait de la solidarité à long terme des pays de la zone euro vis-à-vis de la Grèce, au vu des dernières déclarations de certains dirigeants européens, Angela Merkel au premier chef, indiquant qu'un soutien supplémentaire au-delà de 2013 serait "conditionné" à une évaluation de sa "solvabilité".

Moody's s'est contentée de prendre note des progrès faits par la Grèce pour son assainissement financier, ainsi que des discussions en cours dans la zone euro pour mettre au point un mécanisme de soutien à long terme.

L'agence a surtout insisté sur tout ce qui restait à faire pour que le pays puisse de nouveau emprunter seul sur les marchés financiers, et qui lui paraît difficile à réaliser dans les conditions actuelles.

Côté budgétaire, malgré les 6 points de réduction du déficit public réalisés en un seule année, en 2010, Moody's a regretté que la Grèce ne parvienne pas à augmenter ses rentrées fiscales.

Vis-à-vis de la zone euro, elle a estimé que même si les partenaires se mettent d'accord pour assouplir les termes du prêt de 110 milliards accordé en mai à la Grèce, le résultat n'aboutira qu'à "une réduction du rythme et de la magnitude de la détérioration" de la situation du pays.

Moody's laisse néanmoins entrevoir la possibilité d'un relèvement de la note "si des revenus importants de privatisation" ou des "progrès importants dans la lutte contre l'évasion fiscale" étaient enregistrés, ou encore si la Troika UE-BCE-FMI "étend son soutien à long terme" à la Grèce "sans imposer de pertes aux détenteurs d'obligations".

"La Grèce fait des efforts considérables qui sont extrêmement pénalisants pour les citoyens, personne ne le conteste. Mais, à moyen terme, ces efforts seront-ils suffisants pour qu’elle puisse refinancer sa dette?" s'est interrogé Michel Madelain, le Français qui dirige depuis novembre 2010, Moody’s Investors service dans une interview à Libération lundi. Il reconnaît au passage que "la notation financière "a un aspect prédictif forcément aléatoire".

A Bruxelles, la Commission européenne n'a pas souhaité réagir à l'annonce de Moody's. Elle a souligné qu'elle avait sa "propre évaluation" de la situation, celle "dont il faut tenir compte", selon une porte-parole.

Le gouvernement grec a lui vivement réagi lundi, jour férié en Grèce, en jugeant la dégradation "complètement injustifiée" et en contre-attaquant sur la pertinence même du travail des agences de notation financière jugées "irresponsables".

Il a attaqué le timing de l'annonce, à quatre jours d'une réunion européenne qui doit débattre de ces sujets. Et estimé qu'elle "renforce les arguments en faveur d'une régulation plus forte des agences de notation elles-mêmes".

A court terme, la décision de Moody's ne devrait pas affecter le financement de l'Etat grec, qui doit émettre mardi pour 1,250 milliard d'euros d'obligations à six mois, émission dont la durée est couverte par l'actuel système de soutien.

Première publication : 07/03/2011

  • FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL

    L'UE discute de la mise en place d'un mécanisme de rachat de dette

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)