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Amériques

Le condamné à mort Hank Skinner autorisé à poursuivre sa bataille judiciaire

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/03/2011

Condamné à la peine capitale pour un triple meurtre, Hank Skinner a été autorisé par la Cour suprême américaine à poursuivre sa bataille judiciaire contre l'État du Texas, qui refuse de le laisser pratiquer des tests ADN.

AFP - Le condamné à mort américain Hank Skinner a fait lundi un pas de plus vers la réalisation de tests ADN pour prouver son innocence dans un triple meurtre, en obtenant le feu vert de la Cour suprême pour poursuivre sa bataille judiciaire contre le Texas.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a tranché lundi en faveur du condamné à mort en l'autorisant à poursuivre devant la justice fédérale, en vertu de la loi sur les droits civils, son combat contre le refus par le Texas de le laisser effectuer, même à ses frais, des tests ADN qui pourraient selon lui prouver son innocence.

Hank Skinner, 48 ans, marié à une Française, a été condamné à mort pour le triple meurtre en 1993 de sa compagne, battue à mort, et des deux fils de celle-ci, poignardés. Il a toujours nié être l'auteur des crimes.

Contactée par l'AFP, sa femme Sandrine Ageorge-Skinner a assuré s'être "effondrée en larmes" en apprenant la nouvelle. "Cette attente a été franchement insupportable", a expliqué cette militante anti-peine de mort jointe par téléphone en France. La Cour suprême avait examiné le dossier le 13 octobre 2010.

"Nous sommes impatients de démontrer devant le tribunal fédéral que le refus inexplicable du Texas d'accorder à Hank Skinner un accès aux tests ADN est injuste et ne peut pas rester en l'état", a affirmé de son côté Robert Owen, un avocat du condamné, dans un communiqué.

Dans sa décision à six voix - dont deux de ses plus éminents juges conservateurs - contre trois, la Cour a rappelé que "le succès de ce recours (devant le tribunal fédéral) ne donnerait au condamné que la possibilité d'effectuer des tests ADN" et qu'"en aucun cas" la simple obtention de ces tests n'établit "l'illégalité de la détention".

Cette décision "n'est qu'une étape dans la procédure, il y a encore beaucoup d'étapes avant que Hank Skinner puisse être libéré ou même obtenir des tests ADN", a analysé pour l'AFP Richard Dieter, directeur du Centre d'informations sur la peine de mort. "Elle ne fait que lui garantir le droit de se battre en justice, et au moins, il est vivant pour le faire".

Pour le président de la Commission judiciaire du Sénat, Patrick Leahy, cette décision va permettre "de s'assurer de la bonne utilisation des tests ADN pour punir les coupables et disculper des innocents".

Dans le couloir de la mort depuis plus de 15 ans, Hank Skinner a échappé le 24 mars 2010 in extremis à son exécution. Le sursis de la Cour suprême était tombé 45 minutes avant l'heure de l'injection mortelle.

"On peut être partis pour plusieurs années", a confirmé Mme Skinner, relevant que les "cours texanes sont très souvent en opposition avec la Cour suprême" et évoquant même la possibilité que le Texas fixe une nouvelle date d'exécution à un moment de la procédure.

L'avocate général du comté de Gray au Texas, Lynn Switzer, refuse de fournir les échantillons de taches de sang et de particules relevées sous les ongles de la victime au motif que l'avocat du condamné avait refusé qu'ils soient analysés au moment du procès en 1995.

L'accusation avait alors démontré la présence de l'accusé sur les lieux du drame, c'est-à-dire chez lui, ce qu'il ne conteste pas. Mais il assure que seul un tiers a pu agir car il était évanoui lorsque les crimes ont été perpétrés. La présence d'un cocktail d'anxiolytiques, d'anti-douleurs et d'alcool dans son organisme avait été confirmée par une prise de sang.

Sa femme, avec laquelle il correspond depuis 1996 et qu'il n'a pas le droit de voir, a assuré à l'AFP qu'il était "très fragile psychologiquement et nerveusement".

Elle n'a pu dire s'il avait été prévenu lundi de la décision de la Cour suprême. "La prison lui pourrit la vie en ce moment", a-t-elle expliqué. "On fait tout pour qu'il dégoupille, parce que ça aurait été tellement bien, avant cette décision, de dire qu'il était violent, dangereux, qu'il avait attaqué un gardien".
 

Première publication : 08/03/2011

  • ÉTATS-UNIS

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