AFP - Quelque 80 personnes mal logées ont occupé mercredi la Chambre nationale des huissiers (IXe arrondissement), à l'initiative de l'association Droit au logement (DAL), pour dénoncer les expulsions, à quelques jours de la fin de la trêve qui les interdit pendant l'hiver.
Les manifestants, expulsés ou expulsables, et pour une grande majorité d'entre-eux jugés prioritaires pour être relogés dans le cadre d'une procédure Dalo (Droit au logement opposable), ont occupé pendant près d'une heure et demi le hall de la Chambre nationale des huissiers, a constaté une journaliste de l'AFP.
Assis sous la verrière du hall, ces personnes, essentiellement des femmes accompagnées de leurs jeunes enfants, ont déployé des banderoles réclamant notamment la "réquisition des logements vides". "Expulsions, expulsés, y en a marre!", ont-ils scandé au son de crécelles agitées par les enfants.
Les manifestants étaient soutenus par le collectif Jeudi Noir, qui milite contre le mal-logement.
Ils ont quitté les lieux pour s'installer devant l'entrée de la Chambre après avoir obtenu qu'une délégation rencontre ses responsables.
"Ce qui nous inquiète, c'est qu'il y a de plus en plus d'expulsions car les logements et les loyers sont de plus en plus chers", a expliqué Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL, qui réclame "l'arrêt des expulsions sans relogement" et la construction "massive" de logements.
La trêve hivernale des expulsions court du 1er novembre au 15 mars. La justice rend chaque année plus de 100.000 décisions prononçant une expulsion.






