Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Ukraine - Russie : les "Mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Nobel de la paix pour Tsahal"

En savoir plus

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

  • Manifester, une liberté qui reste "la règle"... mais sous haute surveillance

    En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costa Concordia

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Le Festival d'Avignon, une tradition politique ancrée dans l'actualité

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

Afrique

À Addis Abeba, l'UA organise une réunion au sommet pour conjurer la guerre civile

Vidéo par Florence VILLEMINOT

Texte par Sarah LEDUC

Dernière modification : 10/03/2011

Alassane Ouattara est attendu jeudi à Addis Abeba pour être entendu par le panel de cinq chefs d'État mandatés par l'UA pour résoudre la crise post-électorale ivoirienne. Également invité, Laurent Gbagbo a décliné l'offre.

Alors que la Côte d’Ivoire est au bord de la guerre civile, le panel de cinq chefs d'État désignés par l’Union africaine (UA) pour dénouer la crise politique ivoirienne s'est réuni, mercredi, à Addis Abeba, en Éthiopie, pour finaliser ses propositions de solutions avant de les soumettre, jeudi, au Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine. 

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ont tous deux été invités à la réunion à laquelle participeront, notamment, Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso). Mais seul le président ivoirien élu et reconnu par la comunauté internationale a accepté l'invitation. Laurent Gbagbo, lui, sera représenté par le chef de fil de son parti, Pascal Affi N’Guessan, et par son ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé.
 
Si celui-ci justifie son absence par la "dégradation de la situation sécuritaire interne en Côte d’Ivoire", elle tiendrait plutôt, selon certains observateurs, au risque d'assister à l'adoubement de son rival  par l’UA.
 
"Jusqu’à présent, c’était plutôt la communauté internationale, l’ONU, les États-Unis, la France et la Cédéao [Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, NDLR] qui reconnaissaient Ouattara. Mais il y avait une sorte de flottement au sein de l’Union Africaine. C’est pour cela que cette réunion est importante et qu'Alassane Ouattara souhaite y aller", explique Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI et spécialiste de l’Afrique.
 
Dissensions
 
La "presse bleue" (pro-Gbagbo) ivoirienne dénonce, pour sa part, un nouveau "piège" orchestré par l'UA, l'Onuci et la France pour attirer le président sortant hors du pays afin d'accélérer sa chute.
 
Reste que, à l'UA, la situation est loin d'être aussi simple. Au sein du panel de chefs d'État mandaté par l'organisation, deux hommes - qui interprètent de façon diamétralement opposées la situation en Côte d’Ivoire - s'opposent.
 
Il y a d'un côté Blaise Compaoré, le président burkinabè, honni par les partisans de Laurent Gbagbo qui le considèrent comme le défenseur principal d'une intervention militaire ouest-africaine - dans le cadre de la Cédéao - pour faire respecter la voix des urnes en Côte d'Ivoire. Il y a de l'autre Jacob Zuma, le président sud-africain, qui refuse toute solution "impérialiste" dans le pays. Or, aucun des deux ne semble prêt à lâcher du lest...
 
En outre, le nouveau président en exercice de l'UA, l'Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, compterait parmi les "sept alliés" africains de Laurent Gbagbo, si l'on en croit Alcide Djédjé, qui a donné un entretien au quotidien d’État ivoirien "Fraternité matin", ce mercredi.
 
Intensification des violences
 
Initialement chargé d'élaborer des "solutions contraignantes" à la crise ivoirienne d'ici à la fin du mois de février, le panel de l’UA a vu son mandat prorogé d’un mois. Mais lors de sa dernière réunion organisée le 4 mars à Nouakchott, en Mauritanie, aucune solution concrète de sortie de crise n’a été trouvée. Le groupe s'était alors contenté d'exiger "la cessation de toute forme de violences", "l’arrêt des tueries et des campagnes haineuses" et la "levée du blocus de l’hôtel du Golf où est reclus ADO".
 
Un message qui n'a visiblement pas été entendu, au vu de l'intensification des violences à Abidjan et dans l’ouest du pays. Mardi, trois hommes et une jeune femme de 18 ans ont été tués par balle et une vingtaine d’autres blessés dans la capitale économique ivoirienne, lors d’une opération des forces de l’ordre.
 
Beaucoup d'Ivoiriens restent donc sceptiques à l'évocation des solutions susceptibles d'émerger de cette énième réunion. "La réunion prévue à Addis Abeba, où l’Union africaine doit donner des directives pour la résolution de la crise, semble peu porteuse d’espoir. Ce qui menace Abidjan et le reste du pays est un dérapage bien plus grave" , résume ainsi, fataliste, Jean-Philippe Rémy, l'envoyé spécial du quotidien "Le Monde" en Côte d’Ivoire.
 

 

Première publication : 09/03/2011

  • CÔTE D'IVOIRE

    Affrontements meurtriers à l'issue d'une manifestation à Abidjan

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Laurent Gbagbo décrète la prise de contrôle de la filière cacao

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Les forces pro-Ouattara mettent la main sur Toulépleu, dans l'ouest

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)