Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Les Arméniens cachés de Turquie en quête d’identité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Yémen : des milliers de réfugiés affluent à Djibouti

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"Christianophobie" : un mots qui fait peur..

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Hillary Clinton entre en piste pour 2016 - Les élections législatives au Royaume-Uni

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Naufrages de migrants : l'Europe passive ou impuissante ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Manuel Valls contre le racisme et l'antisémitisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle américaine 2016 : l'économie dans la campagne

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Nokia s'offre Alcatel-Lucent : les emplois menacés ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

Afrique du Sud : les familles des mineurs de Marikana réclament justice

En savoir plus

Afrique

La justice dissout le RCD, parti de l'ex-président Ben Ali

Vidéo par David THOMSON , Pierrick LEURENT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/03/2011

Mercredi, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti de l'ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, en fuite depuis le 14 janvier, a été dissous par la justice. Les biens et les fonds de la formation politique ont été liquidés.

AFP - Le tribunal de première instance de Tunis a annoncé mercredi la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l'ex-président Ben Ali, provoquant une explosion de joie dans la salle, a constaté l'AFP.

"Le tribunal de 1ère instance de Tunis a décidé de dissoudre le Rassemblement constitutionnel démocratique et de liquider ses biens et ses fonds" par le biais du ministère des finances, précise le jugement qui a été accueilli par une clameur gigantesque des centaines de personnes présentes dans la salle.

Se mêlant à l'hymne national, les slogans ont fusé immédiatement: "RCD dégage!", "Tunisie libre!", "ô martyrs, nous poursuivons la lutte".

Des avocats en robe et des jeunes enroulés dans le drapeau national s'étaient mêlés à la foule qui grossissait à vue d'oeil aux abords du bâtiment.

Le tribunal avait commencé à examiner la semaine dernière l'action intentée par le ministère de l'Intérieur.

A l'ouverture du procès son avocat, Me Faouzi Ben Mrad, avait réclamé "la dissolution du RCD et la saisie de ses biens à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qu'il avait acquis en spoliant l'argent du peuple".


Déjà suspendu le 6 février de toute activité et réunions, le RCD revendiquait plus de deux millions d'adhérents pour 10 millions d'habitants.

Depuis la fuite du président le 14 janvier, les Tunisiens n'avaient cessé de manifester pour réclamer la dissolution de ce parti symbole de l'état-policier durant les 23 ans de régime de Ben Ali.

Six jours après la chute du régime, le gouvernement transitoire de Mohammed Ghannouchi avait annoncé le 20 janvier que l'Etat allait prendre possession des "biens mobiliers et immobiliers" du RCD et procéder à la séparation de l'Etat et du RCD.

Son imposant siège au coeur de Tunis avait été l'une des premières cibles symboliques de la révolution qui devait emporter le régime et son chef.

Le RCD avait été fondé le 27 février 1988 par Zine El Abidine Ben Ali sur les restes du Néo-Destour, qui avait conduit le pays à l'indépendance sous la houlette du président Habib Bourguiba.

Quatre jours après sa fuite en Arabie saoudite, l'ex-président Ben Ali avait été radié à la tête du RCD, mais n'avait pas été remplacé.

Lors de la présidentielle de 2009, le "candidat Ben Ali" avait remporté 89,62% des suffrages.

Membre de l'Internationale socialiste depuis 1989, le RCD en a été exclu le 17 janvier à la demande des socialistes français.

 

Première publication : 09/03/2011

  • Dans les pas des révolutions du monde arabe?

    En savoir plus

  • JOURNÉE DE LA FEMME

    L'UE souligne le rôle des femmes lors des récentes révolutions arabes

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Tunis effectue un premier pas vers la dissolution du parti de Ben Ali

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)