Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Mode masculine hiver 2015 à Paris, les libertés d'expression triomphent

En savoir plus

FOCUS

Législatives en Grèce : un scrutin décisif

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Manchester City-Côte d'Ivoire au Mondial : Yaya Touré se confie à FRANCE 24

En savoir plus

#ActuElles

Sport : à quand la parité ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération des humanitaires à Bangui : Le chef anti-balaka Andilo ne sera pas relâché

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Abdallah, "grand défenseur des femmes" selon Christine Lagarde

En savoir plus

TECH 24

Alan Turing, le casseur de codes

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Lassana Bathily, un héros désormais français

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Taux de croissance en Chine : "7,4%, c'est un taux de croissance dont on rêverait!"

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 14/03/2011

Haïti, le casse-tête de la reconstruction

Le 12 janvier 2010, plusieurs villes d'Haïti ont été détruites par le séisme. Plus d’un an après, et malgré l’aide internationale, 80% des sinistrés continuent à vivre dans des camps, au milieu des gravats, sans eau ni électricité. Notre envoyée spéciale a rencontré ces Haïtiens qui cherchent à connaître la vérité sur l’argent des ONG.

Des camps de fortunes devenus villes

Dès l'arrivée en avion, à travers le hublot, Port-au-Prince ressemble à un gigantesque patchwork. Dans la ville et ses alentours, des centaines de milliers de tentes regroupées en camps de 50 000 à 70 000 personnes s'étalent sur n'importe quel petit espace libre de la capitale. À ciel ouvert, plus question de vivre sous du béton meurtrier…

À chaque pays ou ONG sa couleur de tente ou sa bâche. Plus d'un million de sinistrés vivent encore sous ces kilomètres de plastiques. Ils étaient 2,3 millions déplacés au lendemain du tremblement de terre.

Port-au-Prince figé dans son séisme

Les gravats : impossible d'y échapper en parcourant la capitale. Des milliers et des milliers de tonnes de béton, métaux, pierres et débris recouvrent encore et toujours toute la capitale. Port-au-Prince vit donc en permanence dans un air ambiant chargé de poussières. Les maisons, les commerces, les hôtels, les bâtiments administratifs, le palais présidentiel sont toujours en l'état : effondrés, figés tels quels, depuis le 12 janvier 2010.

Seul un faible pourcentage des décombres a été dégagé. Dégagés ? Plutôt évacués partiellement ou comme souvent repoussés sur le côtés des routes pour former de nouveaux monticules. L'objectif : permettre aux Haïtiens de circuler au mieux sur des chaussées très souvent lourdement endommagées.

Dans la ville, du matin au soir des Haïtiens s'activent munies de simples pelles et de brouettes. Ils dégagent sans cesse depuis des mois les décombres. Car il n'y plus dans tout le pays qu'une trentaine de tractopelles en action. Difficile à imaginer et pourtant : les pays étrangers venus en aide après le séisme sont repartis avec ce matériel si précieux.

10 milliards de promesses de dons

L’administration, elle aussi est anéantie. Il y a bien parfois un service minimum, abrité sous des tentes ou dans des préfabriqués, comme pour la mairie de Port-au-Prince. On y enregistre les noms des disparus contre une attestation qui permet de débloquer héritages et comptes bancaires.

L'absence de gouvernance est criante. Impossible de rencontrer le président René Préval. Ou même le premier ministre haïtien, qui préside avec Bill Clinton la seule institution chargée de la reconstruction : la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Devant l'afflux de promesses de dons, cette Commission a été créée par décret présidentiel pour analyser, planifier, coordonner et valider tous les projets de reconstruction en Haïti. Contestée pour son fonctionnement, sa lenteur d'action et le manque d'implication des Haïtiens, elle a jusqu'ici validé 74 projets concernant le retrait des débris, la construction d'hôpitaux, d'écoles ou de logements. Gabriel Verret, directeur exécutif de la CIRH, explique que les donateurs ont fait des promesses de dons, mais tous n'honorent pas les délais de décaissement. Concrètement l'argent n'est pas disponible dans l’immédiat. Impossible donc d'avancer plus vite sur la reconstruction.

Sentiment d'abandon et d'impuissance des sinistrés, pauvreté, chômage, criminalité, viols dans les camps, difficultés pour les ONG à se coordonner entre elles et avec les Haïtiens - elles sont plus de 10 000 sur place, un record mondial -, … Il y a urgence à trouver une stabilité politique pour sortir Haïti de son marasme.

Par Alexandra RENARD

COMMENTAIRE(S)

Les archives

16/01/2015 Charlie Hebdo

Attentats de Paris : l'itinéraire des terroristes

Attentat contre "Charlie Hebdo", fusillade de Montrouge, assauts à la porte de Vincennes et à Dammartin-en-Goële… Pendant trois jours, trois jihadistes ont terrorisé la France et...

En savoir plus

09/01/2015 Iran

Vidéo : Iran, la fureur de vivre

En Iran, faire la fête, boire ou danser est illégal. Amende, prison voire pendaison menacent les contrevenants à la loi. Pourtant, la population iranienne, qui compte deux tiers...

En savoir plus

02/01/2015 Ukraine

Reportage : Donetsk, le prix de l’indépendance

À Donetsk, la guerre se poursuit, mais ce ne sont plus les bombardements qui inquiètent les habitants de la République autoproclamée du Donbass. Sans financement de Kiev et en...

En savoir plus

26/12/2014 Irak

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En 2014, France 24 vous a fait découvrir une série de grands reportages à travers le monde. De la guerre contre les jihadistes de l’organisation de l’État islamique à l’argent...

En savoir plus

19/12/2014 Argentine

Argentine : le bilan Kirchner

La présidente argentine est adulée ou détestée. Celle qu’on surnomme "la nouvelle Eva Perón" ne laisse pas indifférent. En 2007, Cristina Kirchner succédait à son mari à la...

En savoir plus