Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les milliardaires, toujours plus nombreux

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le show Netanyahou"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La France, bonne et mauvaise élève"

En savoir plus

DÉBAT

Netanyahou aux États-Unis : coup de froid entre Israël et la Maison Blanche

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 14/03/2011

Haïti, le casse-tête de la reconstruction

Le 12 janvier 2010, plusieurs villes d'Haïti ont été détruites par le séisme. Plus d’un an après, et malgré l’aide internationale, 80% des sinistrés continuent à vivre dans des camps, au milieu des gravats, sans eau ni électricité. Notre envoyée spéciale a rencontré ces Haïtiens qui cherchent à connaître la vérité sur l’argent des ONG.

Des camps de fortunes devenus villes

Dès l'arrivée en avion, à travers le hublot, Port-au-Prince ressemble à un gigantesque patchwork. Dans la ville et ses alentours, des centaines de milliers de tentes regroupées en camps de 50 000 à 70 000 personnes s'étalent sur n'importe quel petit espace libre de la capitale. À ciel ouvert, plus question de vivre sous du béton meurtrier…

À chaque pays ou ONG sa couleur de tente ou sa bâche. Plus d'un million de sinistrés vivent encore sous ces kilomètres de plastiques. Ils étaient 2,3 millions déplacés au lendemain du tremblement de terre.

Port-au-Prince figé dans son séisme

Les gravats : impossible d'y échapper en parcourant la capitale. Des milliers et des milliers de tonnes de béton, métaux, pierres et débris recouvrent encore et toujours toute la capitale. Port-au-Prince vit donc en permanence dans un air ambiant chargé de poussières. Les maisons, les commerces, les hôtels, les bâtiments administratifs, le palais présidentiel sont toujours en l'état : effondrés, figés tels quels, depuis le 12 janvier 2010.

Seul un faible pourcentage des décombres a été dégagé. Dégagés ? Plutôt évacués partiellement ou comme souvent repoussés sur le côtés des routes pour former de nouveaux monticules. L'objectif : permettre aux Haïtiens de circuler au mieux sur des chaussées très souvent lourdement endommagées.

Dans la ville, du matin au soir des Haïtiens s'activent munies de simples pelles et de brouettes. Ils dégagent sans cesse depuis des mois les décombres. Car il n'y plus dans tout le pays qu'une trentaine de tractopelles en action. Difficile à imaginer et pourtant : les pays étrangers venus en aide après le séisme sont repartis avec ce matériel si précieux.

10 milliards de promesses de dons

L’administration, elle aussi est anéantie. Il y a bien parfois un service minimum, abrité sous des tentes ou dans des préfabriqués, comme pour la mairie de Port-au-Prince. On y enregistre les noms des disparus contre une attestation qui permet de débloquer héritages et comptes bancaires.

L'absence de gouvernance est criante. Impossible de rencontrer le président René Préval. Ou même le premier ministre haïtien, qui préside avec Bill Clinton la seule institution chargée de la reconstruction : la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Devant l'afflux de promesses de dons, cette Commission a été créée par décret présidentiel pour analyser, planifier, coordonner et valider tous les projets de reconstruction en Haïti. Contestée pour son fonctionnement, sa lenteur d'action et le manque d'implication des Haïtiens, elle a jusqu'ici validé 74 projets concernant le retrait des débris, la construction d'hôpitaux, d'écoles ou de logements. Gabriel Verret, directeur exécutif de la CIRH, explique que les donateurs ont fait des promesses de dons, mais tous n'honorent pas les délais de décaissement. Concrètement l'argent n'est pas disponible dans l’immédiat. Impossible donc d'avancer plus vite sur la reconstruction.

Sentiment d'abandon et d'impuissance des sinistrés, pauvreté, chômage, criminalité, viols dans les camps, difficultés pour les ONG à se coordonner entre elles et avec les Haïtiens - elles sont plus de 10 000 sur place, un record mondial -, … Il y a urgence à trouver une stabilité politique pour sortir Haïti de son marasme.

Par Alexandra RENARD

COMMENTAIRE(S)

Les archives

25/02/2015 Pakistan

Pakistan : la police dans la ligne de mire des Taliban

Karachi, la plus grande ville du Pakistan, doit faire face à l’influence grandissante des Taliban. Pour y mettre fin, les forces de l’ordre ont lancé en septembre 2013...

En savoir plus

20/02/2015 Cisjordanie

Cisjordanie, le business des colonies

En Cisjordanie, les colonies juives continuent de s'étendre. Autorisées ou non par le gouvernement israélien, elles sont considérées comme illégales par la communauté...

En savoir plus

12/02/2015 Tunisie

Aux sources du jihad en Tunisie

La Tunisie a beau avoir fait le choix de la démocratie, le pays reste un important pourvoyeur de candidats au jihad. Depuis trois ans, des milliers de jeunes Tunisiens sont...

En savoir plus

05/02/2015 Inde

Inde : la rumeur du "Love Jihad"

En Inde, où la société est régulièrement secouée par des tensions religieuses, des extrémistes hindous accusent des musulmans de pratiquer un "Love Jihad", un "Jihad de l’amour"....

En savoir plus

30/01/2015 Syrie

Syrie : Kobané, la reconquête

Au nord de la Syrie, après de longs mois d’intenses combats, la ville kurde de Kobané, a été reprise aux jihadistes de l’organisation de l’État islamique. Nos reporters ont...

En savoir plus