Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Louis : la mort en 15 secondes

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 14/03/2011

Haïti, le casse-tête de la reconstruction

Le 12 janvier 2010, plusieurs villes d'Haïti ont été détruites par le séisme. Plus d’un an après, et malgré l’aide internationale, 80% des sinistrés continuent à vivre dans des camps, au milieu des gravats, sans eau ni électricité. Notre envoyée spéciale a rencontré ces Haïtiens qui cherchent à connaître la vérité sur l’argent des ONG.

Des camps de fortunes devenus villes

Dès l'arrivée en avion, à travers le hublot, Port-au-Prince ressemble à un gigantesque patchwork. Dans la ville et ses alentours, des centaines de milliers de tentes regroupées en camps de 50 000 à 70 000 personnes s'étalent sur n'importe quel petit espace libre de la capitale. À ciel ouvert, plus question de vivre sous du béton meurtrier…

À chaque pays ou ONG sa couleur de tente ou sa bâche. Plus d'un million de sinistrés vivent encore sous ces kilomètres de plastiques. Ils étaient 2,3 millions déplacés au lendemain du tremblement de terre.

Port-au-Prince figé dans son séisme

Les gravats : impossible d'y échapper en parcourant la capitale. Des milliers et des milliers de tonnes de béton, métaux, pierres et débris recouvrent encore et toujours toute la capitale. Port-au-Prince vit donc en permanence dans un air ambiant chargé de poussières. Les maisons, les commerces, les hôtels, les bâtiments administratifs, le palais présidentiel sont toujours en l'état : effondrés, figés tels quels, depuis le 12 janvier 2010.

Seul un faible pourcentage des décombres a été dégagé. Dégagés ? Plutôt évacués partiellement ou comme souvent repoussés sur le côtés des routes pour former de nouveaux monticules. L'objectif : permettre aux Haïtiens de circuler au mieux sur des chaussées très souvent lourdement endommagées.

Dans la ville, du matin au soir des Haïtiens s'activent munies de simples pelles et de brouettes. Ils dégagent sans cesse depuis des mois les décombres. Car il n'y plus dans tout le pays qu'une trentaine de tractopelles en action. Difficile à imaginer et pourtant : les pays étrangers venus en aide après le séisme sont repartis avec ce matériel si précieux.

10 milliards de promesses de dons

L’administration, elle aussi est anéantie. Il y a bien parfois un service minimum, abrité sous des tentes ou dans des préfabriqués, comme pour la mairie de Port-au-Prince. On y enregistre les noms des disparus contre une attestation qui permet de débloquer héritages et comptes bancaires.

L'absence de gouvernance est criante. Impossible de rencontrer le président René Préval. Ou même le premier ministre haïtien, qui préside avec Bill Clinton la seule institution chargée de la reconstruction : la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Devant l'afflux de promesses de dons, cette Commission a été créée par décret présidentiel pour analyser, planifier, coordonner et valider tous les projets de reconstruction en Haïti. Contestée pour son fonctionnement, sa lenteur d'action et le manque d'implication des Haïtiens, elle a jusqu'ici validé 74 projets concernant le retrait des débris, la construction d'hôpitaux, d'écoles ou de logements. Gabriel Verret, directeur exécutif de la CIRH, explique que les donateurs ont fait des promesses de dons, mais tous n'honorent pas les délais de décaissement. Concrètement l'argent n'est pas disponible dans l’immédiat. Impossible donc d'avancer plus vite sur la reconstruction.

Sentiment d'abandon et d'impuissance des sinistrés, pauvreté, chômage, criminalité, viols dans les camps, difficultés pour les ONG à se coordonner entre elles et avec les Haïtiens - elles sont plus de 10 000 sur place, un record mondial -, … Il y a urgence à trouver une stabilité politique pour sortir Haïti de son marasme.

Par Alexandra RENARD

COMMENTAIRE(S)

Les archives

08/08/2014 Royaume-Uni

Centenaire 14 - 18 : la Somme, territoire britannique

Chaque année en France, plus de 200 000 visiteurs arpentent les champs de bataille de la Somme. Ils viennent de Grande-Bretagne, du Canada ou même d'Australie et de...

En savoir plus

01/08/2014 Allemagne

Grande Guerre : au cœur de l’enfer

Il y a cent ans jour pour jour, le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. L’Europe s’embrase et fait basculer le monde dans une guerre totale. Nos reporters...

En savoir plus

25/07/2014 Halal

L’essor du tourisme "100 % halal"

Après la confiserie, les cosmétiques et les vêtements traditionnels, la tendance est désormais aux séjours touristiques "halal". En cette période estivale, notre reporter vous...

En savoir plus

18/07/2014 Hong Kong

Hong Kong, la rebelle

Après un siècle et demi de colonisation britannique, Hong Kong a retrouvé en 1997 avec fierté son identité chinoise. Mais depuis, l’atmosphère a radicalement changé. Notre...

En savoir plus

11/07/2014 Italie

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

Le monde a changé après les attentats du 11-Septembre. La "guerre contre le terrorisme" qui s'en est suivi a broyé des vies, comme celle de l’Italien d'origine marocaine Abou...

En savoir plus