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Afrique

Échanges de tirs à l'arme lourde jeudi soir à Tiébissou, près de Yamoussoukro

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/03/2011

Jeudi soir, la ville de Tiébissou, proche de la capitale politique Yamoussoukro, a été le théâtre de tirs à l'arme lourde, selon plusieurs témoins à l'AFP. Les forces pro-Ouattara ont démenti être impliqués dans ces heurts.

AFP - Les ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles (FN) ont affirmé vendredi ne pas être impliqués dans des tirs à l'arme lourde à Tiébissou, ville proche de la capitale politique Yamoussoukro, située à la lisière de la zone sud sous contrôle du président sortant Laurent Gbagbo et du Nord ex-rebelle.

"Les Forces nouvelles ne sont pas concernées par cette attaque. Notre check-point se trouve au nord de Tiébissou. Or, selon nos informations, les tirs ont débuté à l'entrée sud de Tiébissou", a indiqué un responsable de la communication des ex-rebelles, sous couvert de l'anonymat.

"Tous nos chefs militaires étaient à Bouaké (centre), il n'y a eu aucun mouvement de troupes vers Tiébissou", plus au sud, a-t-il assuré.

Des combats entre forces loyales à M. Gbagbo et les Forces nouvelles, alliées à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, avaient déjà eu lieu mi-décembre dans cette ville située à une quarantaine de km au nord de Yamoussoukro.

Les FN tiennent le nord du pays depuis leur putsch manqué de 2002.

Vendredi matin, la situation était calme à Tiébissou. "Les tirs ont cessé vers 23H00 (locales et GMT) et le reste de la nuit s'est passé dans le calme", a précisé un habitant joint par téléphone depuis Bouaké (centre). Les activités, notamment les commerces, ont progressivement repris.

Les tirs dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, avait débuté vers 20H00.

Sollicité par l'AFP, le porte-parole des forces armées loyales à M. Gbagbo n'a pas souhaité faire de commentaire.

Les tirs de jeudi soir survenaient alors que l'Union africaine a constaté en sommet à Addis Abeba le désaccord entre les deux camps.

L'UA avait confirmé quelques heures plus tôt jeudi l'élection à la présidence d'Alassane Ouattara mais le camp Gbagbo a rejeté cette décision et agité la menace d'une reprise de la guerre civile.

Depuis trois semaines, des combats font rage dans l'ouest du pays entre FN et forces pro-Gbagbo, tandis que la situation se détériore à Abidjan.


 

Première publication : 11/03/2011

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