Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Violence au Burundi : la crainte de l'escalade

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tour d'horizon des initiatives d'aide aux migrants et réfugiés qui sont lancées en France

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Crise des migrants : L'Europe indignée, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

La crise des ordures au Liban : un raz-le-bol exacerbé

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses du palais de l'Élysée

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : quelle est l'influence de l'extrême droite ?

En savoir plus

TECH 24

IFA 2015 : retour vers le futur

En savoir plus

MODE

Quand la lingerie triomphe !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : avec les migrants face au "rideau de fer" hongrois

En savoir plus

Une enquête sur les dessous de la guerre économique et de l’hyper concurrence. Le dimanche à 23h15.

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Dernière modification : 21/03/2011

Nationalisations : le syndrome Chavez

En 2010, le président vénézuélien Hugo Chavez a nationalisé plus de 250 entreprises sous prétexte qu’elles ne respectaient pas son modèle économique. Le journal de l’Intelligence Economique d’Ali Laïdi a enquêté sur cette politique de nationalisation qui menace les entreprises vénézuéliennes et internationales.

Energie, banque, agro-alimentaire ou grande distribution … aucun secteur n’échappe à la politique de nationalisation qu’Hugo Chavez mène depuis plusieurs années. En mars 2009, Chavez nationalise une usine du groupe Empresas Polar, un géant de l’alimentaire vénézuélien. En mai, il met la main sur le gazier américain Williams, deux ans seulement après avoir nationalisé les raffineries de la région de l’Orenoque. En février 2010, c’est au tour du géant français de la distribution Casino d’être victime du « syndrome » Chavez. Caracas reproche à sa chaîne de magasins Exito d’augmenter trop brutalement ses prix et menace de s’en prendre à toutes les enseignes du groupe Casino.

Cette « route vers le socialisme » comme entend l’imposer Hugo Chavez laisse peu de marges de manœuvre aux entrepreneurs privés et en particulier étrangers.
Les multinationales sont pourtant nombreuses à convoiter le marché vénézuélien. « Les Chinois sont très présent et sont devenus le deuxième partenaire et fournisseur du Venezuela » analyse ainsi Stéphane Witkowski, conseiller au commerce extérieur de la France. La France, elle, se place au quatrième rang des investisseurs.

« Pour s’implanter au Venezuela il est nécessaire de montrer une volonté d’investissement social », estime quant à lui Pascal Drouhaud, spécialiste des relations internationales à l’Institut Choiseul. Autrement dit les entreprises doivent prendre le relais de l’Etat dans de nombreux domaines : de la construction de logement sociaux à l’encadrement de la population, en passant par la formation de cadres pour l’économie du futur et le transfert de technologies.

Pour Jacques Sapir, directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, la situation vénézuélienne est pourtant loin d’être un cas isolé : « La responsabilité sociale des entreprises, tout comme la formation et le transfert de technologie, est importante dans de nombreux pays en transition. C’est notamment le cas de la Russie ou de l’Ukraine ».

« C’est un système qui tend à se développer parce qu’aujourd'hui les gouvernements se méfient de l'accumulation d'une dette publique trop importante », poursuit l’économiste. Imposer un cahier des charges aux entreprises, « c'est une manière de prélever un impôt sans le dire, une manière de limiter le budget public ».

Et cette politique qui pousse les entreprises à s’investir dans le domaine social semble porter ses fruits : le taux de pauvreté au Venezuela aurait chuté de moitié dans les dernières années, estime l’ONU.

Pour les experts interviewés dans le « Journal de l’intelligence économique », il est donc possible de faire des affaires au Venezuela. « Après tout, le secteur public au Venezuela représente aujourd'hui 30% : ça veut dire qu'il y a quand même 70% qui est fait par le secteur privé », estime Jacques Sapir.

Pour Pascal Drouhaud : « il y a des possibilités de faire des affaires au Venezuela, à partir du moment où l’entreprise respecte le système. Après tout elle n'est pas là pour transformer le système politique dans le pays où elle travaille ».

Par Victoire MEYNIAL

COMMENTAIRE(S)

Les archives

02/08/2015 Yoga

Le yoga, nouvelle arme d'influence

"Intelligence économique" se penche sur la manière dont le Premier ministre indien utilise le yoga comme outil d’influence et de pouvoir.

En savoir plus

19/07/2015 economie

Fab Lab : retour à l'âge du "faire"

Attention, la révolution Fab Lab débarque ! Fab Lab pour laboratoire de fabrication. Dans ces lieux, chacun est invité à fabriquer ce qui lui passe par la tête...

En savoir plus

05/07/2015 Histoire

Venise au Moyen-Âge : un redoutable guerrier économique

Avant d'être prise d'assaut chaque année par des millions de touristes qui admirent sa splendeur, la Cité des Doges était réputée pour semer la terreur commerciale dans toute la...

En savoir plus

21/06/2015 Espionnage

Surveillance de masse : "Big Brother" toujours à l'écoute

Depuis les révélations d’Edward Snowden, il y a deux ans, qu'est-ce qui a changé aux États-Unis et en Europe ? Les gouvernements concernés ont-ils pris des mesures concrètes ?

En savoir plus

07/06/2015 Cinéma

Moyen-Orient : les nouveaux acteurs du cinéma arabe

Les Arabes font leur cinéma et cette année, ils lancent une grande offensive. Leur objectif ? Se retrouver en haut de l’affiche!

En savoir plus