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Moyen-orient

La contestation prend de l'ampleur dans le sud du pays

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/03/2011

Des manifestants ont incendié le palais de justice et plusieurs bâtiments à Deraa, une ville proche de la frontière jordanienne. Un peu plus tôt, les forces de sécurité avaient tiré sur les contestataires faisant un mort et des centaines de blessés.

AFP - Des centaines de manifestants ont mis le feu dimanche au Palais de justice et à d'autres bâtiments et voitures à Deraa au sud de Damas, après des heurts avec les forces de l'ordre qui ont fait un mort et 100 blessés, selon des témoins.

Alors que les protestations contre le pouvoir avaient lieu pour le 3e jour consécutif à Deraa, les autorités ont démenti la mort d'un manifestant et des tirs de la police, accusant des "malfaiteurs" d'être responsables des troubles.

Cette contestation a été lancée le 15 mars à Damas après un appel d'une page Facebook, intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", à des manifestations pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence (depuis 1963) ni tribunaux d'exception, sans corruption ni vols ni monopole des richesses".

Les habitants, réclamant libertés et réformes, sont ainsi de nouveau descendus dans la rue à Deraa, en proie à des manifestations depuis vendredi durant lesquelles cinq manifestants ont été tués, plus de 100 blessés et des dizaines arrêtés selon des groupes de défense des droits de l'Homme.

Selon un militant des droits de l'Homme, présent à Deraa, un manifestant a été tué et plus de 100 blessés lorsque les forces de sécurité ont dispersé dans la journée à coups de gaz lacrymogènes et de balles réelles les manifestants dans la vieille ville.

Le manifestant, Raëd Akrad, a "été tué par une balle réelle", et deux blessés atteints à la tête sont "dans un état très grave", a-t-il affirmé.

Deraa, située à 120 km de Damas, "est devenue un volcan de feu", criait-il au milieu de la manifestation qui se déroulait dans la vieille ville avant de s'étendre à d'autres endroits.

Selon une correspondante de l'AFP sur place, les manifestants, protestant contre la dispersion violente des protestations, ont marché vers la maison du gouverneur, devant laquelle ils ont incendié des arbres.

Les forces de sécurité, déployées en force, ont tenté de disperser les manifestants en tirant en l'air et lançant des gaz lacrymogènes mais ces derniers ont poursuivi leur chemin, et arrivés devant le palais de la justice, y ont mis le feu ainsi qu'à de nombreuses voitures garées devant le bâtiment.

Les protestataires ont également incendié des locaux des sociétés de téléphonie mobile MTN et Syriatel.

Des coups de feu ont été entendus dans différents endroits de la ville.

La Mosquée al-Omari, transformée en "hôpital de campagne", accueillait les blessés, a poursuivi le militant des droits de l'Homme. Les affrontements ont duré jusqu'en fin d'après-midi.

"Il n'y a pas eu de mort aujourd'hui (dimanche)", a néanmoins affirmé un responsable non identifié cité par l'agence officielle SANA.

"Des bandes de malfaiteurs ont attaqué des hôpitaux à Deraa et mis le feu à des biens publics et privés, semant la terreur parmi les habitants. Elles ont tiré sur la police qui n'a pas riposté", a-t-il ajouté. "Toutes les mesures seront prises pour protéger le citoyen et les biens publics et privés".

Le gouvernement avait tenté de faire baisser la tension en annonçant la libération de plusieurs des manifestants, dont une quinzaine de jeunes, arrêtés la veille pour avoir notamment écrit des slogans anti-régime sur les murs.

Plusieurs personnes avaient été également blessés samedi à Deraa, au lendemain d'une manifestation ayant fait quatre morts, selon des groupes de droits de l'Homme.

Une délégation gouvernementale s'est rendue à Deraa pour présenter ses condoléances aux familles alors que Damas a confirmé la mort de seulement deux "martyrs" vendredi. Une enquête a été ordonnée par le président Bachar al-Assad en vue de sanctionner les responsables de ces décès.

Cette délégation a été mal accueillie par les manifestants, selon le militant des droits de l'Homme.

Un autre défenseur des droits de l'Homme a déclaré que des notables avaient présenté des demandes à la délégation, dont la levée de la loi d'urgence, la libération des détenus politiques, le limogeage du gouverneur de Deraa Fayçal Kalthoum et de responsables de la sécurité.

Première publication : 20/03/2011

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