Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

Les socialistes et les Verts : après la fusion la fission !

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

Le souverainisme à la mode ?

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

La politique... un choc de personnalités ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Vidéo : à la rencontre des réfugiés syriens exilés en Turquie

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

EUROPE

Medvedev et Poutine affichent leur désaccord sur l'intervention en Libye

Vidéo par Madeleine LEROYER

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/03/2011

Premier désaccord entre Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine : le président russe a jugé ce lundi "inacceptable" les propos de son Premier ministre comparant l'opération militaire en Libye autorisée par l'ONU aux "appels à la croisade du Moyen-Âge".

AFP - Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev ont fait montre pour la première fois ouvertement d'une possible rivalité au sommet de l'Etat russe en vue de la présidentielle qui aura lieu dans un an, en affichant lundi un très net désaccord sur l'intervention occidentale en Libye.

En visite dans une usine d'armements en Sibérie, Vladimir Poutine s'est lancé dans une attaque en règle contre l'intervention occidentale en Libye et les Etats-Unis.

Devant des ouvriers, le Premier ministre a dénoncé pêle-mêle une résolution de l'ONU qui "fait penser à l'appel aux croisades du Moyen-Age", et une tendance à l'intervention militaire qui devient selon lui "une constante" dans la politique des Etats-Unis après l'ex-Yougoslavie, l'Afghanistan et l'Irak.

Tout cela "montre encore une fois que nous avons raison de renforcer les capacités militaires de la Russie", a-t-il ajouté, promettant de multiplier par deux la production de missiles en 2013, alors que Moscou et Washington viennent de ratifier START, un traité de désarmement nucléaire.

La réaction de Dmitri Medvedev, le jeune président adoubé en 2008 par Vladimir Poutine, qui avait effectué les deux mandats consécutifs autorisés par la Constitution, et qui a souvent été effacé sur la scène politique russe par son puissant mentor, a montré une contradiction inédite au sommet de l'Etat russe.

M. Medvedev, filmé en blouson de cuir à l'extérieur de sa résidence de Gorki, près de Moscou, a jugé "inadmissible" et "inacceptable" l'accusation de "croisade" lancée contre les Occidentaux, car ce genre d'expressions mène selon lui au "choc des civilisations".

Il n'a pas cité M. Poutine, mais n'a guère laissé de doute sur la personne visée, et a défendu la politique étrangère dont il est, en qualité de chef de l'Etat, le seul responsable.

"La campagne pour les élections a commencé", a estimé le politologue indépendant Dmitri Orechkine.

La Russie, qui dispose du droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, s'est en effet contentée de s'abstenir et d'émettre des réserves lors du vote la semaine dernière de la résolution fustigée par Vladimir Poutine.

Pour M. Orechkine, Dmitri Medvedev, qui a affiché depuis son élection des positions plus libérales que son prédécesseur, "a défini sa position, qui est avec l'Europe".

"Poutine garde la sienne, orientée vers le conservatisme", a-t-il jugé.

Pour Alexandre Konovalov, président de l'Institut des évaluations stratégiques à Moscou, il ne fait pas de doute non plus que les déclarations de Vladimir Poutine "sont un élément de politique électorale intérieure" à l'approche de la présidentielle.

L'ex-agent du KGB "se bat pour renforcer sa cote de popularité, pour que tous les ouvriers et les paysans entendent: +un Etat fort, c'est Poutine+", a-t-il ajouté.

"Il est absolument clair que le président et le Premier ministre symbolisent des parties différentes de l'élite russe, qui sont en désaccord non seulement sur les questions de politique internationale, mais sur l'économie et les questions sociales", a estimé de son côté Leonid Gozman, co-président du parti libéral Pravoe Delo (Juste cause).

Andreï Riabov, analyste de l'antenne russe du centre Carnegie, reste pour sa part fidèle à l'interprétation non d'une rivalité mais d'une communication bien maîtrisée par le "tandem" Poutine-Medvedev.

Selon lui, la critique par M. Medvedev des propos de son Premier ministre aurait visé à "calmer les partenaires occidentaux de la Russie".

Une analyse rejoignant celle, exposée par certains médias russes, selon laquelle les dirigeants du pays se partagent les rôles au gré des opportunités politiques.

MM. Poutine et Medvedev ont eux-mêmes indiqué à plusieurs reprises qu'ils se "mettraient d'accord" sur la candidature la plus opportune à la présidentielle de 2012.

Première publication : 21/03/2011

  • LIBYE

    Ces nations qui ont préféré s'abstenir lors du vote à l'ONU

    En savoir plus

  • RUSSIE - ÉTATS-UNIS

    La Douma approuve le traité de désarmement nucléaire Start

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Dmitri Medvedev veut faire le ménage dans les services secrets

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)