Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Holo-Math : ils vont vous faire aimer les mathématiques

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"Flat tax" : révolution fiscale ou cadeau au riches ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macronisme : la théorie des "premiers de cordée"

En savoir plus

FOCUS

Au Japon, l'impact social mitigé des "Abenomics"

En savoir plus

#ActuElles

Tacler le harcèlement, un hashtag à la fois

En savoir plus

REPORTERS

Turkménistan : les Jeux du dictateur

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Avec la Fiac, la fièvre de l'art contemporain gagne Paris... et la campagne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En Espagne, l'article 155 pour sauver les Catalans"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

France : la "flat tax" sur les revenus du capital adoptée à l'Assemblée

En savoir plus

FRANCE

Le nuage radioactif qui survolera la France ne présenterait pas de risque

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/03/2011

Les retombées radioactives du nuage en provenance de la centrale japonaise de Fukushima seront a priori "négligeables" en France métropolitaine, ont confirmé ce mardi l'Autorité de sûreté nucléaire et la Criirad, organisme indépendant.

REUTERS - Les masses d'air contaminées lors de l'accident nucléaire survenu au Japon à la centrale de Fukushima arrivent mercredi en France métropolitaine, a priori sans aucun risque pour la population française.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'organisation indépendante Criirad assurent toutes deux que la distance entre la France et le Japon via les océans Pacifique et Atlantique, soit environ 15.000 km, rendent le risque négligeable.

Il ne pourra sans doute même pas être mesuré par les détecteurs tant les quantités d'éléments toxiques seront faibles et aucune précaution particulière n'est donc requise.

"Il n'y a aucune précaution à prendre, même pour les personnes souffrant de la thyroïde, a dit Michel Bourguignon, Commissaire à l'ASN, lors d'une conférence de presse.

La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a promis de réaliser des analyses détaillées pour fournir des données précises.

L'organisation fondée après l'accident de Tchernobyl, en 1986, où la France avait nié à tort le risque du nuage contaminé, reste toutefois prudente.

"Le passage des masses d'air contaminées sur la France ne doit pas générer trop d'inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la Criirad est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement", écrit-elle.

L'ASN se montre en revanche catégorique.

"Les masses d'air très faiblement contaminées, avec des niveaux de l'ordre de 1.000 à 10.000 fois inférieurs à ceux relevés suite à l'accident de Tchernobyl, devraient atteindre mercredi la France métropolitaine sans aucune conséquence sur la santé des personnes", écrit l'Autorité de sûreté nucléaire.

Faibles doses sur les passagers

Le système de surveillance officiel permettant de détecter instantanément l'augmentation de la radioactivité dans l'air est consultable sur le site internet de l'IRSN (Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire) www.environnement.irsn.fr.

Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection à l'IRSN, estime que les comportements quotidiens n'ont pas à être modifiés.

"Les enfants peuvent sortir, c'est inutile de se précipiter dans les pharmacies pour demander des comprimés d'iode, on peut consommer l'eau", a-t-il dit lundi à la presse.

Dans une lettre adressée à l'ordre national des médecins, l'ASN indique aussi "qu'il n'y a pas lieu de prescrire de l'iode stable, totalement inutile" et que "la concentration radioactive de l'atmosphère de l'hémisphère Nord est extrêmement faible du fait de la dilution".

Les autorités assurent que le contrôle des produits frais en provenance du Japon est opérationnel, mais les importations de fruits, légumes et algues sont interrompues pour le moment.

L'IRSN a rapporté lundi que les doses de radioactivité mesurées sur les passagers français rentrant du Japon étaient extrêmement faibles et sans conséquence sur leur santé.

L'établissement public d'expertise et de recherche a jusqu'à présent examiné une trentaine de passagers au moyen d'appareils détectant des seuils de radioactivité, a dit Patrick Gourmelon.

"Nous confirmons qu'il y a des marquages environnementaux d'iode et, pour une personne située très très près de la zone d'évacuation, un léger marquage au césium", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Les doses sont extrêmement faibles (...), en tant que spécialiste, je peux vous dire qu'on ne s'attend pas à des conséquences sanitaires sur les personnes qui ont été mesurées".

Dans sa lettre à l'odre des médecins, l'ASN ajoute qu'une "contamination minime" était possible pour les personnes ayant séjourné au Japon et qu'en cas de crainte de radiations, un examen auprès de l'IRSN pouvait être demandé.

Le rejet d'iode 131 dans l'atmosphère constitue le risque sanitaire le plus important pour la population en cas d'accident nucléaire, particulièrement pour les enfants. Respiré ou avalé, ce dernier se fixe sur la glande thyroïde et peut entraîner l'apparition de cancer.

Si la période radioactive de l'iode 131 est de huit jours, ce qui signifie que la radioactivité décroît de moitié au bout de ce laps de temps, celle du césium 137 est de trente ans.

Première publication : 22/03/2011

  • JAPON

    Radiations nucléaires : quels risques pour la santé ?

    En savoir plus

  • JAPON

    L'industrie laitière de Fukushima contrainte de tourner à vide

    En savoir plus

  • JAPON

    Les autorités interdisent la vente de certaines denrées à proximité de Fukushima

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)