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Culture

Hollywood, Warhol et Barbie ont fait d’Elizabeth Taylor une véritable icône

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 24/03/2011

Transformée en icône par Warhol dès 1963, en poupée Barbie par Mattel, ou en source d'inspiration pour une série télévisée en 1995, Elizabeth Taylor a incarné à elle seule le rêve américain. L’actrice est morte ce mercredi à Los Angeles.

"Avec elle disparaît une diva comme il n'en existe plus. Elle était très belle, intelligente, et assez diva pour créer chez ceux qu'elle rencontrait juste ce qu'il faut d'embarras", résume Franco Zeffirelli, le réalisateur italien qui l’a dirigée dans "La mégère apprivoisée" (1967) et "Toscanini" (1988).

Chris Dodd, président de l’association du cinéma américain parle d’une "véritable icône de l'Amérique". Les hommages à Elizabeth Taylor décédée à l’âge de 79 ans à Los Angeles, sont nombreux, et pas seulement dans le monde du cinéma. Mercredi soir, suite à l’annonce de sa mort, Elton John, en concert au Consol Energy Center de Pittsburgh, aux Etats-Unis, déclare : "Elle n’était pas seulement une star de cinéma, même si elle a été une immense star de cinéma comme il n’en existera jamais plus… Elle était aussi l’une des personnes les plus formidables que j’ai rencontrées. " Et le pianiste et chanteur de lui dédier son tube "Don't Let the Sun Go Down on Me”.

Liz Taylor en Cléopâtre, par Andy Warhol.

Le musée Andy Warhol, situé à Pittsburgh, a quant à lui décidé d’accrocher les portraits de l’actrice aux côtés du portrait du maître des lieux, Andy Warhol. La première oeuvre à l'effigie de Taylor, réalisée par une technique de sérigraphie publicitaire qu’utilisait Warhol, date de 1963. Le procédé épure ses traits et parvient à immortaliser davantage encore la star qui, grâce à Warhol, s'inscrit au panthéon des objets de fascination d’Hollywood, aux premières heures de la société de consommation américaine et européenne. L’image exerce encore son emprise sur le public : en juin dernier, l'une de ces toiles, Silver Liz, s’est vendue pour la somme record de 10 millions de dollars aux enchères chez Christie's à Londres.

Le star-system a fait d’Elizabeth Taylor un objet de culte. Pour preuve, non seulement les nombreuses biographies plus ou moins autorisées qui se sont succédé dans les librairies, mais aussi les centaines de couvertures de magazines où elle a figuré. Il y a onze ans, au Royal Albert Hall de Londres, a été donnée une soirée de gala "Dame Elizabeth Taylor, A Musical Celebration", avec Tony Bennett, Andrea Bocelli, Ute Lemper et John Barry en guest-stars. Liz Taylor a même été l’objet d’une série télévisée de son vivant intitulée "Liz : The Elizabeth Taylor Story" (diffusée en 1995, avec Sherilyn Fenn dans le rôle titre). Le téléfilm reprenait les grands moments de la vie glamourisée de Taylor : son sex-appeal dans la "Chatte sur un toit brûlant" aux côtés de Paul Newman, ou encore son coup de foudre pour Richard Burton sur le tournage de Cléôpatre.

Ce sont même les bijoux de l’actrice de "Soudain l’été dernier" que l'on retrouvait exposés au Grand Palais, quelques semaines avant sa mort. On pouvait y admirer la broche Bulgari en diamants que lui avait offerte Richard Burton pour leurs fiançailles, et qu’elle a portée en collier avec boucles d’oreilles assorties… En pur produit du star-system hollywoodien, elle a aussi servi de modèle pour des poupées Barbie (avec robe de mariée, fuseau violet avec yeux assortis, ou tenue d'apparat de Cléopâtre…). 

Parodiée et parfois ridiculisée par la presse people, à la fois admirée et jalousée par ses fans, sa célébrité a été gentiment raillée par l’humoriste américain Allen Sherman. Dans un de ses sketchs, il évoque une chanson qu’il n’a pas composée, précise-t-il. "Elle a été écrite à mon intention par Elizabeth Taylor : ‘L’amour est encore plus beau la septième fois…’ C’est une chanson très courte. Elle n’a pas le temps de s’asseoir pour écrire de longs textes" (à écouter sur Deezer, première plage).

Il faut écouter Michael Jackson, avec qui elle entretenait "l’amour le plus pur" selon ses propres termes, lui chanter son admiration avec ferveur et sentimentalité, pour comprendre à quel point Elizabeth Taylor était au centre du star-system californien. Et que son étoile, incrustée à Hollywood sur le Walk of Fame, n’est pas prête de s’éteindre.

Première publication : 24/03/2011

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