Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début des audiences de Charles Blé Goudé devant la CPI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

  • Manifestations à Hong Kong : Pékin prive les Chinois d’informations sur Internet

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les musulmans de France sont "pris au piège"

    En savoir plus

  • Ello, le réseau social qui se la joue anti-Facebook

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

Economie

Les économies fragiles de l'Union européenne au menu des discussions à Bruxelles

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 24/03/2011

L'Union européenne et le FMI devraient bientôt proposer un plan de soutien financier au Portugal. Après la Grèce et l’Irlande, c’est la troisième fois que Bruxelles doit intervenir. Mais les fonds de l'UE ne sont pas illimités...

Le Portugal s’est réveillé, ce jeudi, sans gouvernement mais toujours avec des dettes qu'il peine à honorer. Jusqu'alors peu enclin à demander l'aumône, Lisbonne devrait, selon les spécialistes, officiellement solliciter une aide financière à l’Union européenne (UE) et au Fonds monétaire international (FMI).

"Si l’opposition a voté contre le plan d’austérité du gouvernement [mercredi, ndlr], cela signifie qu’elle n’est pas opposée à un recours à l’aide internationale", juge Céline Antonin, spécialiste de l’économie portugaise à l’OFCE-Sciences-Po.

De fait, avec son nouveau tour de vis économique, le Premier ministre socialiste, José Socrates, espérait apaiser les craintes des marchés financiers. Et ainsi éviter de devoir demander de l'argent à ses voisins. Raté.

Le voisin ibère

La démission du gouvernement ne change rien aux échéances. En juin, le Portugal doit rembourser environ 9 milliards d’euros de prêts qui arrivent à terme. Le pays n’a pas l’argent et peut difficilement s’endetter davantage. Il devrait, en effet, emprunter à un taux d’intérêt de plus de 7 % sur 10 ans, alors que l’Allemagne obtient des prêts à 3 %. Lorsque la Grèce avait appelé l’UE et le FMI à la rescousse, elle était soumise à un taux  d’un peu plus de 6 %.

"Le Portugal va avoir besoin, pour 2011, d’environ 26 milliards d’euros d’aides", estime Céline Antonin. Une enveloppe que l’Union européenne ne devrait pas avoir trop de mal à débloquer. Mais à force d’aider ses économies en péril, l’addition commence à être salée.

L’opération de sauvetage de la Grèce a déjà coûté 110 milliards d’euros à l'UE et au FMI tandis que l’Irlande a encaissé une aide de 80 milliards d’euros. Avec le Portugal, la facture devrait s'élever à plus de 200 milliards d'euros.

Pour l’heure, le fonds de stabilité mis en place par les Vingt-Sept dispose encore de ressources puisqu’il a été doté de 500 milliards d’euros. Mais aujourd'hui tout le monde à Bruxelles espère que l’effet domino s’arrêtera avec le Portugal. "Le prochain candidat, si on regarde les courbes d’évolution des taux d’intérêt, est l’Espagne", indique Céline Antonin. Si le voisin ibère devait également avoir recours à l’aide internationale, le montant "dépasserait alors largement les sommes versées jusqu’à présent".

Marchés pas impressionés

Les 500 milliards du fonds de soutien sembleraient, alors, beaucoup moins rassurants. Le problème est que l’Union européenne ne dispose pas d’un plan B. Augmenter le fonds ? "Cela a déjà pris un an aux États de la zone euro pour tomber d’accord sur le montant actuel, je les imagine mal décider de l’augmenter encore", tranche Céline Antonin. Les efforts déployés jusqu’à présent par les autorités européennes ne semblent en outre pas du tout avoir impressionné les marchés. "Les taux d’intérêt auxquels l’Irlande ou la Grèce peuvent emprunter sur les marchés n’ont pas beaucoup baissé", confirme Céline Antonin.

Reste que les déboires financiers de ces pays peuvent être, paradoxalement, une bonne chose pour la zone euro. "Il est en effet beaucoup plus compliqué de spéculer contre la dette de grands pays comme l’Espagne ou l’Italie", conclut Céline Antonin. Les autorités européennes peuvent, ainsi, espérer que les marchés se montrent moins agressifs maintenant que les cibles les plus vulnérables sont tombées.

Première publication : 24/03/2011

  • PORTUGAL

    Le Parlement rejette le plan d'austérité, le Premier ministre démissionne

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Le Portugal juge "prématurée" la sanction de l'agence Moody's

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Les déficits de l'Irlande, de la Grèce et du Portugal au menu d'une réunion à Bruxelles

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)