Dernière modification : 28/03/2011 

- Énergie nucléaire - Internet - Japon - Syrie


Répression sanglante en Syrie

La Toile témoigne de la violente répression contre les manifestants en Syrie. La crise autour de la centrale nucléaire de Fukushima suscite l’inquiétude des internautes. Et un film sortira prochainement sur Internet, sans passer par la case cinéma.

Par Electron Libre

Répression sanglante en Syrie

Ces images ont été tournées dans la nuit de mardi à mercredi à Deraa, dans le sud du pays. Les forces de l’ordre ouvrent le feu sur des manifestants rassemblés autour d’une mosquée de la ville, qui est le foyer du mouvement de contestation sans précédent qui secoue le pays depuis près d’une semaine. Une colère dont la Toile se fait l’écho.

Cette vidéo, également filmée à Deraa, montre ainsi un tribunal incendié par des manifestants qui demandent notamment la fin de la corruption et la levée de l’état d’urgence imposé dans le pays en 1963.

Des opposants qui utilisent également Internet pour témoigner de la répression. Cette vidéo mise en ligne lundi montre ainsi des protestataires défilant contre le pouvoir fuir sous les tirs de la police.

Et ici, des manifestants ramassent sur le sol les balles tirées sur la foule pour les exhiber aux caméras des téléphones portables. Objectif : dénoncer la violence utilisée par les autorités à leur encontre.

Les affrontements avec les forces de l’ordre ont fait plusieurs morts ces derniers jours. Des victimes érigées en martyrs sur les réseaux sociaux, où les vidéos de leurs corps s’accompagnent de centaines de messages d’internautes indignés.

Mais malgré la répression, les opposants ne semblent pas se démobiliser. Le groupe Facebook à l’origine du mouvement a en effet lancé de nouveaux appels à manifester dans les prochains jours. Les internautes sont notamment invités à imprimer ce tract et à le distribuer à la population pour l’inciter à descendre dans la rue.

 

Fukushima : le web face à la menace nucléaire

Une carte interactive affichant les niveaux de radioactivité relevés à travers le Japon. Plusieurs sites comme celui-ci ont fait leur apparition ces derniers jours alors que l'inquiétude ne cesse de monter face à la crise autour de la centrale nucléaire de Fukushima.

Cette plateforme créée par un photographe et web designer allemand installé au Japon s'appuie ainsi sur des informations officielles. Les autorités jouent en effet la carte de la transparence. Le ministère japonais de la science et des technologies, publie en effet ses donnés en temps réel sur Internet.

Et en France, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire met également en ligne ses observations sur cette page pour permettre à la population de surveiller la radioactivité de l'air dans le pays.

D'autres préfèrent toutefois effectuer les mesures eux-mêmes. Le site RDTN invite ainsi les internautes équipés de radiamètres à travers le monde à envoyer leurs données. Une plateforme qui permet donc de croiser les informations du public avec celles provenant de sources officielles.

Steven Danieletto, un physicien résidant à Tokyo, par exemple, relève quasi-quotidiennement le niveau de radioactivité dans la capitale japonaise. Mercredi, il y a ainsi mesuré un taux qui est selon lui trois supérieur à la normale dans cette zone.

L'artiste Rama Hoetzlein a quant à lui mis au point un graphique revenant sur les risques associés à différents niveaux d'exposition aux radiations. Il y compare notamment les taux de radioactivité relevés au Japon avec ceux observés lors de précédents incidents nucléaires pour montrer que la catastrophe Fukushima semble moins grave que celle de Tchernobyl.

The Tunnel, film 2.0

Hollywood investit les réseaux pirates. La Paramount va expérimenter un nouveau modèle d'exploitation avec « The Tunnel », un long-métrage financé en partie par les internautes. Ce film d’horreur qui met en scène une équipe de télévision dans les souterrains de Sydney ne sortira pas dans les salles de cinéma. Il sera directement distribué en DVD et diffusé, dans le même temps, sur les réseaux de partage de fichiers.


Le guide des navets

Véritable temple des amateurs de mauvais films sympathique, ce site recense et chronique entre autres catégories comédies nanardes, nanards gnangnans ou encore nanards à main armée.. Le but : aiguiller l’internaute vers les productions les plus improbables ou les plus mal doublées… Un hommage à ces films de série Z et à ces acteurs incontournables, notamment dans la rubrique « tête d'affiche ».


La vidéo du jour

Kutiman récidive sur Youtube. Orphir Kutiel de son vrai nom, cet artiste israélien avait réuni en 2009 des centaines de clips postés sur la Toile par des musiciens amateurs pour en faire un tube, devenu ensuite un véritable album. Pour sa nouvelle chanson, "My favourite colour", il a remixé 23 vidéos musicales de Youtube pour créer un orchestre complet aux accents soul et jazzy.

 


Commentaires (1)

Halte à la désinformation!!!!!!!!

Heureusement que tous les journaux ne pratiquent pas la désinformation!!!!!

Résumé de l'article du "quotidien": http://www.lequotidien.lu/international/21642.html
- les forces de l'ordre syriennes sont dépassée
- les comités de quartiers sont multi-confessionnels et s'unissent pour se défendre
- "Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, a affirmé à l'AFP que "selon les informations en (sa) possession, la plupart des hommes armés ont été arrêtés par la population qui les a remis aux forces de sécurité. Ce sont des ressortissants arabes de différentes nationalités qui possédaient des armes et de grosses sommes d'argent.

Syrie: Lattaquié ville fantôme, derniers jours de l'état d'urgence 28/03/2011 15:31:00
http://www.lequotidien.lu/international/21642.html
Les magasins et les écoles de cette ville de 450.000 habitants, située à 40 km du village natal du chef de l'Etat, étaient fermés lundi, après trois jours de violence, (Photo AP)
Lattaquié, principal port de la Syrie, ressemblait lundi à une ville fantôme après la violence du week-end, alors que sous la pression d'une contestation sans précédent, Bachar al-Assad s'apprêtait à mettre fin à l'état d'urgence en vigueur depuis près de cinq décennies.
Les magasins et les écoles de cette ville de 450.000 habitants, située à 40 km du village natal du chef de l'Etat, étaient fermés lundi, après trois jours de violence. "La ville est calme ce matin, mais les rideaux des magasins sont toujours tirés et les fonctionnaires ne se sont pas rendus à leur travail.
La majorité des écoles sont fermées", a affirmé un habitant, Issam Khoury, joint par téléphone. Ce journaliste et directeur du Centre de développement écologique et social a assuré que "les forces de l'ordre n'étaient pas prêtes et ont été surprises par l'intensité de la violence".
Des renforts de l'armée sont arrivés la nuit de samedi à dimanche pour rétablir l'ordre et la journaliste de l'AFP avait constaté dimanche une importante présence sécuritaire sur les grands axes. La nuit tombée, dans les quartiers de cette ville où coexistent des sunnites, des alaouites et des chrétiens, des comités de quartiers se sont constitués pour se protéger contre l'intrusion de personnes étrangères, a indiqué M. Khoury. La journaliste de l'AFP a vu, dans des ruelles, des jeunes qui avaient placé des pneus, des blocs de béton et des plaques de bois pour ériger manifestement des barricades de protection.
Ces trois derniers jours, 13 militaires et civils ont été tués ainsi que deux insurgés, et il y a eu plus de 185 blessés, selon un bilan officiel et hospitalier. Durant le week-end, des jeunes armés de bâtons et de couteaux avaient attaqué des magasins et des habitants alors que des francs-tireurs postés sur les toits d'immeubles ont pris pour cible des passants. M. Khoury a indiqué qu'il était "trop tôt car une enquête est en cours" pour déterminer qui étaient ces hommes. Selon les autorités, il s'agit de "fondamentalistes" qui cherchent à semer la division confessionnelle dans la ville. Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, a affirmé à l'AFP que "selon les informations en (sa) possession, la plupart des hommes armés ont été arrêtés par la population qui les a remis aux forces de sécurité. Ce sont des ressortissants arabes de différentes nationalités qui possédaient des armes et de grosses sommes d'argent".

Par ailleurs, pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du parti Baas, le Parlement syrien a observé dimanche soir une minute de silence "en témoignage de respect aux martyrs tombés, et aux protestations et revendications populaires". Selon des organisations des droits de l'Homme, environ 130 personnes ont été tuées ces deux dernières semaines notamment à Deraa, dans le sud du pays, épicentre de la révolte contre le régime. Dans ce régime de parti unique, les députés ont aussi prié le président Assad de venir expliquer les mesures de démocratisation promises, a indiqué lundi à l'AFP le député Mohammad Habache. Il devrait annoncer notamment la fin de l'état d'urgence imposé en 1963 lors de la prise du pouvoir du partis Baas, l'instauration du pluralisme politique et une plus grande liberté de la presse. Toutes ces mesures devraient atténuer le caractère autoritaire du régime sans toutefois mettre fin immédiatement aux pratiques répressives des services de sécurité. Des dizaines de contestataires ont été arrêtés lors des manifestations de vendredi en Syrie, a affirmé dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, publiant une liste de 41 noms.

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