Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Un ministère et une journée pour lutter contre la solitude

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Tunisie retirée de la liste noire de l'Union européenne sur l'évasion fiscale

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

En direct de Davos - Bertrand Badré : "L'heure est à l'optimisme, c'est là qu'il faut commencer à être prudent"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Julien Dray : "Nous travaillons pour les GAFA, nous devons donc être rémunérés"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Julien Dray : "Inutile de se déclarer candidat avant le congrès, ce n'est pas un casting"

En savoir plus

FOCUS

Namibie : des communautés massacrées au début du 20e siècle demandent réparation à l’Allemagne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Dilma Rousseff : "Le procès de Lula est truffé d'erreurs"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mélanie Thierry bouleversante dans "La douleur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mike Pence, messianique devant la Knessset"

En savoir plus

Economie

Le Portugal a-t-il besoin de 75 milliards d'euros ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 25/03/2011

Pour faire face aux remboursements de sa dette, le Portugal peut avoir besoin de demander de l’aide à l’Union européenne et au FMI. Le Premier ministre luxembourgeois a évoqué, sur FRANCE 24, la somme de 75 milliards d’euros.

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a estimé, jeudi, sur FRANCE 24 que le Portugal pourrait avoir besoin de 75 milliards d’euros, probablement sur plusieurs années. Plus tôt, il avait affirmé à une radio allemande qu’il ne s’attendait pas à une demande d’aide de la part de Lisbonne. Certains économistes ont avancé le chiffre de 26 milliards d’euros. Quels sont les scénarios envisageables ? Quel chiffre retenir ? 

Jean-Claudre Juncker, invité de l'émission l'Entretien de France 24

Le Portugal peut-il s’en sortir sans demander d’aide financière à l’UE et au FMI ? C’est ce que Jean-Claude Juncker a laissé entendre dans un premier temps. "Je ne pense pas que le Portugal va faire une demande d'assistance financière", a-t-il affirmé à la radio allemande Deutschlandfunk, jeudi.


"Le Portugal a certes mis en œuvre des mesures pour rassurer les marchés, mais rien ne garantit que cela va suffire", affirme à FRANCE 24 Christophe Blot, spécialiste de l’économie européenne à l’OFCE-Science Po. La plupart des économistes pensent même que le pays va devoir se tourner vers l’UE avant juin quand certaines de ses dettes arriveront à échéances.


En fait, la situation rappelle celle de l’Irlande. Jusqu’au dernier moment, les autorités européennes avaient laissé entendre que Dublin pouvait s’en sortir seul. "Juncker a fait une déclaration d’intention, s’il avait évoqué un recours à l’aide européenne, cela n’aurait fait qu’augmenter la spéculation sur les marchés", confirme Christophe Blot.

Quelles sont les dettes que le Portugal doit rembourser ? La première grande échéance intervient en juin prochain. Lisbonne devra alors trouver plus de 9 milliards d’euros pour rembourser une série de prêts contractés il y a dix ans. Pour l’ensemble de l’année, le montant des dettes à rembourser s’élève à 26 milliards d’euros.


Lisbonne peut-il pour autant se contenter de demander 26 milliards d’euros. "Il est envisageable qu'un prêt, dont montant serait recalculé en fonction des besoins, soit mis en place avec une première tranche de 26 milliards", estime Christophe Blot.

D’où sortent les 75 milliards d’euros ? Lorsque l’Union européenne évalue le montant de l’aide, elle ne prend pas seulement en compte les dettes. Elle regarde également le niveau du déficit pour estimer les besoins de financements dont un pays va avoir besoin pour mettre en œuvre des mesures d’assainissement des finances.

En outre - c’est ce qui s’est passé pour la Grèce qui a reçu 100 milliards d’euros sur 3 ans – l’enveloppe accordée ne couvre pas forcément que l’année en cours. "Si on compare le Portugal à la Grèce et à l’Irlande et qu’on observe les problèmes économiques du pays, 75 milliards d’euros me semblent une estimation raisonnable", conclut Christophe Blot.

Si une telle aide est décidée, l’Europe et le FMI auront dépensé en tout, depuis la Grèce, 255 milliards d’euros.

Première publication : 25/03/2011

  • ZONE EURO

    Les économies fragiles de l'Union européenne au menu des discussions à Bruxelles

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)