Dernière modification : 27/03/2011 

- Économie européenne - Royaume-Uni - Union européenne


Des centaines de milliers de Britanniques dans la rue contre les plans d'austérité

Répondant à l'appel des syndicats, des dizaines de milliers de Britanniques sont rassemblés, samedi à la mi-journée, dans le centre de Londres, pour protester contre la cure de rigueur inédite imposée par le gouvernement.

Par Clovis CASALI (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les Britanniques sont descendus en masse samedi dans les rues de Londres pour dire non à l'austérité, une manifestation d'une ampleur très rare dans un pays peu coutumier de telles démonstrations sociales, mais ternie par des casseurs.

Les syndicats, qui rêvaient de faire de cette journée un tournant dans la mobilisation contre la politique de rigueur, estiment avoir gagné leur pari, même s'ils déplorent des échauffourées avec la police en marge du défilé, qui se sont soldées par neuf arrestations et cinq policiers blessés.

"La plus grande manifestation depuis huit ans"
Par Bénédicte PAVIOT, correspondante au Royaume-Uni, le 26/03 à 16h

"Nous sommes absolument ravis: il y a des centaines de milliers de personnes, peut-être un demi-million", s'est félicité Paul Nowak, un des responsables de l'organisation.

Un porte-parole de la confédération des syndicats britanniques, le Trades Union Congress (TUC), a estimé qu'"entre 250.000 et 300.000 personnes" avaient répondu présent, et certains médias évoquaient, en l'absence d'estimation policière, 400.000 à 500.000 participants.

"C'est la plus grande manifestation à Londres depuis une génération", s'est enthousiasmé le syndicat Unite.

Ce rassemblement est effectivement le plus important à Londres depuis celui contre la guerre en Irak qui avait réuni près d'un million de personnes en 2003. C'est aussi le plus important mouvement social depuis des émeutes survenues il y a deux décennies et qui précipitèrent la chute de Margaret Thatcher.

Un important service d'ordre avait été mis en place par le TUC, en plus des 4.500 policiers mobilisés, pour ne pas revivre les débordements des manifestations étudiantes de cet automne, qui avaient stupéfié les Britanniques.

Mais des échauffourées ont malgré tout éclaté en marge du défilé. Des perturbateurs ont attaqué à coups de peinture et de bouteilles de verre des magasins et des banques et brisé des vitrines, autour d'Oxford street, une grande artère commerçante.

Des ampoules remplies d'ammoniaque ont été lancées en direction des forces de l'ordre, selon la police. L'hôtel Ritz a été pris la cible de projectiles et des activistes se sont introduits dans le célèbre grand magasin Fortnum & Mason.

Les syndicats ont amèrement déploré ces scènes violences, d'autant que le défilé à proprement parler s'est déroulé pendant plus de cinq heures dans une atmosphère bon enfant.

Beaucoup étaient venus en famille, avec poussettes et vuvuzelas, ces fameuses cornes utilisées par les supporteurs lors des matchs de football en Afrique du sud.

Des Ecossais jouaient de la cornemuse et des musiciens et des danseurs se sont joints à cette marche, lui donnant un petit air de carnaval.

"Ne cassez pas la Grande-Bretagne", "Défendons nos services publics", proclamaient les banderoles.

"Je suis ici parce que le gouvernement veut nous fait payer pour réparer ce qu'on fait les banquiers. Il est en train de construire une société où les riches le sont encore plus, et les faibles encore plus démunis", a expliqué Gillian Siddons, un retraité de 60 ans.

"Les gens rassemblés aujourd'hui sont les porte-parole de la Grande-Bretagne profonde", a lancé le chef de l'opposition travailliste Ed Miliband en guise d'avertissement au gouvernement, qui a imposé au pays une cure de rigueur sans précédent, avec gel des salaires des fonctionnaires et suppression de plus de 300.000 emplois publics.

"Bien sûr que les gens sont inquiets, et même parfois en colère, mais nous avons hérité d'un telle situation économique que nous devons prendre des mesures pour ramener les finances publiques à l'équilibre", a plaidé le ministre de l'Education Michael Gove.

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(9) Réactions

Grande Bretagne dans la rue

Je suis d'accord avec les manifestants il ne faut pas séparer l'éducation de l'Etat.

économie

Non à l'austérité certes, mais l'exemple il faut peut être le montrer et nous parler de l'investissement à consentir pour le mariage "ROYAL"

économie

Non à l'austérité certes, mais l'exemple il faut peut être le montrer et nous parler de l'investissement à consentir pour le mariage "ROYAL"

Londre

Bravo les vandales.

l'austérité.....

et pendant ce temps là, on dépense des millions pour le mariage....

Manifs en Grande-Bretagne

Que dire, sinon, qu'ils ont raison ! Cela me rappelle un certain pays où ses ressortissants éprouvent les mêmes injustices... Remarquez, il faut admettre que les français manifestent pour un oui ou pour un non et qu'ils abusent du droit de grève. Les anglais sont beaucoup plus pragmatiques. Qui sait aussi, peut-être que leur gouvernement, les prendra plus au sérieux !
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BRAVO aux travailleurs

BRAVO aux travailleurs britanniques pour cette mobilisation, je dirais au premier ministre britanniques de résoudre les problèmes de son peuple au lieu d'aller bombarder les populations civiles en LIBYE;logiquement il doit démissionner vu son incapacité à répondre aux attentes de la population.

les britanniques dans la rue

ils ont tout à fait raison ; nous c'est ce que nous allons faire en France dans pas longtemps car la situation commence à être la même ; les riches sont de plus en plus riches et il y a les autres qui au 10 du mois se demandent comment ils vont manger ; y en a marre

BONJOUR!

C'est normal à force de jouer aux cons les élus vont en prendre plein la frimousse, pourquoi une poignée de guignols se ferait la part belle, sans moralité sur la peau des autres, là encore des systèmes non régulés ce sont mit en place sans les protections de bases et des délocalisations ont vues le jours pour réduire des problèmes de fiscalités et la cupidité a rattrapé les détenteurs du boomerang c'est toutes la stratégie financière mondiale qu'il nous faut revoir c'est à dire corriger les copies, le libéralisme à la sauvage à fait suffisamment de dégâts ainsi!

 
 
 
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