Dernière modification : 28/03/2011
- Bachar al-Assad - Conflit israélo-palestinien - Iran - Liban - Manifestations - Syrie
Le soulèvement en Syrie sème le trouble dans les capitales voisines
L'onde de choc du soulèvement populaire en Syrie et l'affaiblissement du régime de Bachar al-Assad pourraient remettre en cause les alliances régionales du régime baasiste. Et changer la donne de plusieurs dossiers régionaux. Décryptage.
Par Marc DAOU (texte)
"Il n'y a aucun risque que la Syrie soit gagnée par la contestation", expliquait encore récemment au "Wall Street Journal", le président syrien, Bachar al-Assad. Formulée à l’heure où la Tunisie et l’Égypte se soulevaient contre leurs dirigeants, l'analyse de l'homme fort de Damas a été largement mise à mal deux mois plus tard, alors qu’une vague de protestation populaire secoue le pays depuis deux semaines.
Damas, "acteur incontournable du Moyen-Orient"
Les images parvenues de Syrie, montrant des portraits géants de Bachar al-Assad déchirés par des manifestants et des bureaux du parti Baas incendiés, inquiètent les pays voisins. Même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions, plusieurs capitales observent de très près les développements de la crise syrienne. Notamment Téhéran et Beyrouth, qui entretiennent des relations étroites avec la Syrie, acteur géopolitique incontournable du Moyen-Orient.
L’onde de choc du soulèvement, dont l’épicentre se situe à Deraa, ville du sud du pays, et la fragilisation du régime baasiste pourraient en effet bouleverser les alliances régionales et changer la donne de plusieurs dossiers régionaux. La Syrie, unique allié arabe de l’Iran chiite, pèse de tout son poids sur la question israélo-palestinienne, notamment en exerçant son influence sur le mouvement islamiste du Hamas à Gaza et sur certaines milices palestiniennes au Liban. Par ailleurs, son alliance stratégique avec le Hezbollah libanais et plusieurs partis politiques pro-syriens font du régime Bachar al-Assad un arbitre intéressé de la scène politique libanaise.
"Non à l’Iran, non au Hezbollah"
Ces liens régionaux ont justement été remis en cause au cours des manifestations de la semaine dernière en Syrie. À plusieurs reprises, des manifestants ont lancé des slogans hostiles à l’Iran et au Hezbollah libanais. "Outre les tensions entre musulmans sunnites et chiites en vigueur dans la région, ces slogans démontrent que ces manifestants contestent non seulement la politique interne du régime, mais également ses orientations externes", analyse pour France24.com, Khattar Abou Diab, politologue et professeur à l'université Paris-XI.
Pendant ce temps, Téhéran et le Hezbollah gardent un silence suspect. Le 19 mars, le leader du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait appelé à la poursuite des révoltes en Libye, au Bahreïn et au Yémen, en omettant toutefois de commenter la situation, pourtant en ébullition, en Syrie. Vendredi au plus fort de la crise, le site Internet d’Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, ne faisait aucune mention des affrontements sanglants qui se déroulaient au même moment à Deraa. Même mutisme du côté du régime théocratique iranien, qui n’a encore pipé mots sur les évènements syriens. "Un silence qui en dit long sur l’embarras des alliés stratégiques de Damas", commente Khattar Abou Diab.
Un président affaibli
Lors d’un meeting politique organisé dimanche, l’ancien ministre libanais Wi'am Wahhab, allié indéfectible de Damas, a exhorté "ceux qui sont pour ou contre le régime à ne pas jouer avec le feu en Syrie". Selon lui, Damas est "une garantie pour cette région. S'il est déstabilisé ou s'il tombe, toute la région sera déstabilisée pour les 100 ans à venir". Pour le camp anti-syrien, "quelle que soit l'issue du bras de fer engagé entre le régime syrien et son opposition, il ne peut qu'en sortir soit affaibli, soit brisé. Et dans les deux cas, cette nouvelle donne ne pourrait qu'affaiblir les alliés libanais de ce régime, notamment le Hezbollah", estime pour sa part le quotidien francophone "L’Orient-Le Jour".
De leur côté, les observateurs peinent à s'entendre sur les conséquences éventuelles d’un effondrement du régime de Bachar al-Assad sur l’axe Damas-Téhéran, baptisé "axe du mal" par les États-Unis de George W. Bush au début des années 2000. Deux courants de pensée s’opposent. "Le premier pense que l’affaiblissement du président syrien, qui est acté puisqu’il a cédé aux revendications des manifestants, nuit au processus de paix que les Américains voulaient l’amener à conclure avec l’État d’Israël" explique à France24.com Ziad Majed, politologue et professeur à l’Université américaine de Paris.
Un affaiblissement qui pourrait contraindre le président syrien à se rapprocher encore un peu plus de l’Iran en jouant la carte régionale, poursuit-il. "D’autres observateurs pensent que cet affaiblissement offre une opportunité idéale à la communauté internationale pour intervenir auprès de Bachar al-Assad, en lui offrant des garanties sur la pérennité de son régime en échange de réformes concrètes et l’éloigner par conséquent de son allié iranien", conclut Ziad Majed.
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Commentaires (9)
u.s.a
again for you becaus no moane ok
Syrie
Je m'adresse au monde civilisé et au monde tout entier sans aucune espèce de différence entre les peuples et les religions.
Ayez pitié de ce qui se passe en Syrie "ON ÉGORGE DES ÊTRES HUMAINS COMME DES BÊTES ET PIRE ENCORE" de grâce ayez pitié de ces pauvres âmes et de ces pauvres Syrien pour l'amour de Dieu, réagissez, ONU, UNESCO, DROIT DE L'HOMME, ARMÉES DE LA COALITION, LIGUE ARABE ET TOUS LES ORGANISMES DE PROTECTION DE LA VIE DES HUMAINS SUR TERRE.
SVP l'horreur en image sur Facebook donne des frissons et un sentiment d'autorisation au vice de tuer et d'égorger des innocents qui ont choisi de juste faire la révolution de leur régime.
Bachar El ASSAD ne peux plus régner après cette CRIMINALITÉ ,APRÈS CE BARBARISME SANGUINAIRE, APRÈS TOUTES LES MONSTRUOSITÉS COMMISES CONTRE SON PROPRE PEUPLE, SES MAINS ET CEUX DE SES DISCIPLES SONT A PRÉSENT SOUILLÉES DE SANG, Je vous en supplie arrêtez ce carnage et ce massacre contre l'humanité c'est affreux et scandaleux au plus haut des degrés ce pays doit subir le même sort que celui de la LYBIE, faites le nécessaire en extrême urgence ayez pitié..!
La stratégie a bon dos
Les régimes dictatoriaux arabes sont sérieusement secoués et bientôt balayés les uns après les autres par le réveil de leurs peuples. Ces régimes ont joué la carte stratégiques dans laquelle ils ont excellé comme des joueurs d'échec avec, au final, la soumission par la terreur de leurs peuples le pillage de ses ressources et l'élimination de toute relève possible et donc de ses élites. Baas est un mot arabe qui veut dire renaissance et qui a été en réalité une condamnation à l'immobilisme au mieux et à la mort, la plupart des cas. Ces régimes ont volé les révolutions arabes contre les colonisations. Ils ne sont pas dignes de gouverner les peuples arabes qu'ils ne sont finalement pas arrivés à corrompre ni à tuer totalement. Ils ne seront bientôt espérons le, qu'un mauvais souvenir de notre histoire.
LA PATIENCE DONNE DES AILES
le monde est un volcan dans lequel,les dictateurs sont voués à la déroute parce qu'ils sont des lâches et profitent de leur propre concitoyens,en les bâyonnant ou en les matraquant sans aucune forme de procès et à force de museler un peuple,il finit un jour par enlever le museau et,soyons sûrs et mordrait tout ce qui s'y trouvait sur son passage,à bon entendeur,sauve toi
syrie
il est du devoir de chaque individu de divulguer la réaliter des papels du peuple syrien à la liberté. la liberté qui est réclamée par un peuple soumis à toute sorte de dictature depuis 1963. un peuple dont les ressources sont pillées par une poignée du régime familial. que peut on esperer de ce régime plus de contraintes géoplitiques animées par la poussée du clan iranien.
REACTIONS TOUT A FAIT NORMAL
REACTIONS TOUT A FAIT NORMAL CAR LORSQU'UNE DICTATURE TOMBE ..L'AUTRE S'UNQUIETE DE SON SORT ...MAIS UNE CHOSE EST TOUTES TOMBERONT SAUF UNE ..LAQUELLE .
ou sont les francais
ou sont les francais qui font la barbarie en LYBIE
Le soulèvement en Syrie sème le trouble dans les capitales voisi
Effectivement cela pourraient remettre en cause les alliances régionales et changer la donne de plusieurs dossiers régionaux au Moyen-Orient
L'état de barbarie meurt
Michel Seurat l'avait, dès les années 80, appelé 'l'état de barbarie', et l'avait d'ailleurs payé de sa vie. La dynastie du clan Assad fait règner la terreur depuis plus de 41 ans sur la Syrie, et s'évertue à battre des records du type : état d'urgence et loi martiale depuis 48 ans, durée de détention de prisonniers politiques dépassant les 25 années, plus de 30 000 disparus dans les prisons (s'ajoutant aux centaines de milliers de morts depuis 1970), ...
Mais tout cela repose sur la peur, et les images que nous voyons depuis le 15 mars 2011 démontrent la courage du peule syrien qui a réussit, malgré les massacres, les humiliations et les injustices à surmonter ses craintes. La peur est en train de changer de camp !
C'est avec une grande dignité que les syriens ont réussi à lever la tête et à crier leur colère, malgré les nombreuses tentatives d'intimidation et de subversion des hordes de chiens à la botte d'un gouvernement qui a perdu, depuis longtemps, toute raison.
Après des décennies de complaisance injustifiable et certainement impardonnable de la part de nos démocraties, les états européens et les états unis se doivent, au nom de la défense des droits de l'homme, d'exercer toutes les pressions possibles à faire céder cer état barbare, et l'empêcher de tuer des manifestants pacifistes et non armés.
Longue vie aux syriens, dans la paix et la dignité.
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