Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : tableau noir pour l'exécutif ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible ?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

Economie

Les banques irlandaises toujours en mal d'argent

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/03/2011

Quelques mois après avoir reçu une première aide financière de l’Union européenne, les banques irlandaises risquent de nouveau d’avoir besoin d’argent. Pourquoi ces établissements ne parviennent-ils pas à redresser la barre ?

C’est le grand retour des banques irlandaises. Ce jeudi, Dublin doit publier les résultats des tests de résistance ("stress-tests") auxquels se sont soumis quatre des principaux établissements financiers du pays (Bank of Ireland, Allied Irish Banks, Irish Life & Permanent et Educational Building Society). Des évaluations qui seront scrutées à la loupe par l'Union européenne (UE), qui, en cas de mauvaises notes, pourrait être amenée à débloquer une aide d’urgence.

Encore ? En novembre 2010, l’UE et le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà accordé à l'Irlande 85 milliards d’euros de prêts à des taux avantageux, dont 35 milliards d'euros essentiellement destinés aux banques. Mais, à cette époque, Bruxelles n'avait autorisé Dublin à n'en emprunter que 10 milliards dans l'immédiat, le reliquat de 25 milliards d'euros étant censés constituer un matelas de secours. Sans vouloir préjuger des résultats des "stress-tests", la plupart des analystes estiment que l'Irlande risque d'en avoir besoin...

Depuis 2009 pourtant, les institutions financières irlandaises vivent sous perfusion. L’État leur a déjà prêté 45 milliards d’euros, sans compter l’apport européen. Les sommes versées en 2010 représentaient 22 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. L’Irlande a même dû nationaliser certaines banques.

Effet boule de neige

Un gouffre financier qui ne finit pas de se creuser. Mais pourquoi les banques ont-elles aujourd’hui encore besoin d’argent ? "Les autorités européennes ont dû agir rapidement à l’époque et ont probablement sous-estimé les besoins réels des banques irlandaises", analyse Céline Antonin, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) de Sciences-Po-Paris.

En réalité, les banques irlandaises sont victimes d'une double peine. La première est liée à un problème structurel persistant. "Avant la crise, ces établissements ont prêté sans compter au secteur de l’immobilier", rappelle Céline Antonin. Durant des années, les banques ont accumulé des créances. À tel point qu’en 2010, le total des actifs, incluant les prêts alloués, de ces banques équivalait à 11 fois le PIB de l’Irlande. Lorsque la bulle immobilière a éclaté, leur trésor de guerre ne valait plus grand-chose étant donné qu’une partie de ces nouveaux propriétaires ne pouvaient plus rembourser. Une addition beaucoup plus salée que prévu pour le secteur bancaire.

À cela s’ajoute la défiance des partenaires qui fait effet boule de neige. "Les Irlandais ne font plus confiance à leur banque et retirent leurs dépôts tandis que les banques étrangères rechignent à commercer avec des institutions financières montrées du doigt", explique à FRANCE 24 Gunther Capelle-Blancard, directeur adjoint du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). Difficile dans ces conditions de trouver de l’argent frais, sauf à se tourner une nouvelle fois vers Bruxelles.

Première publication : 29/03/2011

  • FINANCE

    Le "deux rapports, deux mesures" de Merrill Lynch en Irlande

    En savoir plus

  • CRISE FINANCIÈRE

    Qui après l'Irlande ?

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Le Portugal a-t-il besoin de 75 milliards d'euros ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)