Dernière modification : 31/03/2011 

- Diplomatie - Libye - Mouammar Kadhafi - Royaume-Uni


Démissionnaire, le chef de la diplomatie libyenne s'enfuit au Royaume-Uni

Le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, est arrivé ce mercredi soir à Londres, où il a annoncé avoir quitté ses fonctions au sein du régime du colonel Kadhafi, dont il fut l'un des plus fidèles serviteurs.

Par Damien COQUET / Gaëlle FAURE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Fidèle serviteur du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, qui a annoncé sa démission mercredi à son arrivée à Londres, était ces dernières années sur toutes les négociations et revirements qui avaient permis le retour de la Libye dans le concert des nations fréquentables.

Chef des services de renseignements de 1994 à 2009, Moussa Koussa, 59 ans, était un homme fort des comité révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen, et un l'homme de confiance de Mouammar Kadhafi.

Il a été chargé des gros dossiers de la Libye notamment en Afrique et en ce qui concerne ses rapports avec l'Occident.

Il avait été ainsi un négociateur clé dans l'affaires des infirmières bulgares ayant conduit à leur libération en juillet 2007, ainsi que dans le démantèlement en 2003 du programme nucléaire libyen qui a ouvert la voie à la levée de l'embargo commercial décrété par les Etats-Unis contre la Libye en 1986.

Il est surtout connu pour son rôle dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie (1988, 270 morts) et du DC-10 d’UTA (1989, 170 morts), levant les derniers obstacles à la normalisation des relations de Tripoli avec l'Occident.

Après avoir, deux décennies durant, incarné la face sombre du régime Kadhafi, ce Tripolitain symbolisait ces dernières années l'ouverture.

Issu d'une famille modeste, boursier et titulaire d'un masters de l'université américaine du Michigan (1978), il commence sa carrière dans les services spéciaux comme responsable de la sécurité des ambassades libyennes en Europe du Nord.

En 1980, Koussa est nommé ambassadeur de la Libye à Londres avant d'être expulsé la même année par les Britanniques après avoir affirmé sa détermination à liquider les "ennemis de la révolution" sur le sol britannique.

En 1984, il rejoint, le Mathaba, une Fondation chargé de coordonner les mouvements de libération à travers le monde, particulièrement en Afrique et en Amérique latine.

Vice-ministre des Affaires étrangères de 1992 à 1994, il a été nommé ensuite à la tête des services de renseignements, poste qu'il occupe jusqu'à 2009, avant d'être chargé des Affaires étrangères, en remplacement d'Abdulrahman Shalgham, ambassadeur de Libye à l'ONU, qui avait fait défection lui aussi il y a quelques semaines.

Commentaires (13)

Amnésie diplomatique

Si ça, ce n'est pas de l'amnésie, alors on y perd légitimement son latin!
Notre petit ami Moussa, biographe de Kadhafi, à qui il a tout de même consacré une thèse, oublie peut-être ses dix-sept années à la tête des services de sécurité (le nom est pudique) puis du renseignement (oh, le bel aphorisme) libyen. Lockerbie, entre autre, ne lui rappelle donc rien?
Même si ça doit fichtrement sentir la fin, côté Tripoli, il n'est pas bien malin d'avoir quitté ouvertement son maître (peut plus faire marche arrière, Monsieur Grand nettoyage) pour demander l'asile politique à ses victimes qui n'en veulent pas. Il va aller ou, maintenant? Alors Moussa, hakuna matata?
Ou alors…cet étrange revirement serait en accord et pour d'obscures raisons avec le "Guide de la révolution" dans un but dissimulé. Et pourquoi pas? ne serait-ce pas plutôt un négociateur discret en mission?

Ridicule

Depuis 2 mois qu'il est en contact avec les services secrets occidentaux pour monter l'opération d'agression de la Libye, on savait qu'il servirait de pion : il est donc décrit comme un gars très important faisant défection, signe du délitement du régime du guide. Au lendemain de l'annonce de défections dans le camp kadhafiste. C'est risible tant c'est ridicule, cette manipulation...

Dans certaines situations il

Dans certaines situations il faut fair tres attentions,Parceque d'autres sont tres forts on peu bien enlever ce monsieur Moussa Koussa et le forcer a dire du n'importe quoi si non comment comprendre qu'il ne trouve aucun autre pays pour refuge que celui qui l'avait expulser

Démissionnaire

C'est un sage.

Démissionnaire, le chef de la diplomatie lybienne

J'espère que le royaume-uni ne va pas l'accepter après ce qu'il a dit sur le fait de liquider les ennemis de la révolution sur le sol britannique

Vivre en paix et avoir l'honneur

Vos mieux laissez le pouvoir et vivre en paix, plutôt resté au pouvoir avec l'arme aux yeux. C'est ce que Kadafi devrait faire

Moussa Koussa

une 2ième chose il est parti de libye et il laisse tous ces proche a la merci de kadhafi lol

Koussa ou pas!

Effectivement sa défection est seulement politique. Elle était prévu depuis longtemps puisque Koussa ne figure pas dans la liste des recherchés ! Et elle n'apporte rien aux insurgés ni au problème puisque les chefs des milices de Kadhafi sont bien décidé à se défendre. la coalition avait besoin de sa démission pour se réconforter pendant ce temps Kadhafi est entrain de remonter sur Benghazi.
Le problème est loin d'être résolu après deux semaines de bombardements intensifs l'appareil militaire de Kadhafi reste encore opérationelle et mortelle à Misrata à Zintan à Ras Lanouf, Brega, Ajdabiya etc....

MOUSSA KOUSSA

Moi j'ai du mal a croire ce revert plutot un coup de theatre de kadhafi

ET ensuite

Fidèle serviteur donc complice, et maintenant que va faire le gouvernement à londres ?, le laisser couler des jours tranquille avec l'argent que sûrement il a mis sur des comptes à l'étranger , ou il a déjà retourné sa veste et négocie son exil contre des informations ??c'est clair que il ne se retrouve pas à londres sans assurance

la seule personne epargnée

la seule personne epargnée par les sanctions demissione
soyez moins stupide !!!
ce mec est un pion . ce scenario etait prevu a l avance

"loyauté"

Depuis le début, j'accepte mal ce terme , car le fait d'employer le mot "loyal" sous-entend une idée d'honnêteté, dont l'opposé est donc "déloyal". Or, le mot déloyal est péjoratif, et me semble convenir fort mal à ces gens qui essaient désespérément de se battre pour la liberté et le respect de l'autre...
Je pense que les journalistes devraient être un peu plus attentifs et conscients de l'impact des mots qu'ils emploient...

loyalistes ou rebelles

si le régime lybien de Kadafi n'a plus de légimité ei si le Conseil Révolutionnaire de Benghazi est légitime, le doute me survient sur l'usage correct des termes loyalistes et rebelles. De quel côté sommes-nous? Quels termes devrions-nous employer pour affaiblir ou annuler le concept du pouvoir, si les termes employés entérinent le "maintien" du pouvoir kadafiste?

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