Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Crimes de guerre"

En savoir plus

MODE

La haute couture, de l’art au business

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'invité : colonel Badjeck, porte-parole du ministère de la Défense camerounais

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le F-35 grand absent de Farnborough

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Collectif"

En savoir plus

SUR LE NET

Le recyclage devient high-tech

En savoir plus

SUR LE NET

La guerre au Proche-Orient attise la Toile

En savoir plus

  • En direct : le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées

    En savoir plus

  • EN IMAGES : les meilleurs moments du Mondial

    En savoir plus

  • Scènes de liesse à Berlin, tristesse et violences à Buenos Aires

    En savoir plus

  • À Paris, un rassemblement pro-palestinien entaché de heurts

    En savoir plus

  • La délicate opération de renflouement du Costa Concordia a commencé

    En savoir plus

  • L'Allemagne est championne du monde pour la 4e fois de son histoire

    En savoir plus

  • Les civils fuient leurs habitations dans le nord de la bande de Gaza

    En savoir plus

  • À Vienne, les négociations sur le nucléaire iranien teintées de pessimisme

    En savoir plus

  • La Russie menace l'Ukraine "de conséquences irréversibles"

    En savoir plus

  • Tour de France 2014 : Tony Gallopin endosse le premier maillot jaune français

    En savoir plus

  • Sahara occidental : le torchon brûle entre Rabat et Alger

    En savoir plus

  • Nigeria : le chef de Boko Haram soutient al-Baghdadi, le "calife" de l'EIIL

    En savoir plus

  • Fin de Serval au Mali, lancement de l’opération "Barkhane" au Sahel

    En savoir plus

  • Combats entre milices libyennes autour de l'aéroport de Tripoli

    En savoir plus

  • Décès du célèbre chef d’orchestre américain Lorin Maazel

    En savoir plus

  • Nouvelle humiliation pour le Brésil battu par les Pays-Bas (3-0)

    En savoir plus

  • "Wissous plage" : l’interdiction du port du voile suspendue par la justice

    En savoir plus

  • Après une opération commando à Gaza, Tsahal intensifie ses frappes

    En savoir plus

  • Présidentielle afghane : les candidats s'accordent sur un audit des votes

    En savoir plus

Moyen-orient

Bachar al-Assad dénonce une "conspiration" contre son régime

©

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/03/2011

Le président syrien al-Assad s'est exprimé pour la première fois depuis le début des mouvements de contestation. Il dénonce un complot contre son régime, promet de s'attaquer au chômage et à la corruption sans pour autant lever l'état d'urgence.

AFP - Le président syrien Bachar al-Assad est intervenu publiquement mercredi pour la première fois depuis le début de la contestation dans son pays, sans annoncer la levée de l'état d'urgence, une mesure hautement symbolique que lui seul a le pouvoir de prendre.


M. Assad a prononcé un discours télévisé devant le Parlement, au cours duquel étaient attendues l'annonce de la fin de l'état d'urgence en vigueur depuis près d'un demi-siècle, et de nouvelles lois sur les médias et le pluralisme politique.

"une partie de la population ne s'est pas encore exprimée"

Mais le président syrien, qui est apparu détendu face à un auditoire acquis ne s'est finalement pas engagé sur la mise en oeuvre de réformes pour calmer la contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.

"Nous sommes totalement favorables à des réformes. C'est le devoir de l'Etat. Mais nous ne sommes pas favorables à des dissensions", a-t-il poursuivi, avant d'indiquer que la lutte contre la corruption et le chômage était une "priorité" du prochain gouvernement.

Le cabinet dirigé depuis 2003 par Mohammad Naji Otri a démissionné mardi, et la presse syrienne a affiché mercredi sa préférence pour un gouvernement de technocrates afin de mener à bien les réformes.

Mais le dirigeant syrien n'a annoncé mercredi aucune des mesures de libéralisation du régime dont l'imminence avait été annoncée par ses proches.

Sa principale conseillère Boussaina Chaabane avait notamment indiqué dimanche que la décision d'abroger l'état d'urgence avait déjà été prise par les autorités syriennes.

En vigueur depuis la prise de pouvoir par le parti Baas en 1963, l'état d'urgence réduit sensiblement les libertés publiques. Il impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l'arrestation de "suspects ou de personnes menaçant la sécurité". Il autorise aussi la surveillance des communications et le contrôle préalable des médias.

Si l'abrogation de la loi d'urgence qui date de décembre 1962 est du ressort du Parlement, la fin de l'état d'urgence est du seul domaine du chef de l'Etat.

M. Assad a rejeté la responsabilité des troubles sur des éléments étrangers. Il a prévenu que la Syrie traversait "un test de notre unité", estimant que des ennemis du pays avaient profité de la situation pour semer le chaos.

"Cette conspiration est différente sur la forme et sur le moment choisi de ce qui se passe ailleurs dans le monde arabe", a-t-il déclaré.

"La Syrie n'est pas isolée de la région (...) mais nous ne sommes pas une copie des autres pays", a-t-il ajouté.

Le mouvement de contestation déclenché le 15 mars à l'appel de pages Facebook dont l'une intitulée "Révolution syrienne 2011", a appelé à des sit-in vendredi en Syrie à la mémoire des "martyrs" et pour appuyer les revendications en faveur de la démocratie.

A Deraa, épicentre de la contestation dans le sud du pays, des milliers de manifestants ont participé aux funérailles de Khalil Zatima, 17 ans, qui a succombé dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été blessé il y a une semaine durant les affrontements, a indiqué à l'AFP un militant des droits de l'Homme.

Les manifestants se sont dirigés vers le cimetière en scandant "plutôt la mort que la soumission". Les incidents ont fait la semaine dernière entre 55 et 100 morts selon les sources.

A Lattaquié, principal port de Syrie, 300 contestataires effectuaient un sit-in avec une banderole: "non à la dissension, oui à la paix et à la liberté".

L'armée se trouvait à proximité, mais n'est pas intervenue, ont indiqué des témoins.

Par ailleurs, sept militants des droits de l'Homme arrêtés le 16 mars à Damas lors d'une manifestation appelant à la libération de prisonniers politiques, ont été relâchés, a annoncé un avocat.


Première publication : 30/03/2011

  • DIPLOMATIE

    Le soulèvement en Syrie sème le trouble dans les capitales voisines

    En savoir plus

  • SYRIE

    La prison est "le prix à payer pour la liberté"

    En savoir plus

  • SYRIE

    Impatiente, la jeunesse syrienne tente de briser le mur du silence

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)