Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Les tests de résistance des banques sont-ils fiables ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

L'amendement "dividendes" qui fâche les PME

En savoir plus

#ActuElles

Au Pakistan, des femmes se mettent aux "métiers d’hommes"

En savoir plus

REPORTERS

États-Unis – Mexique : la frontière de tous les dangers

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des Arts du couturier Elie Saab

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le Bal des vampires" : Roman Polanski sort les crocs !

En savoir plus

FOCUS

Le Caire surveille de près les islamistes radicaux tentés par l'EI

En savoir plus

POLITIQUE

Bruno Le Roux : il est "indigne" de se servir du drame de Sivens

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le choc de simplification ne doit pas être contredit par un choc de complexification"

En savoir plus

Economie

Un "tweet" et un livre pour venir en aide aux victimes du séisme et du tsunami

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 04/04/2011

Après un appel lancé sur Twitter, un internaute a recueilli des centaines de témoignages provenant de Japonais ayant vécu le séisme du 11 mars. De cette somme est né un livre dont le fruit des ventes sera versé aux victimes de la catastrophe.

Tout a commencé par un "tweet" le 18 mars. Et s'est achevé par un livre au titre sibyllin. "2:46 - Quakebook" ("2:46", comme l’heure du tremblement de terre qui a frappé le Japon le 11 mars) est à la fois un recueil de récits écrits en langue anglaise et une initiative originale destinée à aider les victimes du séisme et du tsunami.

"Je voudrais rassembler les expériences du séisme dans un livre, le publier dans une semaine et donner l’argent collecté à la Croix-Rouge", a écrit, le 18 mars, sur son fil Twitter "ourmaninabiko", derrière lequel se cache un blogueur britannique vivant au Japon. Seule contrainte imposée aux contributeurs : le récit ne doit pas dépasser les 350 mots, "soit environ une page d’un livre", explique l'initiateur du projet.

Les bonnes volontés ne tardent pas à se manifester. Un compte Twitter officiel voit le jour, bientôt secondé par un blog et une page Facebook. Le compte officiel du service de microblogging relaie l’information et Yoko Ono, la femme du défunt John Lennon, en a fait de même sur sa page personnelle. "Au final, plus de 200 personnes, que je ne connaissais pas pour la plupart, ont participé au projet", raconte à France24.com "ourmaninabiko", qui refuse de révéler son identité car il estime que le livre est le fruit d'un travail collectif.

Bien que conscient de la puissance des médias sociaux lorsqu'il s'agit de faire "circuler de l’information", le blogueur britannique ne peut s'empêcher d'être bluffé par le résultat. "J’ai dû recevoir quelque chose comme 200 témoignages et le livre en contient 85", explique-t-il. La publication de "2:46 - Quakebook" a été bouclée en 48 heures, en fin de semaine dernière. Non sans douleur. "Je n’avais aucune expérience de l’édition. Entre la gestion de la copie, le travail des traducteurs bénévoles et la mise en page, le travail a été éprouvant", commente-t-il.

Amazon contacté

Les témoignages recueillis proviennent autant de Japonais que d’étrangers vivant sur place. "ourmaninabiko" a même reçu une contribution de William Gibson, auteur américain de science-fiction et père du cyberpunk, et de Jake Adelstein, journaliste-écrivain américain connu pour son travail sur la mafia japonaise.

La plupart des contributeurs, célèbres ou non, racontent quelle fut leur réaction lors de la première secousse, d’autres préfèrent évoquer leur agacement vis-à-vis de l'action du gouvernement ou relater la résignation de leurs parents. Le livre contient également des illustrations.

Il ne manque à "2:46 - Quakebook" qu’un éditeur. "On pourrait le publier directement sur notre blog, mais je pense que le projet mérite d’être diffusé plus largement", affirme "ourmaninabiko". Il assure avoir déjà reçu des propositions pour traduire l’ouvrage en allemand, espagnol et en japonais. Le livre a été soumis au géant américain de la vente de biens culturels en ligne, Amazon, afin qu’il puisse être vendu entre 10 et 20 dollars en "ebook". "ourmaninabiko" et son équipe attendent encore une réponse.

Première publication : 30/03/2011

  • JAPON

    "Les dirigeants de Tepco auraient dû prévoir la catastrophe"

    En savoir plus

  • JAPON

    Les ONG peinent à réunir de l'argent pour venir en aide aux sinistrés japonais

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)