Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Au Zimbabwe, le spectre de la crise économique plane toujours

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Du neuf dans un nouveau monde"

En savoir plus

Moyen-orient

"Assad n'a rien annoncé de nouveau, le peuple redescendra dans la rue"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/03/2011

Le président syrien, Bachar al-Assad, s'est exprimé pour la première fois depuis le début de la vague de protestations qui agite son pays. L'opposant en exil Wael al-Hafez réagit au discours tant attendu de l'homme fort de Damas.

Exilé depuis 33 ans, Wael al-Hafez est le porte-parole du Mouvement populaire pour le changement en Syrie. Interrogé par FRANCE 24, il réagit au discours du président Bachar al-Assad, qui s’exprimait ce mercredi après deux semaines de manifestations réprimées dans la violence.
 

France 24 : Comment réagissez-vous au discours tant attendu du président Bachar al-Assad ?

Wael al-Hafez : Bachar al-Assad n’a rien annoncé de nouveau. On s’attendait à ce genre de discours, il n’a rien de surprenant. Souriant alors que le sang syrien a coulé, il a multiplié les promesses, déjà prononcées il y a dix ans. Il a été applaudi par ce qui ressemblait plus à une classe d’école qu’à une assemblée d’élus. Le pays attendait et méritait autre chose, notamment des initiatives concrètes pour régler la crise comme la levée de l’état d’urgence. Mais Bachar al-Assad a évité de parler des causes de la colère, préférant au contraire évoquer des complots étrangers. Selon lui, des traîtres conspirateurs tentent d’écraser la Syrie, mais en vérité seul son régime dictatorial et illégitime écrase le peuple syrien.

 

F24 : Après avoir montré, ces derniers jours, des signes d’essoufflement, le mouvement de protestation peut-il reprendre en Syrie ?

W. H. : Le peuple redescendra dans la rue, torse nu devant les mitraillettes du régime. La révolution a démarré, le mur de la peur est tombé, le combat  pour la liberté continue. Le mouvement ne s’est pas essoufflé, il s’est plutôt mis en pause, comme pour donner une deuxième chance au régime, qui avait annoncé des changements radicaux. En échange, Bachar al-Assad s'est fait menaçant, se disant prêt à combattre ceux qui s’opposent à lui. Il veut donc faire la guerre à des manifestants pacifiques dont le seul slogan est "liberté, liberté". Nous lutterons jusqu’à la chute du régime, pacifiquement, car nous voulons en finir avec 40 ans de corruption, de répression, d’écrasement et de surveillance par les services secrets. On veut obtenir cette liberté même au prix de martyrs.

 

F24 : La multiplication des manifestations en faveur du président syrien ces derniers jours ne démontre-t-elle pas que la société syrienne reste divisée sur le régime de Damas ?

W. H. : Les manifestations pro-Assad sont organisées par le régime et filmé par la télévision d’État. Les manifestants que les caméras des médias syriens montrent sont ceux qui vivent grâce au pouvoir. Menacés, les journalistes étrangers ne peuvent pas travailler en Syrie, ils sont empêchés de montrer la vérité. Vendredi, le peuple syrien risque de manifester dans toutes les rues. Al-Assad se dit démocrate, mais s’il est vraiment courageux qu’il laisse ses médias filmer les manifestations de vendredi prochain. À ce moment-là seulement, on pourra faire une comparaison.
 

Première publication : 30/03/2011

  • SYRIE

    Bachar al-Assad dénonce une "conspiration" contre son régime

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Le soulèvement en Syrie sème le trouble dans les capitales voisines

    En savoir plus

  • SYRIE

    Impatiente, la jeunesse syrienne tente de briser le mur du silence

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)