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Economie

Microsoft lance l'assaut contre Google en Europe

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/03/2011

Pour la première fois de son histoire, Microsoft a décidé de porter plainte contre son concurrent Google. Il l'accuse devant la Commission européenne d'abus de position dominante dans le secteur de la recherche en ligne.

AFP - Le groupe informatique américain Microsoft a ouvertement déclaré la guerre en Europe à son compatriote et grand concurrent sur internet Google, en déposant jeudi, pour la première fois de son histoire, une plainte auprès de la Commission européenne pour abus de position dominante.

Brad Smith, vice-président de Microsoft, a annoncé cette plainte dans un blog publié sur le site internet du groupe de Redmond.

Elle a été confirmée par les services du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, qui ont déjà une enquête formelle contre Google ouverte depuis novembre.

Brad Smith reproche à Google d'utiliser "un nombre croissant de mesures techniques" afin de "créer des murs" empêchant l'accès correct à certains contenus d'internet pour les moteurs de recherche en ligne concurrent du sien.

Il "bloque des contenus et des données dont les concurrents ont besoin pour fournir des résultats de recherche aux consommateurs et pour attirer des annonceurs publicitaires", source de revenus essentielle pour les services gratuits sur internet, accuse-t-il, avec plusieurs exemples à l'appui.

Brad Smith évoque notamment des restrictions d'accès au site de vidéo en ligne YouTube pour les moteurs de recherche autres que Google Search ou les téléphones multifonctions utilisant un logiciel Microsoft.

Au final, Google conforte ainsi la position dominante de Google Search, dont la part de marché en Europe est évaluée à 95%, contre 5% pour Bing, le moteur de recherche de Microsoft.

La Commission avait déjà reçu plusieurs plaintes dans le passé contre Google. Son enquête est centrée pour l'instant sur deux marchés où le géant de l'internet est hyperdominant en Europe, la recherche et la publicité en ligne.

Elle cherche à vérifier s'il favorise ses propres services et pénalise ceux de concurrents dans les résultats fournis par son moteur de recherche, ou s'il impose des clauses d'exclusivité à des partenaires publicitaires.

Dans l'immédiat, ses services ont "pris note" de la nouvelle plainte, précisant qu'ils allaient, comme la procédure le prévoit, demander une réaction à Google.

Ils évalueront ensuite s'il convient ou pas de l'intégrer au dossier, ce qui permettrait à Microsoft d'être davantage impliqué dans l'enquête.

Google pour sa part n'est "pas surpris", a assuré son porte-parole à Bruxelles, Al Verney, rappelant qu'une des filiales de Microsoft avait été "l'un des premiers plaignants" à Bruxelles.

Le groupe laisse entendre depuis le début que Microsoft est derrière ses déboires en Europe.

Dès la révélation des premières plaintes, il avait souligné que deux d'entre elles étaient liés au groupe de Redmond: celle du portail internet Ciao, racheté par Microsoft en 2008, et celle du comparateur de prix Foundem, qui fait partie comme lui de l'association de lobbying ICOMP.

De ce point de vue, la plainte de Microsoft clarifie le débat.

Elle représente aussi un retour de balancier, car il y a quelques années, les positions étaient exactement inversées: c'est Microsoft qui était dans le collimateur de Bruxelles pour abus de position dominante, à l'époque à cause de son navigateur Internet Explorer, et Google du côté des plaignants.

Le bras de fer avait duré des années, et Microsoft avait dû s'acquitter de très lourdes amendes.

Brad Smith a reconnu jeudi "l'ironie" de la situation, mais assuré que Microsoft n'avait pas pris sa décision à la légère. Google "ne devrait pas être autorisé à continuer des pratiques qui restreignent l'innovation et l'offre de services concurrents", a-t-il souligné, disant "espérer" que Bruxelles "décide de l'arrêter".

Première publication : 31/03/2011

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